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PARLE-MOI DE JÉSUS Index du Forum LA BIBLIOTHÈQUE DU FORUM (prophétie, article et nouvelle) FAUSSE EGLISE DE BABYLONE
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15/12/2005 18:28:04
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: FAUSSE EGLISE DE BABYLONE
FAUSSE EGLISE DE BABYLONE

Source: http://www.voxdei.org/afficher_texte.php?id=978.2

En ce qui concerne l’Eglise, Satan a copié et appliqué cette stratégie en vue d’amoindrir et si possible de détruire ce dernier et seul obstacle à la réalisation de son plan. De façon sournoise et perverse, Satan a d’abord séduit l’Eglise par la loi du nombre, pour la conduire dans le péché de la grandeur de Babylone. Déjà, par le passé, David, devenu roi, avait été tenté par l’esprit de puissance qui habite dans Babylone, quand il a voulu dénombrer les forces sur lesquelles il pouvait compter pour son armée5. De la même façon, Satan se sert depuis des siècles du succès de l’Eglise pour l’enivrer et la séduire par le nombre allié à l’étendue géographique. Nous savons qu’en quelques siècles, l’évangile a fait le tour de l’empire romain et du bassin méditerranéen. Comme toujours lorsqu’il ne parvient pas à étouffer un mouvement voulu par Dieu, Satan a contre-attaqué en poussant à la roue tout en détournant le mouvement et en pénétrant l’Eglise pour la détruire de l’intérieur.

Son action sournoise a formidablement fonctionné : le nombre a justifié de mettre en place une organisation verticale et pyramidale à la place de l’organisation existante, qui était horizontale et établie en réseau. Des chefs et des sous-chefs sont peu à peu apparus, et les fonctions les plus saintes de l’Eglise ont été montées en système hiérarchique. En dépit des réformes et des rénovations constantes inspirées par l’Esprit à l’Eglise au cours de son histoire, quitte à permettre la division en différentes dénominations, cette organisation est constamment revenue à une structure babylonienne. L’esprit de Babylone a toujours réussi à prendre le dessus sur les réformes et les rénovations qu’elle a habilement pénétrées. A cet égard, aucune dénomination, aucun mouvement ne fait malheureusement exception. Dès qu’il y a organisation, puis emprise humaine, la séduction du grand nombre, associée à l’attrait de la puissance, conduit toujours à des structures verticales, avec un chef humain à la tête.

Au niveau des ministères, la séduction de Babylone agit pour tenter certaines personnes à s’élever au-dessus du Corps du Christ et de ses membres. Cette tentation prend la forme du vedettariat sur des estrades ou des chaires. Elle se traduit aussi par le développement de la renommée avec la mise en avant de son nom personnel, au détriment de celui de Jésus-Christ. Ce nom personnel, appuyé par des références convaincantes et des qualifications honorifiques, apparaît sur les tracts liés à l’organisation de séminaires et surtout de grandes assemblées, et il est mis davantage en avant que celui du Seigneur. En ce qui concerne les livres, les publications et les autres activités rémunérées, Satan fait entrer dans le piège des droits d’auteur et de l’emprise progressive de l’argent associé au succès médiatique. Cette élévation d’un nombre limité de ministères au renom très grand fait croire au peuple de Dieu que l’exercice d’un ministère et la prise de parole en public sont réservés à une élite qui a reçu un appel exceptionnel et une onction spéciale. Dans une telle situation, les fonctions de services, d’entretien et de diaconat sont dévalorisées au regard des ministères d’exercice de la parole.

Il se construit alors un cheminement initiatique plutôt long, avec des étapes graduelles permettant à quelques privilégiés du Corps de l’Eglise d’accéder aux fonctions honorifiques, de prendre la parole et de monter sur l’estrade ou en chaire. La montée sur scène devant l’assemblée des frères et sœurs dans la foi, après la crainte des débuts, agit par la suite sur les initiés comme une forte gratification par la fierté d’avoir la possibilité de s’exprimer publiquement et d’être la vedette d’un moment. L’attrait d’être vu et écouté de tous peut devenir comme une sorte de drogue. Une autorité démoniaque puissante est d’ailleurs entièrement consacrée à tenter les personnes placées en situation élevée en vue de dominer sur elles. Cette position élevée porte le nom biblique et spirituel de : « hauts lieux »6. Cette séduction verticale de Babylone dans la vie d’Eglise agit ensuite horizontalement.

Le cheminement initiatique produit par la réalité de l’estrade se traduit ensuite par la disposition des sièges, qui va privilégier les places de devant et les rendre plus honorifiques que celles de derrière. La scène étant le lieu d’attraction positionné de façon centrale, les chaises vont être alignées en rang, soit avec la scène au bout des rangées comme dans un cinéma, soit entourant la scène d’un côté comme dans un théâtre, ou complètement comme dans une arène. La disposition des lieux peut jouer également sur la hauteur pour mettre encore davantage en valeur les places honorifiques. Dans cette configuration, les places de devant, les plus proches de la scène ou les plus en hauteur, c'est-à-dire les plus en vue de tout le monde, seront souvent réservées à ceux qui exercent les ministères de façon élevée et à ceux qui font partie de leur cercle rapproché, selon le système des grades qui aura été institué par ailleurs. Sinon, les places de devant seront occupées par ceux qui se seront rapprochés du pouvoir et du renom sur le chemin de l’initiation.

Placées sur scène, les personnes séduites subissent une autre puissance satanique qui s’appelle l’Autorité du Masque, que l’on retrouve dans la conception du théâtre grec et dans les mises en scène idolâtriques de nombreuses religions dans le monde. Lorsque celui qui exerce un ministère sur scène est atteint par cette puissance ennemie, il devient quelqu’un d’autre et il joue un personnage. La séduction du Malin est si bien faite qu’il fera croire au peuple de Dieu que c’est à cause de l’onction du Saint-Esprit que cette personne entre dans ce qui s’apparente en fait à un jeu de scène. Car cette personne s’affuble sur scène d’un masque qui tombe le reste du temps dans les lieux ordinaires ; on découvre que cette personne est tout autre que ce que la scène nous avait fait imaginer. Il y a parfois d’amères déceptions ! L’habillement façonne aussi le personnage : le ministre dominant portera un costume chic ou un habit somptueux qui le différenciera nettement du peuple7.

Dans le jeu de scène devant un grand nombre de spectateurs, la voix a également son importance, et les apports artificiels de la technique offrent des moyens opportuns pour amplifier la voix de celui qui s’exprime sur l’estrade. Une autre autorité démoniaque s’occupe de pousser à augmenter progressivement le volume du son. Car le volume c’est de la puissance, et il y a une séduction extrêmement forte à entendre résonner sa propre voix dans une salle immense et dans les haut-parleurs de retour de scène. La boucle est ainsi bouclée : « je suis quelqu’un de puissant » se dit la personne qui subit tout cela dans son ministère ; en fait, souvent sans le savoir, il se sent devenu un « surhomme ».

Plus grave encore, les personnes qui exercent des ministères élevés agissent comme des bergers qui mettent en position de brebis passives tous les membres du peuple de Dieu. Cela arrange d’ailleurs la plupart des membres du peuple, qui n’ont pas forcément envie de s’engager dans un ministère ni dans une quelconque action. C’est donc le peuple de Dieu lui-même qui pousse à ce que des ministères s’élèvent au-dessus d’eux, de même que le peuple d’Israël a demandé un jour à Samuel qu’un roi humain soit établi sur lui. Il y a ainsi un double péché partagé : d’un côté, par le peuple des croyants dont la passivité demande que quelques-uns décident et s’engagent pour eux, et d’un autre côté, par ceux qui acceptent de satisfaire leur propre désir d’accomplissement personnel et de puissance en s’élevant au-dessus du peuple et en contribuant à sa passivité.

Pour le peuple, une autre façon d’éviter la prise de responsabilités consiste à se réfugier dans un cercle fermé et à se cacher derrière le nombre. De ce fait, les rencontres deviennent un spectacle. Là où l’exercice du pouvoir est la drogue des dirigeants, la religiosité et les rites, même dans leurs formes les plus dynamiques et joyeuses, sont la drogue du peuple de Dieu pour le maintenir dans l’apathie spirituelle. Les formes d’animation sont choisies pour générer une ambiance très chaleureuse et émotionnelle, quitte à la faire passer pour une onction du Saint-Esprit. C’est ainsi que le micro devient le filtre de la parole, et que la puissance des haut-parleurs constitue son instrument de persuasion et de conditionnement.

L’accent mis sur le spectaculaire est fortement relié avec la mise en avant de signes extraordinaires qui réfèrent à la dimension surnaturelle de l’action divine. Or, le mot « surnaturel » n’est pas biblique : il est à mettre en parallèle avec le « surhomme » dont nous avons parlé. Croire que quelque chose serait rajouté à la nature créée par Dieu est la conséquence directe de la pensée grecque inspirée par Satan, pensée qui divise le corps de l’esprit. De ce fait, tout ce qui est matériel et corporel est considéré comme négligeable voire négatif, et la vie spirituelle se conçoit comme une vie éthérée et débarrassée de toute contingence matérielle et corporelle. Il s’agit donc de s’élever dans les cieux par son esprit, et tout ce qui est vrai ne peut que se passer « au-dessus » : au-dessus de mon corps, au-dessus de la création, au-dessus de la nature. La recherche du « surnaturel » traduit une grave emprise démoniaque préjudiciable sur l’Eglise, qui la plonge dans une véritable schizophrénie entre la vie spirituelle et la gestion matérielle.

Derrière cette séparation de l’esprit du corps se cache une division plus grave encore : entre la vie de la foi dans la prière et le culte, d’un côté, et la vie quotidienne de l’autre. La séduction du grand nombre, qui se traduit par de grands rassemblements difficiles à organiser tous les jours, contribue à la création d’une Eglise du dimanche qui est vécue de façon séparée des autres jours de la semaine. D’ailleurs, s’il existe d’autres activités en semaine, elles sont prises en charge par un groupe beaucoup plus petit. De semaine en semaine, il se façonne une Eglise complètement à part, désincarnée, à l’écart de la vie quotidienne. Au travers de cette conception et de cette habitude de la vie d’Eglise, les fidèles seront moins enclins à affronter le Monde pour y témoigner de leur foi de façon publique, mais plutôt tentés de reléguer leur foi dans la vie privée, en acceptant la conception athée qu’il s’agit d’une affaire de vie privée. S’ils témoignent, ce sera dans un cadre privé, en s’appuyant sur la grande et puissante structure de l’église du grand nombre, qui organisera des événements d’évangélisation de masse. De façon détournée, l’évangélisation sera organisée davantage pour faire grossir numériquement l’église particulière que pour amener des âmes à Christ.

Tout naturellement, les formes d’organisation dérivées de cette séduction de Babylone tendent vers l’occupation de lieux de réunion de grande taille, pour pouvoir y vivre, au sein d’une force numérique qui semble « garantir » la réussite, des manifestations de puissance qui ne sont pas toujours celles du Saint-Esprit. Nous assistons ainsi à une vie d’Eglise dans laquelle beaucoup de chrétiens se déplacent souvent et à de grandes distances pour participer à de grands rassemblements ou à de grandes conventions. Ces événements sont organisés à grands frais pour accueillir des centaines ou des milliers de personnes et les faire vibrer d’émotion. Il s’agit de leur donner quelques enseignements, vendus ensuite sous forme de cassettes ou de livres, un immense étalage de produits offerts à la vente étant souvent organisé au fond ou sur les côtés du lieu de rencontre. Que dire des marchands que Jésus a chassé du temple avec le seul accès de sainte violence physique que nous lui connaissons ?

Les enseignements peuvent être inspirés, mais sous la cape des puissances ennemies, les discours sont délayés avec de nombreuses répétitions fortement scandées. Ces discours sont davantage de lait que de viande, c’est-à-dire plus éloquents qu’édifiants. Après coup, on remarque d’ailleurs malheureusement qu’il ne reste pas grand-chose en termes d’édification chez les participants, qui ne se souviennent que de l’intensité du moment vécu : « c’était bien ! » ou : « quelle ambiance ! ». Si, en termes d’édification, l’Eglise ne s’est pas vraiment construite, en termes d’évangélisation l’impact est souvent aussi faible et superficiel. Par contre, on doit souvent constater qu’il vient peser des dettes assez lourdes liées au coût des locaux et aux frais d’organisation et de fonctionnement. Il est fréquent que les fins de rencontres se terminent par des appels financiers clamés de façon convaincante par les plus éloquents des orateurs qui ne vont pas hésiter à parler d’engagement de la foi au sujet de ces questions.

C’est par des plans subtils de ce genre que le Malin montre qu’il porte bien son nom : l’Eglise, attaquée de l’intérieur, si elle ne résiste pas au Diable, se trouve soudain engluée dans la problématique de l’argent à cause de sa course au gigantisme. Au départ, l’accroissement numérique crée un flux d’argent par les dons de personnes enthousiasmées par la dynamique des rassemblements. Passons sur les tentations de se servir à titre personnel de cette puissance financière, ou de puiser un jour carrément dans la caisse devenue énorme. La force de cette tentation est proportionnelle au montant placé entre les mains des responsables. Quelle que soit leur résistance à cette tentation, le succès financier reste problématique pour toute église qui joue la carte des grandes assemblées.

En effet, forte de cette puissance financière et pour faire face à la croissance numérique, l’équipe de responsables va rechercher des lieux toujours plus grands et donc toujours plus coûteux. C’est alors que l’autorité démoniaque de l’argent, appelée Mammon, va venir attaquer avec force et lier progressivement les responsables. Confrontés à la peur de manquer d’argent, ils vont se trouver dans une course continuelle aux ressources financières pour faire face à des dépenses devenues somptuaires. Le plus grave dans la situation spirituelle de cet ensemble gigantesque ne réside cependant pas dans les liens financiers, mais dans le fait que l’Eglise se retrouve muselée dans sa capacité de parole et d’action à cause du goulot d’étranglement du haut de la pyramide, qui fait que seul un nombre limité de personnes s’exprime et s’engage vraiment.

Sur le plan de l’expression, les occasions d’édification sont amoindries et appauvries par le fait que quelques-uns seulement parlent. Les paroles de connaissance et les prophéties deviennent rares en dehors des personnes considérées sur l’estrade. La parole est confisquée au peuple de Dieu, qui ne sait donc pas exercer l’autorité qui réside dans la parole et dans le nom de Jésus. Sous prétexte d’ordre, toujours à cause du grand nombre, il est mis en place des protocoles de discernement dissuasifs qui tuent la spontanéité.

Sur le plan de l’engagement, tout est bon à Satan pour endormir l’Eglise afin qu’elle ne passe pas à l’action : il la berce de chants et de discours éloquents, il l’enferme dans le monde de la pensée et de la théorie, il la conduit à se réfugier dans une sphère surprotégée.

De cette façon, l’évangélisation spontanée des rues et des quartiers se trouve fortement limitée. Elle est d’ailleurs absorbée par des projets d’évangélisation sous forme de grandes conventions qui se transforment la plupart du temps en rencontre de chrétiens avec quelques invités de l’extérieur bien choisis pour qu’ils adhèrent à l’église organisatrice. L’autre voie est la propagation du témoignage par la radio et la télévision, qui a pour risque d’entretenir une image trop médiatique de la foi, et donc d’accentuer la dimension de la religiosité. Cette forme de témoignage médiatisé est une voie bonne et efficace à la condition que des chrétiens fidèles prennent le relais dans des contacts personnels et humains qui montrent l’incarnation de la foi. C’est exactement cet engagement personnel que Satan veut empêcher car il en connaît la puissance et l’impact.

Le plus grave, c’est que, même si le ministère qui est à la tête d’une église exerce la gouvernance d’un cœur sincère, avec un cœur de berger qui aime ses brebis, l’isolement et la concentration des responsabilités pèsent sur lui en sorte qu’il accumule soucis, fatigue, lassitude et finalement découragement. Le reste de l’assemblée a beau prier pour lui, cela améliore dans l’instant son état, mais la situation ne change pas. Pris dans les dettes, empêtré dans les problèmes de fonctionnement, portant le fardeau de la lourdeur de l’organisation, le responsable sincère qui gouverne constate sans comprendre la lente et sûre déchéance, puis l’agonie de son église locale, elle qui connaissait autrefois un si grand succès. En dépit de ses lectures bibliques, avec en particulier l’exemple de David et de Salomon, il n’a pas saisi cette loi profondément spirituelle dans l’ordre du Monde que la grandeur entraîne la décadence.

Lorsque la plupart des églises et des dénominations se trouveront ainsi esclaves du joug satanique, le projet de Babylone pourra être porté dans toute sa plénitude par la création d’une fausse Eglise. Cette fausse Eglise viendra à point nommé, comme une solution à la crise profonde des églises traditionnelles. Comme nous pouvons à présent le comprendre, cette fausse Eglise reprendra la plupart des caractéristiques que nous avons discernées : elle les développera et amplifiera avec force. Il s’agira d’une Eglise énorme, très séduisante par son nombre, dont la forme se traduit par des salles immenses, remplies de milliers, de dizaines, et pourquoi pas de centaines de milliers de personnes. Dans ces lieux vastes comme des stades, les personnes seront rassemblées autour d’une scène pour les positionner en spectateurs passifs, sauf quand il s’agira de les conditionner dans des grands mouvements de foule par des chants.

Dans le cadre de cette fausse Eglise de séduction, les caractéristiques théâtrales seront très développées, avec un impact médiatique très fort. Les chants auront une place importante et prendront une forme tout à fait correcte de louanges avec de très belles musiques, et des paroles émouvantes et très bien tournées. Mais, avec un peu de discernement, ces paroles paraîtront banales, pauvres, lisses voire simplistes et souvent scandées avec une force anormale. La séduction se produira non seulement par le nombre rassemblé mais aussi par la puissance manifestée par les leaders évoluant sur scène : habiles et extrêmement médiatiques, ils seront admirés, voire idolâtrés par le peuple. Très éloquents, dotés d’une intelligence subtile, ces nouveaux conducteurs seront affublés de fonctions et d’attributs qui seront copiés des ministères de fondement de l’Eglise : les ministères apostolique et prophétique. Leurs faux ministères seront accompagnés de signes miraculeux provenant de la puissance satanique.

La différence entre ces dons maléfiques et les charismes du Saint-Esprit pourra se lire dans la façon de les exercer, avec des procédés très démonstratifs au lieu de la manifestation de l’humilité, et dans la recherche d’une emprise magique sur les personnes plutôt que de les respecter et de les édifier. Par exemple, un membre du peuple sera soudainement désigné par un leader dans la foule ; il devra répondre immédiatement à l’injonction de peur de perdre le bénéfice du don, faute de quoi la soi-disant onction sera passée ; il devra monter sur scène pour recevoir la dispensation du don au vu et au su de tout le monde ; le don sera exercé avec force démonstration théâtrale, et il sera fait par la suite une grande publicité de ce qui ce sera passé. Dans l’ensemble, l’accent sera donc mis sur l’ambiance et la vibration, avec ces phénomènes de foule que l’on retrouve dans nombre de mouvements sectaires et d’embrigadements. Avec toutes ses caractéristiques de puissance et de manipulation, cette Eglise de séduction sera extrêmement attractive.

Cette fausse Eglise offrira de façon très sournoise et très perverse un projet intégrateur, destiné d’abord à réunifier les diverses dénominations chrétiennes dont le nombre fait poids. Chacune de ces dénominations y trouvera son compte et se trouvera happée par ce mouvement, dont des signes apparaîtront dès la deuxième moitié de l’année 2005. Puis, il sera dit que le christianisme est capable d’intégrer dans le dialogue les autres religions, et que finalement Dieu se trouve également présent dans celles-ci, puisqu’il est omniprésent.

Certains chrétiens penseront avec naïveté qu’il sera possible d’évangéliser les croyants de ces autres religions par le biais de cet œcuménisme élargi, ce qui sera une lourde erreur. Ainsi seront intégrés en premier les fils de Sem, avec une forme de judaïsme et une forme d’Islam. Puis le mouvement s’étendra, au nom du Dieu créateur, pour intégrer les autres formes de religions qui mettent l’accent sur l’énergie, la méditation et les esprits : le bouddhisme, le chamanisme et d’autres formes similaires, jusqu’à l’animisme. Et cette grande Eglise syncrétique viendra à maturité parallèlement au gigantesque projet démoniaque d’unification politique de ce Monde dont Satan est le Prince. Elle se présentera comme le pendant religieux d’un pouvoir suprême et central qui aura, lui aussi, façonné et intégré les peuples en une seule réalité mondiale.

Lorsque l’Eglise de Babylone, la fausse Eglise de séduction, se sera développée avec succès dans les quelques années qui viennent, on en viendra rapidement à justifier l’interdiction des autres formes de foi et de manifestations de foi pour conduire, sinon forcer les chrétiens à n’adopter que cette voie unique. Pour la France, nous retrouverons là un écho de la révocation de l’Edit de Nantes, par laquelle Louis XIV, au tournant de son règne, avait imposé à la France une foi unique comme manifestation de son pouvoir absolu de « roi soleil ». Cela l’avait amené à contraindre par l’oppression et par les armes le peuple protestant à accepter cette foi unique. De la même façon, les chrétiens qui refuseront de reconnaître cette fausse Eglise de Babylone connaîtront des temps très difficiles, avec des persécutions qui iront jusqu’à la prison et peut-être même jusqu’à la mort.


Chacun, confronté à une telle perspective en tant qu’enfant de Dieu, devrait se poser la question suivante : serai-je prêt à temps et suffisamment consacré au Christ pour lutter contre Babylone et permettre que s’établisse la véritable Eglise voulue par Jésus, qui s’appelle : nouvelle Jérusalem ?
_________________
Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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15/12/2005 18:28:04
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