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28/12/2007 10:15:41
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: COMMENT TRANSMETTRE LA VIE PAR LE MINISTÈRE DE L'ESPRIT
COMMENT TRANSMETTRE LA VIE PAR LE MINISTÈRE DE L'ESPRIT
Transmettre l'esprit de la Parole, et pas seulement la lettre.

Source: Source de Vie http://www.sourcedevie.com

2 Corinthiens 3:5 . 18
Je voudrais laisser parler la Parole du Seigneur, vous lire un passage dans la deuxième épître aux Corinthiens au chapitre 3, à partir du verset 5 : « Ce n'est pas . dire que nous soyons par nousm.mes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-m.mes. Notre capacit., au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d'.tre ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie (ou donne la vie) ». Je ne crois pas que ce court passage ait besoin d'une longue interprétation théologique, il est clair en lui-même. Ce que je voudrais simplement dire, c'est que Dieu veut nous rendre capables, parce qu'il sait très bien que de nous-mêmes nous ne sommes capables de rien de bon. On est capable de beaucoup de choses, oui, mais on n'est capable de rien de bon hors du Seigneur, si nous ne laissons pas le Seigneur faire tout en nous.

Il faut donc qu'il n'y ait aucun obstacle au travail du Saint-Esprit en nous. Il ne faut pas qu'il y ait de barrière entre le Seigneur et nous, pour l'empêcher de faire ce qu'il veut faire en nous : nous transformer à Son image. Il veut nous donner tout, toute capacité parce qu'elle vient de Christ. Il veut vraiment que l'on soit des instruments qu'Il veut remplir de sa présence et de sa capacité pour faire de nous des ministres.

Vous rendez-vous compte que le Seigneur veut faire de nous des ministres ? Dans le langage courant, on dit souvent que les conducteurs, "les pasteurs", ce sont eux les ministres. Mais là, Il parle à tous les chrétiens. Il dit ce que le Seigneur veut faire de nous, et même, il n'emploie pas le futur. mais le passé, c'est déjà acquis. Il dit : "Il nous a rendus capables". Pour le Seigneur, cela s'est déjà accompli quand Christ a tout accompli à la Croix. Déjà, d'avance, Il a parfaitement accompli le plan qu'Il avait dans Son coeur de nous racheter, de nous remplir, de nous ressusciter en lui, de nous rendre capables. Tout est déjà accompli en Christ. Il veut maintenant que par la foi nous puissions puiser dans ces trésors célestes, recevoir tout ce que Christ a déjà accompli pour nous et laisser le Saint- Esprit nous remplir de cette capacité d'en haut. Il nous a rendus capables d'être ministres (un autre mot pour dire serviteurs) d'une nouvelle alliance.

Est-ce que l'on peut sonder les profondeurs de ce que cela signifie : que Dieu nous a rendus capables d'être des serviteurs de sa nouvelle alliance en Christ, pour que nous puissions, non pas transmettre simplement la lettre de la Parole de Dieu, mais l'esprit de la Parole ? Les deux sont importants, l'esprit et la lettre vont ensemble. Il ne s'agit pas de dire : "Moi, j'ai l'esprit, toi tu as la lettre". ou "Toi, tu as la lettre et moi j'ai l'esprit". Il faut que l'esprit de la Parole se manifeste à la lettre, mais que la lettre ne soit pas toute seule. Il faut qu'elle soit pleinement animée de l'Esprit et que tout ce qu'il y a dans la lettre soit rendu vivant en nous par l'Esprit de Dieu pour pouvoir manifester toute la vie du Seigneur. Et si nous devenons des ministres, des serviteurs de la nouvelle alliance dans l'Esprit du Seigneur, nous transmettons la vie et non plus la mort.

Je crois que c'est une expérience que nous avons tous pu faire dans nos vies. Et je l'ai faite au début de ma conversion. Pendant des années, j'ai transmis la mort en transmettant la lettre de la Parole, jusqu'à ce que le Seigneur brise en moi ce qui empêchait l'Esprit de passer, et qu'Il mette à mort ce légalisme qui m'animait. Dans mon zèle de servir le Seigneur, je ne me rendais pas compte que je transmettais la lettre qui tue, sans l'Esprit qui vivifie. Il est facile de transmettre la lettre, de transmettre l'extérieur de la Parole. Il suffit pour cela d'apprendre, d'étudier la Bible, de la mémoriser, de la garder dans notre mémoire, dans notre coeur même, mais de la transmettre sans la puissance de vie qui donne la vie.

Et ce que le Seigneur veut faire, c'est d'abord nous transformer profondément pour que la vie de Christ nous remplisse tout entier, pour que tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons, chacun de nos gestes, même de nos regards, de nos paroles, de nos actes, soit non seulement imprégné de la vie de Dieu, mais transmette la vie. Que tous ceux qui sont en contact avec nous, que ce soit dans l'Eglise de Jésus, ou que ce soit à l'extérieur, tous ceux qui sont encore dans les ténèbres de l'extérieur, que tous puissent sentir à notre contact, au contact de l'Eglise, la vie de Christ se transmettre.

Dans la Parole de Dieu, il y a un mot caractérise cette vie : c'est l'amour de Christ. La vie qui se transmet, c'est en fait l'amour parfait de Jésus-Christ, de même que l'amour du Père a été incarné sur terre dans Son fils Jésus-Christ. Il est venu dans un corps semblable au nôtre et celui qui regardait Jésus sur cette terre, quand il y était, il y a deux mille ans, regardait en fait une incarnation parfaite de l'amour de Dieu, de la lumière de Dieu, de la vie de Dieu, de la grâce. Tous ceux qui étaient en contact avec la personne de Jésus (même si au départ eux-mêmes ne se rendaient pas compte qu'Il était le Fils de Dieu, fait homme dans la chair), ne pouvaient pas faire autrement que sentir immédiatement cette vie qui se dégageait du Seigneur Jésus, par sa présence même.

La vie n'est pas simplement une question de paroles prononcées, ce n'est pas une question d'actes accomplis, c'est une question de présence de la vie qui jaillit par toute notre vie. Il suffisait que Jésus entre dans un endroit, s'installe à un endroit pour que la source de vie divine commence à rayonner partout avant même qu'il ne prononce une parole. Il n'y avait rien dans la nature de Jésus qui faisait obstacle à la diffusion, à la transmission, à la manifestation de l'Esprit du Seigneur, de la vie de Dieu, de son amour, de sa sainteté, de sa justice et c'est ce que Dieu veut faire en nous. Non seulement Il veut le faire, mais puisqu'Il dit qu'Il nous a rendus capables d'être serviteurs, non pas de la lettre mais de l'esprit, c'est que chacun de ses enfants est déjà capable de transmettre cette vie. C'est Lui qui nous a rendus capables. Il faut que nous puissions exercer notre foi pour croire que si Dieu dit qu'Il nous a rendus capables, c'est que vraiment Il nous a rendus capables.

Si nous avons la foi, cela ne peut être que sur la base de la Parole du Seigneur ! Il n'y a que la Parole du Seigneur qui peut nous donner la foi ! La foi vient de la Parole de Christ. Il suffit que je lise ce verset : « Il nous a rendus capables d'.tre ministres de la nouvelle alliance » (celle de l'esprit qui donne la vie), pour que si je crois à cette parole, la puissance du Saint-Esprit commence à travailler en moi afin qu'elle se manifeste dans ma vie. Tout est par la foi dans la vie chrétienne, le salut est reçu par la foi, la sanctification est reçue par la foi, et la manifestation de cette capacité divine à transmettre la vie, est aussi reçue par la foi.

Si tous nous lisons ce verset en disant avec un coeur reconnaissant : "Seigneur puisque tu le dis, j'ose le croire. Tu dis dans ta Parole que tu m'as rendu capable, donc je ne vais pas regarder à mes incapacités humaines, parce que tu ne veux pas t'arrêter à mes incapacités humaines. Tu les as clouées à la croix. Tu as mis à mort toute ma vieille nature humaine en mourant sur la Croix. Tu m'as donné une vie nouvelle, par la nouvelle naissance, cette résurrection spirituelle de mon esprit. Tu es venu habiter en moi. Tu m'as rendu capable !"

Et à partir de là, je lève les yeux vers le Seigneur et je lui dis : "Seigneur, je crois que tu m'as rendu capable, mais je sais que pour que cette capacité puisse commencer à se manifester, il faut que je te laisse faire, il faut que je diminue, et que mon vieux "je" disparaisse, pour que ce soit Jésus-Christ qui prenne toute la place et que nous puissions vraiment transmettre la vie". Que l'Eglise du Seigneur, mes bien-aimés frères et soeurs, puisse arrêter de transmettre une simple lettre qui tue, des commandements légalistes, une attitude légaliste, la loi : "Tu feras ci, tu ne feras pas ça". Que l'Eglise puisse transmettre cette Parole dans un esprit qui donne la vie, dans l'amour du Seigneur. Et ça ne va rien enlever à la perfection et à la justice parfaite de la Parole, parce que si je transmets la vie en étant un instrument parfait entre les mains de Dieu, je vais la transmettre à la lettre, parce que c'est Dieu qui nous rend capable d'obéir à la lettre, à sa Parole, tout en obéissant dans l'esprit et non plus selon la Loi. La lettre tue mais l'esprit vivifie.

Au verset 7, il est dit : « Or, si le minist.re de la mort, grav. avec des lettres sur des pierres, a .t. glorieux, au point que les fils d'Isra.l ne pouvaient pas fixer les regards sur le visage de Mo.se, . cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire f.t passag.re, combien le minist.re de l'Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ! » (2 Corinthiens 3:7). Quel mot, quelle expression terrible : le ministère de la mort ! Et pourtant, il s'agissait de la Loi de Moïse, qui était la Loi de Dieu, bonne, sainte et juste. Paul dit que le ministère de la Loi, c'était un ministère de mort. Et je crois que c'était voulu par Dieu, parce qu'Il savait très bien que si nous nous efforçons d'obéir à la Loi, simplement selon la lettre, d'une part nous ne pouvons pas y arriver par nos forces humaines, et ensuite, comme nous n'y arrivons pas, nous ne sommes pas transformés, et nous transmettons donc une parole sans qu'elle donne la vie. Nous transmettons la mort.

La Loi a été donnée par Dieu pour nous montrer notre incapacité à lui obéir de nous-mêmes et pour nous amener à une mort complète de tout ce qui est humain, pour que nous puissions dire : "Seigneur, ta Loi est bonne, parfaite, mais je n'arrive pas à y obéir par mes propres forces, malgré ma bonne volonté, malgré tout ce que j'essaye de faire, et je l'enseigne de tout mon coeur à ton peuple, en lui demandant d'obéir, alors que moi-même je n'y arrive pas." C'était le problème des Pharisiens, et c'était un ministère de mort qui était pourtant glorieux. Combien plus grand sera maintenant le ministère de l'esprit, sous la Nouvelle Alliance ! Nous sommes ressuscités dans notre esprit, par la nouvelle naissance. Et Dieu veut nous apprendre à exercer ce ministère de l'esprit qui donne la vie, parce que c'est grâce à l'exercice de ce ministère que la gloire de Dieu sera pleinement manifestée dans son Eglise. Le caractère, la nature de Jésus va vraiment pouvoir s'épanouir en nous et transmettre la vie.

Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire. Le ministère de la Loi, c'est toujours le ministère de la condamnation. Et c'est bon au départ de se sentir condamné par la Loi de Dieu mais à condition de ne pas rester dans cette condamnation. Il y a une porte de sortie, cette porte s'appelle Jésus. Nous savons que le Seigneur par sa Parole exerce une condamnation absolue sur tout ce qui est péché, mais dans son amour il nous a ouvert une porte pour échapper à la condamnation. Donc ne restons plus dans le ministère de la condamnation qui consisterait à assener la Loi comme un jugement qui condamne, mais transmettons la Parole avec fidélité dans l'esprit et dans l'amour pour qu'elle produise la vie. Que la loi d'amour bouleverse les vies et qu'elle les transforme à l'image de celui qui a donné cette Parole, le Seigneur Jésus. Et ça c'est un ministère glorieux.

Nous avons été rendus capables de l'exercer en Jésus-Christ. Croyons que Dieu nous a donné cette capacité, elle ne vient pas de nous-mêmes, c'est un don de Dieu. C'est un don qui fait partie de l'héritage céleste que nous avons à notre nouvelle naissance. C'est comme si, sur cette terre, vous disiez : "Mon père avait tel don, ou ma mère avait tel don artistique, ou intellectuel et je l'ai reçu de naissance par hérédité" ! Par notre nouvelle naissance spirituelle, Dieu nous a donné une hérédité céleste qui nous a rendus capables d'exercer ce ministère, comme Jésus Lui-même l'a exercé et comme Il veut que nous l'exercions. Bien sûr, nous restons entièrement dépendants du Seigneur parce que c'est Lui qui a exercé ce ministère au travers de nous. Si nous quittons la dépendance absolue du Seigneur Jésus, nous allons retomber simplement dans le ministère de la condamnation et de la chair.

Lisons le verset 11 : « Si ce qui .tait passager a .t. glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux. Ayant donc cette esp.rance, nous usons d'une grande libert. » (2 Corinthiens 3:11). Paul avait une liberté parfaite de dire la vérité à tous ceux qu'il enseignait. Nous voyons dans ses épîtres qu'il ne se prive pas d'employer un langage ferme et direct, mais il le faisait dans l'esprit, pas de manière légaliste et condamnatoire mais dans l'Esprit du Seigneur. Donc vous voyez, l'esprit qui transmet la vie n'exclut pas la fermeté et la fidélité par rapport à la Parole, mais comme c'est fait dans l'amour et dans l'Esprit du Seigneur, c'est destiné à mettre à mort tout ce qui est charnel, c'est destiné à manifester pleinement la vie de Dieu dans son Eglise. « Nous usons d'une grande libert. et nous ne faisons pas comme Mo.se qui mettait un voile sur son visage pour que les fils d'Isra.l ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui .tait passager ». Quand Moïse entrait dans la tente, dans le Tabernacle, il communiait avec le Seigneur. Il était tout imprégné de la gloire de Dieu. Et quand il sortait, il rayonnait tellement que les Israélites n'osaient même pas le regarder, par crainte de la présence de Dieu qui était sur Moïse. Il devait mettre un voile pour cacher la présence de Dieu. Vous rendez-vous compte ? Dans la nouvelle alliance il n'est plus question de cacher la présence de Dieu parce que nous ne devons pas avoir crainte de voir la présence de Dieu se manifester au milieu de nous, si c'est la sainteté et le caractère de Jésus qui se manifestent en nous et au travers de nous et dans toute l'Eglise. Ceux qui peuvent avoir la crainte de la présence de Dieu, ce sont ceux qui ont quelque chose à se reprocher devant Lui, qui vivent dans le péché, qui marchent dans la chair, qui sont encore sous la condamnation. Alors c'est sûr que là, la manifestation de la présence de Dieu produit la crainte au sens négatif.

Je garde toujours dans mon coeur la sainte crainte de la présence de Dieu parce que je ne veux pas Lui déplaire. Mais ce n'est pas une crainte négative qui m'éloigne de Dieu, c'est la crainte simplement de déplaire à mon Seigneur. Mais j'ai la joie d'être certain que je peux maintenant m'approcher de Lui avec assurance parce qu'Il m'a donné sa justice en Jésus-Christ. Le Saint-Esprit me rend capable de voir mes péchés et de les Lui confesser, de recevoir son pardon. Il me rend capable de comprendre le plan de Christ qui est de me transformer à son image. Il me rend capable d'exercer le ministère de l'esprit. Je peux donc avancer avec assurance en comptant sur les capacités qu'Il me donne et sur l'oeuvre de son Esprit en moi sans la crainte qui me pousserait à fuir la présence de Dieu parce que cette présence serait trop glorieuse. Paul dit : "Je n'ai plus besoin de mettre un voile ".

Au verset 14 il est dit : « Mais ils sont devenus durs d'entendement ». Paul parlait là des Juifs qui avaient refusé le Messie venu vers eux. Ils sont devenus durs d'entendement, ils ont endurci leur intelligence et leur coeur. Mais est-ce que des chrétiens nés de nouveau ne peuvent pas aussi devenir durs d'entendement ? On devient dur d'entendement si on reste au niveau de la lettre, du ministère de la condamnation. Quand on entre dans la lumière de Dieu, dans le ministère de la justice et le ministère de l'esprit, notre dureté diminue. On devient malléable entre les mains du Seigneur et on est un instrument entre Ses mains.

« Car jusqu'. ce jour le m.me voile demeure quand ils font la lecture de l'Ancien Testament », et je vous assure, pour l'avoir vécu, que le voile peut demeurer sur les yeux d'un chrétien né de nouveau tant qu'il reste dans le ministère de la loi et qu'il n'est pas entré dans le ministère de l'esprit. Il y a comme un voile qui l'empêche d'entrer vraiment dans la présence de Dieu. Rappelezvous que dans le temple, le voile séparait le Lieu Très-Saint, où se trouvait la présence de Dieu dans le Tabernacle, du reste du Temple : du Lieu saint et du parvis extérieur. Seul le Souverain Sacrificateur pouvait entrer dans le Lieu Très-Saint, une fois par an et encore en tremblant. Et l'épître aux Hébreux nous dit qu'aujourd'hui pour nous, chrétiens de la nouvelle alliance, le voile a été déchiré et tous, nous sommes invités à entrer dans le Lieu Très-Saint, dans la présence de Dieu, par grâce, parce qu'Il nous en a rendus dignes par le sang précieux versé à la Croix. Nous ne devons pas nous priver de cette liberté d'entrer dans la présence de Dieu, non seulement dans l'adoration d'une réunion de culte, mais dans notre vie permanente de tous les jours et rester dans la gloire de la présence de Dieu et pour cela il faut passer au-delà du voile. Paul dit un "voile de mort" parce qu'ils sont durs d'entendement. Ils sont donc de l'autre côté de la présence de Dieu, du ministère de l'esprit. La même épître aux Hébreux nous dit que ce voile représente la chair de Christ qui a été déchirée au moment où le voile du temple a été déchiré. C'était au moment-même où Jésus remettait son esprit entre les mains du Père et passait par la mort. Il dit que c'est le voile de la chair de Christ qui avait été donnée pour notre salut et notre justification. Et le voile qui peut se trouver entre nous et le Lieu Très-Saint c'est aussi le voile de la chair, le voile de tout ce qui est purement humain. Si nous restons au niveau de ce qui est purement humain, c'est-à-dire dans ce qui est la manière légaliste d'interpréter et de vivre la Parole de Dieu, nous restons de l'autre côté du voile, nous restons dans un ministère de condamnation, dans un ministère de mort.

Si le voile de la chair de Jésus a été déchiré, et a ouvert la route pour pouvoir pénétrer dans le Lieu Très-Saint, il faut non seulement que le voile de la chair de Jésus ait été déchiré mais il faut que le voile de notre propre chair soit déchiré. C'est la chair qui nous sépare de la pleine présence de Dieu, même si nous avons notre esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit. Si, entre notre esprit régénéré et notre vie de tous les jours, il y a le voile de la chair, la vie de l'esprit va être bloquée au niveau de ce voile, elle ne pourra pas s'exprimer pour donner la vraie vie, elle va être arrêtée de l'autre côté du voile. La puissance de la prédication de la Croix est le seul instrument divin pour déchirer, mettre à mort le voile de la chair pour que nous puissions vraiment être débarrassés complètement de ce carcan de la chair qui nous empêche d'exercer le ministère de l'esprit qui donne la vie. Tout le travail du Saint-Esprit dans la vie de ses enfants c'est de nous faire prendre conscience de ce qui est encore charnel à ses yeux, ce qui est humain, purement humain. Et il veut faire ce travail pour nous montrer que nous n'avons rien à faire de nous-mêmes pour supprimer le carcan de la chair. Le sort de la chair a été réglé par la mort de Jésus-Christ. C'est Jésus qui a pris notre chair, notre être entier, qui l'a mis à mort en Lui quand il est mort à la Croix.

Il nous suffit simplement d'avoir cette révélation par le Saint-Esprit, de la recevoir dans la foi, et de dire : "Seigneur, je comprends que ma vieille nature charnelle a été mise à mort par ta Croix, maintenant je compte sur ton Esprit pour me faire pénétrer toujours plus profondément dans l'oeuvre de la Croix pour que ta vie puisse grandir et se manifester pleinement". L'oeuvre de la Croix est permanente, le Saint-Esprit travaille en permanence, et le Seigneur Jésus, le Souverain Sacrificateur, a constamment l'épée de l'Esprit en main, cette épée qui a une forme de croix, pour tailler entre la chair et l'Esprit.

En permanence, il va me montrer quelque chose que je n'avais pas vu jusque là, et il va me dire : "Là, bien-aimé, tu vois, il y a encore quelque chose d'humain, de charnel que je veux trancher, non pas pour le plaisir de te faire du mal, mais pour qu'il n'y ait plus rien de charnel dans l'exercice de ce ministère de l'esprit que je veux que tu exerces pour la gloire de Dieu." Si nous croyons que Jésus va le faire, si nous nous livrons entièrement sur l'autel du Seigneur, non seulement tout ce que nous avons, toutes nos possessions, mais notre être tout entier, Jésus le fera. Je sais que le sacrifice a été offert sur l'autel, l'autel de la Croix. Mais je ne vais pas attendre d'être contraint et forcé par le Seigneur pour offrir mon être entier. Parce que le Seigneur ne le fera pas. Il attendra que volontairement je dise : "Seigneur, me voici tout entier. Je veux entrer dans le Lieu Très-Saint et y rester, et de là, transmettre ta vie par le ministère de l'esprit qui te rend gloire. Et pour cela je sais qu'il faut que tout ce qui est charnel soit mis à mort en moi". Et si je veux que ce soit mis à mort dans l'Eglise, il faut que ça commence par moi. Si chacun se dit cela, si chacun s'offre en sacrifice, la vie de Jésus-Christ se manifestera dans la pureté. Au verset 16, Paul dit : « mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est .t. » (2 Corinthiens 3:16). Si le voile est ôté, il ne faut plus faire comme s'il y était encore. Le voile peut encore être présent seulement s'il y a de notre part de l'ignorance ou de l'incrédulité, mais Paul dit que le Seigneur a fait sa part, il a ôté le voile. Il faut que nous fassions notre part pour que nous ne retombions plus dans une vie qui serait vécue comme si le voile était toujours là.

« Or, le Seigneur c'est l'Esprit », l'Esprit Saint, qui est aussi le Seigneur parce qu'Il est Dieu. Le Seigneur exerce son ministère dans l'Eglise par le Saint-Esprit. « ...et l. o. est l'Esprit du Seigneur, l. est la libert. ». Non pas la liberté de faire n'importe quoi, comme dit Paul, mais la liberté pour Dieu de faire tout ce qu'Il veut faire sans obstacles, dans l'Eglise et dans nos vies. Pour que le Seigneur ait cette liberté, il faut qu'il y ait l'Esprit, puisque là où est l'Esprit, il y a cette liberté. Mais le Seigneur respecte notre liberté. Si nous continuons à vivre selon la chair et selon des principes humains, bien que le Saint-Esprit soit le Maître, il ne va pas nous obliger à agir selon sa volonté, Il attendra que nous le fassions de nous-mêmes par la foi en comprenant son plan et en collaborant intelligemment avec Lui, dans la foi. Il est écrit : « l. o. est l'Esprit, l. est la libert. », Il n'est pas écrit : "là où est la lettre, là est la liberté". Quand le Saint-Esprit a dans nos vies, dans l'Eglise, toute liberté d'exercer son ministère, la vie se répand, l'Eglise devient une source d'attraction pour tous ceux qui aiment la vérité. Et quand la vie de l'Esprit de Dieu se manifeste, il y a aussi une opposition grandissante de la part du monde, car le monde n'aime pas du tout que Dieu se manifeste. Il y a aussi une opposition grandissante de la part de ceux qui, dans l'Eglise, sont animés de la vie charnelle de la lettre, du légalisme religieux, de l'esprit de Caïn. Quand on lit l'histoire des luttes intestines au sein de l'Eglise, on voit que ceux qui ont persécuté leurs frères étaient animés par un esprit de légalisme religieux qui venait de l'application de la lettre et non pas de l'exercice de l'esprit. Jésus ne s'est pas privé pour dire la vérité aux Pharisiens, Il a prononcé des paroles fermes et claires, mais Il n'a jamais été un persécuteur ou un meurtrier, parce qu'il n'exerçait pas un ministère de la lettre, mais de l'esprit. C'est quelque chose de formidable que le Seigneur veut faire dans nos vies, dans son Eglise : transmettre la vie et faire de nous des transmetteurs de vie par son Esprit.

Au verset 18 : « Nous tous qui, le visage d.couvert (parce que le voile de la chair est ôté) contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur (il dit dans un miroir parce que nous contemplons cette gloire par la foi, pas encore par la vue ), nous sommes transform.s en la m.me image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur l'Esprit ».

Paul nous montre comment exercer ce ministère de l'esprit : contemplons, regardons Celui qui a tout accompli pour nous, Celui qui est le modèle parfait, Celui qui est le seul digne de notre louange, de notre adoration, Celui par qui seront faites toutes choses dans l'Eglise : le Seigneur Jésus-Christ. Si nos yeux, avec un coeur plein de foi et d'amour sont fixés sur le Seigneur Jésus, ils seront fixés sur sa Parole et nous nous attendrons à ce que le Saint-Esprit fasse ce travail en nous.

C'est en contemplant la gloire de Jésus-Christ, en méditant sa Parole, que nous serons transformés de gloire en gloire, par le Seigneur. Le Seigneur pourra faire son oeuvre librement. Il verra que je ne suis pas accroché à la lettre, à ce qui est humain, à ce qui est charnel. Il verra que je veux le laisser mettre à mort tout cela en moi. Et je lui dirai : "Seigneur, je sais que ça coûte, je sais que ça fait mal, mais c'est une bonne douleur, une bonne souffrance. Tu es en train d'ôter, de mettre à mort tout ce qui empêche ta vie de se manifester. Fais-le, je t'en prie fais-le Seigneur, dans ma vie." C'est facile de dire : "Seigneur, tu vois ce cher frère ! Ah Seigneur, il est quand même un peu charnel. Je t'en prie, change-le parce qu'il ne se rend pas compte qu'il est charnel". Si nous faisions cette prière pour nous-mêmes en priorité ? : Seigneur, il se peut que je sois encore aveuglé sur des domaines où je suis charnel, mais toi qui as une vue si perçante, Seigneur, je t'en prie, révèle-moi, amène à la lumière ce qui est encore charnel dans ma vie pour que je l'amène à la Croix, que tu le mettes à mort parce que je veux que ta vie se manifeste au travers de moi. Merci Seigneur. Que ta Parole puisse faire tout son travail dans nos vies et pour que le nom de Jésus-Christ soit glorifié et que vraiment ta présence et ta vie se répandent dans toute ton Eglise pour la gloire du nom de Jésus. Amen.
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Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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