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12/07/2007 07:13:27
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: LA LOUANGE SOUS LA GRÂCE
Geoff Bullock change d’opinion sur la louange

Par Mark Evans

SOURCE: http://www.blogdei.com/index.php/2007/07/12/2300-la-louange-par-les-oeuvres…


Les gens allaient de culte en culte (...) dans une tentative désespérée de maintenir ce qu’ils croyaient être une croissance spirituelle et une plus grande intimité avec Dieu


Il fut pendant 10 ans un responsable des Assemblées de Dieu, mais ce que les gens savent sur Geoff Bullock, c’est sa musique. enregistrant tout d’abord avec le Hills Christian Life Center (Centre de Vie Chrétienne de Hills), et plus tard avec Watershed Productions, Bullock a sorti 17 albums, vendu à plus de 200.000 unités en Australie et plus d’un demi million aux Etats-Unis. Il est responsable de la plupart des chansons populaires encore largement chanté dans les églises aujourd’hui (et beaucoup des plus populaires aussi).

Vous devez penser que Geoff Bullock a beaucoup de choses à dire à propos de musique, et vous auriez probablement raison. Mais ces dernières années, vous auriez eu du mal à le distraire de son sujet favori : la grâce. Bullock affirme avoir découvert et expérimenté la grâce (ou, comme il aime beaucoup à le dire, « la grâce m’a découvert ») il y a environ 2 ans. Ce n’est pas ici l’endroit et le but de cette article de discuter de quelle manière cette « découverte » s’est faite, il suffit de dire que Bullock a rencontré la grâce quand il a compris Christ d’une manière qu’il n’avait jamais compris auparavant, cela a entraîné un changement fondamental dans toute sa vie, et spécialement son ministère. Comme il le remarque, « en découvrant la vérité, la vérité absolue que Dieu est venu, que Dieu a fait grâce, que l’attitude de Dieu envers moi n’a pas changé d’un iota par ma meilleure ou ma pire oeuvre, que je n’étais pas plus aimé, que je n’étais pas moins aimé, alors soudainement je voulais écrire sur tout ce que Dieu avait fait, pas à propos de ce que je veux ou voudrais faire. »

Quand nous voyons comment la compréhension de la louange pour Bullock a changé, on comprend la nouvelle direction de son ministère. La compréhension et la manière de travailler de Bullock sur la louange a rapidement évolué au cours des 12 derniers mois. Certaines de ses idées sont fermement établies tandis que d’autres sont plus embryonnaires. Cependant, la perspective de sortir un livre sur la louange cette année plus tard a fait mûrir sa pensée. Il y a deux grandes idées qui ressortent dans les discussions de Bullock sur la louange. La première, sans doute « chanté » avec un fort chœur de gens en accompagnement, est que la louange ce n’est pas chanter, ce n’est pas de la musique. Tandis que cela apparaît clairement dans les Ecritures, de nombreuses églises aujourd’hui luttent avec cette erreur. La seconde idée à ressortir, et une intimement connecté avec la première idée, est que de nombreux chrétiens aujourd’hui se trompent en autorisant la louange à devenir basé sur les œuvres. Ils l’utilisent, en un sens, pour obtenir une forme de récompense de la part de Dieu. Bullock peut parler avec une certaine autorité contre ses erreurs, car il a vécu des deux cotés. Il parle comme quelqu’un autrefois bien installé dans une théologie basé sur les œuvres et focalisé sur la musique. Il parle comme quelqu’un autrefois lié par les pratiques rituelles de l’Ancien Testament qui a découvert la croix, l’accomplissement du Christ.

Alors quelle est sa conception de la louange ? « La louange est basé sur ce que Dieu a fait, pas ce que nous faisons. La louange n’a absolument rien à voir avec ce que nous avons fait et tout à voir avec que Dieu a fait. Cependant, nous vivons des vies de louange qui sont une réponse. La louange n’est pas un art ou une œuvre dans le Nouveau Testament. Une partie de notre problème vient que nous supposons que les modèles de louange de l’Ancien Testament, tiennent encore à coté de la croix – ce qui est la plus absurde théologie ». Bullock en est venu à réaliser que « la louange est une identification avec la renaissance et le fait de réaliser que notre force ne vient pas de ce que nous avons fait mais seulement de ce que Dieu a fait pour nous, et alors nous vivons nos vies en réponse à cela ».

C’est franchement un pas pour quelqu’un qui avait l’habitude d’enseigner que Romains 12,1 devrait être compris « sur un plan positionnel ». C’est à dire, « nous avons besoin d’être des vases propres pour que l’onction de Dieu y coule. Et pas que nous devons seulement être sain et acceptable à travers la croix, le sang de Christ – mais à nouveau, je n’ai pas vu cela ».

Une idée qui est moins formé et dont Bullock tient à recevoir des retours, c’est que la notion d’adoration est intimement et en fin de compte lié à la table de communion de Sainte Cène. De voir notre rédemption en Christ, comme l’accomplissement des sacrifices du temple, et de voir en Christ notre unique accès à une relation avec Dieu, Bullock dirait que « la louange devient simplement se tenir à la table avec le pain que nous brisons, et le vin que nous versons et la réponse de Dieu à cela ». Dans ce sens alors, même vivre nos vies en réponse à ce que Jésus a fait devient une réponse.

« Je faisais partie d’un groupe qui bâtissait une culture d’espoir non réalisé avec comme résultat ‘une mentalité d’œuvres pour apaiser Dieu et attirer sa bénédiction’ », dit Bullock. Ce fut cette mentalité qui l’a finalement secoué de sa zone de confort. Tout comme la foi entièrement basé sur les œuvres, il vous arrive de réaliser que vous n’en faites pas assez, que vous ne pouvez pas en faire assez pour apaiser Dieu. Que vos œuvres ne servent à rien. C’est juste que tout le monde n’accepte pas de réaliser cela. En dépit de ses chants qui sont chantés dans le monde entier, Bullock trouva que plus il essayait, et moins il était satisfait. Que plus il « travaillait » pour Dieu, et plus il voyait sa propre faiblesse. Comme il le dit « je n’ai jamais pratiqué la grâce, j’ai pratiqué les œuvres ». Et il ressent que cette expérience est symptomatique souvent dans le christianisme aujourd’hui, spécialement dans nos cultes. « Nous essayons presque de créer une expérience du temple où nous utilisons la théologie de l’Ancien Testament et les aspirations de l’Ancien Testament pour quelque chose qui s’est déjà produit. Nous essayons de créer ce climat d’attente que Dieu va tomber, s’élever, bouger, se présenter lui-même, se tourner … Comme les leaders de louange qui se rencontrent avant le culte demandant à Dieu de mettre son onction sur la musique – erreur. Ou de demander à Dieu d’être lui même présent – Dieu est déjà présent, il n’est pas allé autre part. Nous demandons à Dieu de nous bénir – il nous a déjà béni à la croix, nous ne pouvons recevoir une plus grande bénédiction que celle-là (avec toutes les bénédictions dans les lieux célestes, que pourrions-nous demander de plus ?).

« Nous lui demandons de faire un grand nombre de choses. Au cœur de cela, il y a notre aspiration à ce que Dieu fasse quelque chose de plus à travers nous. Ce qui m’inquiète est que nous ne sommes pas fait à l’idée de ce que Dieu a fait pour nous. Quand nous n’avons pas compris ce que Dieu a fait, nous avons un climat d’espoir non réalisé, au lieu d’actions de grâce absolue que nos attentes ont été outrepassés à un tel point que la croix humilie nos prières et humilie nos attentes ».

Le climat d’espoir non réalisé amène les gens à placer leur confiance dans les mauvaises choses. « Nous supplions maintenant avec Dieu et on sent que c’est bon car quand il nous répond, c’est comme si nous avions fait quelque chose. Oh quel sentiment de joie ! ». mais ce « sentiment de joie », si bon soit-il, est temporaire et faussement construit.

Cela amène les gens à bouger de cultes en cultes, de bénédictions en bénédictions, de mouvement en mouvement, dans une tentative désespérée de maintenir ce qu’ils perçoivent être une croissance spirituelle et une affirmation ainsi qu’une plus grande relation avec Dieu. En fin de compte, cependant, que nous fassions du repassage, que nous lavions le chien ou que nous soyons dans un culte, notre confiance a besoin d’être dans ce que Jésus a fait à la croix.

Bullock reconnaît et regrette que certaines de ses premières compositions ont contribués à une théologie de « louange par les œuvres ». « la musique du passé regardait vers Dieu et essayait de réconcilier (les deux) à travers mes actions « j’élèverais ma voix », « je t’adorerais » « je chanterais », « je me prosternerais », « je ne te laisserais pas partir », « je tiendrais », « je m’abandonne » - toutes les choses que je ferais. Essayant de me convaincre moi-même que je suis en train de tout faire, je supplie avec la présence de Dieu (ce qui est une forte idée charismatique), suppliant pour la présence de Dieu comme si nous ne l’avions pas, pour la faveur de Dieu comme si nous ne l’avions pas. Nous supplions pour tout car il est facile de supplier et ensuite nous nous sentons comme si nous avions mérité la réponse … (par exemple) tout le monde veut lever ses mains et chanter quelque chose et ensuite ressentir la réponse de Dieu, ils lient ce qu’ils ont fait avec la réponse de Dieu. Ils ne réussissent pas à réaliser que la réponse de Dieu est permanente que vous leviez ou non les mains et que vous chantiez ou non. le danger dans tout çà est bien sur que vous pensez que si vous chantez plus, que si vous élevez plus vos mains, Dieu vous répondra plus, mais il ne le fait pas et alors vous vous sentez coupable et vous avez le cœur brisé ».

La reconnaissance de cette erreur du passé a été puissamment manifeste dans les nouveaux sujets de Bullock. Ses chants recherchent maintenant à refléter une chose : la croix. La citation finale de l’une de ses dernières compositions, résumant chaque couplet, chaque contemplation de la grâce est « sur une croix tâché de sang et un tombeau vide ». Ces paroles montrent la nouvelle mission de Bullock pour aider les gens, dont certains d’entre eux ayant côtoyé Bullock, à comprendre la croix d’une manière qu’ils n’avaient jamais compris auparavant. « Ces mots placent la seule marque que je peux mettre dans ma vie. Tout ce qui définit l’humanité est une croix tâché de sang et un tombeau vide. Quand nous en venons à en être conscient, cela exige que nous reconnaissions nos péchés. Nous réalisons qu’il est de notre responsabilité, dans la mesure du possible, de modeler la croix dans chaque relation… Cela devrait nous motiver de ne pas attendre de quelqu’un d’autre de faire une œuvre expiatrice envers nous. Nous devons entrer dans le pardon, nous devons entrer dans la grâce, nous devons entrer dans la clémence et notre modèle c’est l’innocence absolue de Jésus sur la croix, suppliant pour notre pardon pendant que nous refusons de le descendre et de le guérir. Ces paroles signifient fondamentalement que je suis responsable, je suis responsable quand Christ mourut et que je suis réceptif à ce moment. Je dois entrer dans cette responsabilité ».

Comme des millions de chrétiens avant lui, Bullock en est venu à réaliser l’obscurité de ses péchés, la fragilité de sa mortalité, et l’impuissance de ses actions pour apaiser un Dieu juste. La différence entre lui et certains d’entre nous, cependant, a été la nature public et coûteuse de sa découverte. Que Christ était mort pour nos péchés, une fois pour toutes, nous rappelle toutefois que nous sommes tous dans la même situation. C’est à nous de reconnaître que la croix est au centre de tout – et que notre louange tout au long de notre vie est en réponse à la croix - Dieu sans aucun doute ne nous l’a pas caché. Et c’est ce que Bullock pense ce dont notre musique, notre expression artistique devrait refléter. Nous devrions chanter des chants qui contiennent « des thèmes qui viennent de la croix mais pas simplement des thèmes sur la sainteté, la gloire et la majesté – c’est vraiment banal. Nous avons besoin de chanter de réel expériences de la croix au lieu de chanter ces chansons romantique à Dieu (bien qu’il m’arrive encore d’écrire de douces chansons romantiques à Dieu). »

Est-ce que Geoff Bullock va écrire des chants comme çà ? Va-t-il continuer à écrire de la musique ? « Je ne sais pas. Je suis très heureux d’avoir été capable d’être entendu dans l’église à travers ma musique et c’est un grand honneur. Je pense que c’est une responsabilité d’écrire la vérité pour que les gens puissent confesser cela dans leurs chants le dimanche. J’aimerais encore avoir ce rôle. Dans les 10 premières années de la vie de mon ministère, j’étais un catalyseur du changement. J’aimerais continuer d’être un catalyseur du changement mais peut-être en faisant le contraire de ce que j’ai changé dans le passé. Peut-être je réponds juste à certaines des questions à lesquelles j’attendais des réponses ».

(Cet article est une compilation d’interviews faits par l’auteur pendant Septembre 1998 et Mars 1999.)
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Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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12/07/2007 07:13:27
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