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PARLE-MOI DE JÉSUS Index du Forum LA BIBLIOTHÈQUE DU FORUM (études) Une chrétienne qui prie doit-elle avoir sa tête couverte ?
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20/10/2006 16:02:54
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: Une chrétienne qui prie doit-elle avoir sa tête couverte ?
Une chrétienne qui prie doit-elle avoir sa tête couverte ?

La source : http://www.sourcedevie.com/pdf/A062-port-voile-femmes.pdf

Autre article de référence : http://parlemoidejesus.xooit.com/t17-%C9tude-%3A-Mission-et-soumission-%28lib%E9rati

Présentation de la question

La question est la suivante : Une femme qui prie ou qui prophétise (en public comme en privé), doit-elle avoir sa tête couverte ?

Dernièrement, un site Internet chrétien a organisé un sondage au sujet du port du voile par la femme lorsqu’elle prie ou prophétise dans une assemblée. Voici les résultats obtenus :

- 33 % des visiteurs qui ont voté considèrent que c’est là "une question de conviction".

- 30 % d’entre eux y voient un "acte d’obéissance honorable".

- 13 % pensent que c’est "tout simplement inutile".

- 10 % estiment que cela constitue "une protection à cause des anges".

- 8 % y voient "un joug légaliste de la part des Machos".

- 6 %, enfin, pensent que le voile était "réservé aux prostituées de Corinthe".

Les opinions sont donc très diverses.

Malgré l’intérêt que présentent de telles enquêtes, ce ne sont pas les résultats (favorables ou défavorables) d’un sondage qui doivent influencer notre attitude envers un passage de la Parole de Dieu : notre position à ce sujet ne peut découler que d’une étude attentive et personnelle de cette Parole.

Lecture "politiquement correcte" ou lecture spirituelle ?

Pour certains, à l’heure actuelle, il est "politiquement incorrect" de s’arrêter sur les versets concernant le port du voile. Ces mêmes personnes déclarent que ces versets traitent de questions purement culturelles qui ne s’appliquent pas au contexte du 21ème siècle.

Pourtant la Bible dit : «  Toute l’Ecriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, et pour instruire selon la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli, et parfaitement instruit pour toute bonne œuvre » (2 Timothée 3 16-17). De ce passage-là comme de la Bible tout entière, il convient de nous approcher dans les dispositions qui plaisent à Dieu : « Car ma main a fait toutes ces choses, et c’est par moi que toutes ces choses ont eu leur être, dit l’Eternel. Mais à qui regarderai-je ? A celui qui est affligé, et qui a l’esprit brisé, et qui tremble à ma parole » (Esaïe 66:2). Cette crainte du Seigneur n’a rien de commun avec une peur malsaine ; elle est de mise aujourd’hui tout autant que lorsque le roi David écrivait, il y a trois millénaires : « La crainte de l’Eternel est pure, elle subsiste à jamais » (Psaume 19:10).

Pendant près de 19 siècles, le port du voile par les femmes chrétiennes paraît n’avoir suscité aucune contestation. Des peintures et des gravures du 2ème et du 3ème siècle après Jésus-Christ ont été retrouvées dans les catacombes ; elles montrent des femmes chrétiennes qui prient, la chevelure recouverte d’un voile.

Au deuxième siècle après Jésus-Christ, Tertullien précisa simplement dans l’un de ses traités que le voile ne devait pas être porté seulement par les femmes mariées, mais aussi par les jeunes filles. C’est vers 1930, avec l’apparition des mouvements féministes, que le passage de la première Epître aux Corinthiens relatif au port du voile a commencé à faire l’objet de discussions. Il est regrettable que ces controverses portent souvent sur des traductions beaucoup moins claires que ne l’est le texte original. Arrêtons-nous quelques instants sur ce passage pour y réfléchir paisiblement. Si la lecture d’un passage de la Parole de Dieu, quel qu’il soit, suscitait en nous une crispation ou une irritation, cela ne signifierait-il pas que notre disposition est charnelle et non spirituelle, et que momentanément, du moins, nous sommes hors d’état de comprendre ce passage spirituellement ?

Une disposition de cœur

La question à nous poser est celle-ci : quelle est mon attitude réelle, la disposition profonde de mon cœur devant tout ce que Dieu dit ? Est-ce qu’en ouvrant cette Parole, je suis décidé(e) à me soumettre à elle, c’est-à-dire à obéir à Dieu mon Père, sans conditions ni contestation ? Ou bien ai-je, tout au fond de mon cœur, décidé moi-même à l’avance de ce que je veux ou ne veux pas accepter de cette Parole ? Si, pour obéir à la Parole, j’encours l’incompréhension de mon prochain ou de mes frères dans la foi, qu’est-ce qui l’emportera ? Ma convenance personnelle, ou mon amour pour Dieu qui a parlé ? Est-ce que je dis en moi-même : "Je suis parvenu(e), pour tel passage, à une interprétation qui me convient. Inutile, donc, de chercher plus loin." ? Ou bien suis-je persuadé(e) que cette Parole vivante a constamment quelque chose à m’apprendre, et que je dois sans cesse l’étudier pour mieux la comprendre et pour m’y m’enraciner plus profondément ?

Le passage de 1 Corinthiens 11

Relisons 1 Corinthiens 11, les versets 3 à 15 (Traductions Louis Segond et David Martin. Caractères gras ajoutés pour les besoins actuels)

Louis Segond, v.3 : Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.

v.4 : Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.

David Martin, v.4 : Tout homme qui prie ou qui prophétise, ayant quelque chose sur la tête, déshonore sa tête.

Louis Segond, v.5 : Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée.

David Martin, v.5 : Mais toute femme qui prie, ou qui prophétise sans avoir la tête couverte, déshonore sa tête ; car c’est la même chose que si elle était rasée.

Louis Segond, v.6 : Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.

David Martin, v.6 : Si donc la femme n’est pas couverte, qu’on lui coupe les cheveux. Or s’il est déshonnête à la femme d’avoir les cheveux coupés, ou d’être rasée, qu’elle soit couverte.

Louis Segond, v.7 : L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. v.8 : En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; v.9 : et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. v.10 : C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. v.11 : Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. v.12 : Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.

v.13 : Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?

David Martin, v.13 : Jugez-en entre vous-mêmes : est-il convenable que la femme prie Dieu sans être couverte ?

Louis Segond, v.14 : La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux,

v.15 : mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile  ?

David Martin, v.15 : mais que si la femme nourrit sa chevelure, ce lui est de la gloire, parce que la chevelure lui est donnée pour couverture ?

Que dit le texte original ?

Dans le texte original, les versets 5, 6, 7, et 13 emploient le verbe grec "katakalupto" ou l’un de ses dérivés. Ce mot qui veut dire "couvrir" est correctement traduit dans les versions David Martin et John N. Darby, et dans la version anglaise dite "King James". La traduction Louis Segond emploie le verbe "voiler", différente du sens original.

Au verset 15 : "la chevelure lui est donnée pour couverture", le grec emploie un autre mot, "peribolaïon", littéralement "ce qui est jeté autour", et dont le sens est "revêtement, ornement, parure".

Couvrir, au sens de "katakalupto" veut dire essentiellement : cacher, alors que l’expression : entourer d’un "peribolaion" veut dire : revêtir d’une parure. Il ne s’agit donc pas de deux synonymes interchangeables, contrairement à ce que certaines traductions laissent croire.

Le sens correct de la fin du verset 15 est donc : la chevelure lui a été donnée comme revêtement, ornement, parure.

Certaines personnes prétendent que la femme n’a pas besoin de couverture sur la tête, disant que la chevelure lui a été donnée comme couverture naturelle. Ces personnes utilisent le verset 15 pour appuyer leur argumentation. Elles disent : "Vous voyez bien, l’apôtre Paul le confirme".

Mais le verset 15 ne peut aucunement signifier que la présence du "peribolaïon" de la chevelure (la parure naturelle de la femme), dispense celle-ci du port de la couverture mentionnée aux versets 5, 6, 7, et 13 (katakalupto). Soutenir que la femme n’a pas besoin de se couvrir la tête si elle a des cheveux longs reviendrait à tordre le sens des mots et à arracher le verset 15 au contexte ; ce serait contraire à toutes les règles d’une lecture honnête du texte. Le verset 6 (si donc la femme n’est pas couverte, qu’on lui coupe les cheveux. Or s’il est déshonnête à la femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle soit couverte) deviendrait alors une absurdité. En effet, il faudrait alors traduire : Si la femme n’a pas de chevelure, qu’on lui coupe les cheveux.

Lecture correcte de 1 Corinthiens 11

Si on tient compte du sens précis des termes grecs, ce passage devient clair. Voici comment il doit être lu :

v.3 : Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.

v.4 : Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.

v.5 : Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non couverte, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée.

v.6 : Car si une femme n’est pas couverte, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle soit couverte.

v.7 : L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. v.8 : En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; v.9 : et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. v.10 : C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. v.11 : Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. v.12 : Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.

v.13 : Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être couverte ?

v.14 : La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux,

v.15 : mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme parure ?

Pour la prière ou la prophétie, tous les hommes sont appelés à avoir la tête découverte. Il n’est plus question, pour un croyant d’origine juive, de judaïser en se couvrant la tête d’un "tallith", le long châle à franges porté par les hommes juifs dans le Temple ou dans la synagogue. Quant aux femmes, elles sont appelées à avoir la tête couverte pour prier ou pour prophétiser. Ne convient-il pas, dans un culte qui doit rendre gloire à Dieu seul, de voiler toute gloire humaine ? "la femme est la gloire de l’homme"...et "c’est une gloire pour la femme de porter de longs cheveux" Tout ce qui pourrait glorifier l’être humain est donc voilé quand la communauté chrétienne est réunie pour glorifier son Seigneur. D’autre part, toute confusion entre tenue masculine et tenue féminine, entre le rôle de l’homme et celui de la femme doit être bannie.

Motifs célestes, ou motifs terrestres et sociologiques ?

Pour ce qui concerne le port du voile par les femmes chrétiennes, il ne s’agit ni de respecter une règle sociale en usage dans la société antique, ni de se démarquer par rapport aux usages de cette société. Les raisons que donne l’apôtre sont sans rapport avec des arguments culturels, historiques ou sociologiques : ce sont des raisons spirituelles, bibliques.

Tout d’abord, Dieu a établi un ordre dans Sa création : "l’homme n’a point été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme." "L’homme... est l’image et la gloire de Dieu, mais la femme est la gloire de l’homme." Il convient que l’assemblée chrétienne reflète cet ordre divin, et que la spécificité du rôle masculin, comme la spécificité du rôle féminin, apparaisse clairement devant le monde visible et invisible. La compréhension spirituelle de ces choses exclut toute considération charnelle de supériorité ou d’infériorité. Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de Christ.

La relation qui unit les Personnes de la Trinité sainte exclut toute infériorité comme toute supériorité car Christ, le Fils Unique, s’est librement et parfaitement soumis au Père, par amour. Chacune des personnes de la Trinité a un rôle distinct, spécifique. La soumission de l’homme à Christ, la soumission de l’épouse à son mari, ainsi que sa soumission à l’ordre établi par Dieu dans l’Eglise sont un reflet de la soumission aimante de Jésus au Père. Là où règne l’Esprit de Jésus, l’Esprit du Seigneur "doux et humble de cœur", reste-t-il la moindre place pour les revendications agressives du féminisme de ce monde, ou pour une domination masculine d’hommes machos auto-satisfaits et oppresseurs ? Non ! Il reste seulement l’esprit doux et paisible de Christ serviteur, qui vient bientôt en gloire.

A cause des anges

v.10 : C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.

L’Eglise rend témoignage non seulement devant les hommes, mais aussi devant les anges : "Ainsi désormais les principautés et les pouvoirs dans les lieux célestes connaissent par l’Eglise la sagesse de Dieu dans sa grande diversité" (Ephésiens 3:10).

L’allusion, dans le passage de 1 Corinthiens 11, à la présence invisible des anges dans les réunions chrétiennes n’a rien d’étonnant pour un familier des Ecritures. 1 Pierre 1:12 nous rappelle également que "les anges désirent plonger leurs regards" dans la vie de l’Eglise, et 1 Corinthiens 4 nous enseigne que nous sommes en spectacle "aux hommes et aux anges".

D’une part, il nous incombe de ne pas affliger les anges fidèles à Dieu par une manifestation d’insoumission ou de désobéissance. Ce serait le cas s’ils nous voyaient prendre à la légère tel ou tel passage de la Parole, sous prétexte qu’il offense tout particulièrement l’esprit de ce monde. Voulons-nous plaire à notre Père céleste, ou bien à l’esprit du monde ?

D’autre part, nous ne devons pas fournir aux anges rebelles des occasions de réjouissance malsaine si nous manifestons des dispositions comparables aux leurs. Une femme chrétienne qui a compris ce que le Seigneur demande concernant le port d’une marque de soumission, et qui ne le pratique pas, donne un argument auprès des anges déchus pour l’accusateur des frères (et des soeurs).

L’obéissance, une disposition de cœur

Précisons bien, pour terminer, que l’aspect extérieur du chrétien ou de la chrétienne découle de l’état du cœur et non l’inverse. Les pharisiens et les légalistes mettent l’accent sur l’aspect extérieur, sur le dehors des choses, sur ce qui frappe le regard ; mais un signe extérieur est incapable par lui-même de rendre pur l’intérieur, l’être profond ! Jésus dit : "Purifie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne pur"(Matthieu 23:26). Il ne suffit pas qu’un homme prenne soin d’ôter sa casquette en arrivant au culte pour être la manifestation, dans l’assemblée, de "la gloire de Dieu" : il doit d’abord veiller à l’état de son cœur avec le secours du Saint-Esprit de vérité. Une femme se couvrirait-elle la tête d’une écharpe qui descend jusqu’à terre, si dans son cœur elle conservait de l’orgueil et de la rébellion, elle ne pourrait pas être agréable à Dieu ! C’est d’abord au cœur que Dieu regarde, et nous devons donc toujours traiter l’intérieur en premier.

Ce n’est toutefois pas une raison pour négliger un commandement divin concernant les choses extérieures : la décence et l’obéissance à la Parole de Dieu dans les choses visibles doivent suivre.

Relisons 1 Corinthiens 11:5 : Toute femme qui prie, ou qui prophétise sans avoir la tête couverte, déshonore son chef.

Devant Dieu, devant les anges, et devant les hommes, ces choses visibles sont la conséquence naturelle et le signe évident de cœurs changés par la Grâce donnée d’En Haut dans le Nom du Seigneur Jésus.
_________________
Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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