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30/09/2006 07:23:18
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: LE VRAI DU FAUX
Dix visions pour un Royaume
par nicolas

rediffusion

Source : http://www.voxdei.org/afficher_texte.php?id=909.1

En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. Il y avait un jeune homme de Bethléhem de Juda, de la famille de Juda; il était Lévite, et il séjournait là. Cet homme partit de la ville de Bethléhem de Juda, pour chercher une demeure qui lui convînt. En poursuivant son chemin, il arriva dans la montagne d’Ephraïm jusqu’à la maison de Mica. Mica lui dit: D’où viens-tu? Il lui répondit: Je suis Lévite, de Bethléhem de Juda, et je voyage pour chercher une demeure qui me convienne. Mica lui dit: Reste avec moi; tu me serviras de père et de prêtre, et je te donnerai dix sicles d’argent par année, les vêtements dont tu auras besoin, et ton entretien. Et le Lévite entra...(Juges 17;6 et suivants)

"En ce temps-là, il n'y avait point de roi..." dit la Bible. Les 12 tribus d'Israël venaient d'entrer et de s'installer en Canaan et avant qu'Israël se donne un roi (pour faire comme les autres peuples), des hommes sages dirigèrent le pays pour empêcher la corruption d'aller trop loin. Cherchant sa voie dans ce monde, sans véritable "système" malgré sa "vocation" comme en avaient eue ses ancêtres sous Moïse ou Josué, un lévite vagabond trouva son bonheur et fut embauché moyennnant finances: il se vendit pour 10 shekels et une vulgaire chemise. Le parallèle est évident (à qui veut le voir) avec notre monde protestant évangélique contemporain qui ressemble curieusement à ce tableau pathétique d'errance, de volonté-propre et d'illusion spirituelle. Malgré quelques voix fortes et justes qui se font entendre ça et là, le désordre semble être la règle, comme nous allons le voir dans quelques points, pour conclure par un appel à voir se lever de véritables apôtres réformateurs.

Le culte du veau d'or

"Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir." (1 Cor. 10;7)

L'autolâtrie est en passe de devenir la norme dans nos cultes modernes. Le public est assis en rangs d'oignons, face à la scène où l'orchestre tonitruant "conduit la louange" car "Dieu siège" au milieu du bruit et des chansons mièvres, comme chacun le sait. Le spectacle dure des heures, chacun reçoit "sa petite bénédiction", et c'est à peine si l'on mentionne un peu la Bible. La prière? On y accorde quelques instants rapides. Pourquoi prier, puisqu'on loue? Celui qui loue est plus grand que celui qui prie, c'est bien connu, puisque c'est en louant qu'on obtient ce qu'on n'a même pas demandé. Ce faux évangile qui met le moi en valeur adore en réalité un veau d'or: le peuple ainsi égaré risque devenir incapable d'attendre dans le silence du recueillement. Il faut maintenant du bruit, des ambiances, des enchantements et tous chantent "alléluïa alléluïa alléluïa (je regarde mes mains, pas de poudre d'or? bon je continue...) alléluïa alléluïa alléluïa (je regarde mes mains, toujours pas de poudre d'or? bon je continue...) alléluïa alléluïa alléluïa (ah? non, c'était juste un reflet) alléluïa alléluïa alléluïa (ah enfin!)" Et quand on analyse cet "or" qui est censé rassurer ces enfants sur le fait que Dieu les aime (ils en doutaient peut-être), on se rend compte qu'il n'est pas "commercialisable" (au cas où l'idée vous aurait traversé l'esprit!!), car il ne s'agit pas d'or mais de celulose, comme le rapportait le magazine Charisma après avoir fait analyser de ces "paillettes". Repentance dit le Seigneur, et ce veau d'or réduit en cendre devra être bu, à part égale, par chacun jusqu'à ce qu'il n'en reste pas même une poussière. Autrement "il n'y aura pas d'aurore pour le peuple" (Esaïe 8;20).

La mode prophétique et les prophètes-copieurs

"C’est pourquoi voici, dit l’Eternel, j’en veux aux prophètes Qui se dérobent mes paroles l‘un à l‘autre." (Jérémie 23;30)

Tel prospectus annonce que le réveil viendra par la Normandie. Tel prophète prétend qu'il viendra par l'Allemagne, pendant que tel autre est convaincu qu'il viendra par le sud-est. Tel livre dilue sur 300 pages ce qui aurait été dit en 10 pages, tel autre reprend un concept à la mode, dont plusieurs à leur tour se font l'écho. On constate de plus en plus un "consensus prophétique", dont le "corps" est constitué de pensées glanées ça et là, chez tel ou tel. Il convient, si l'on veut être invité dans ces conventions "prophétiques", de prêcher sur ce "fond de commerce" largement établi. Celui qui s'écarte du consensus, voire même qui prêcherait un message "négatif" ou "culpabilisant" serait à coup sûr exclus du cénacle des "voyants" à la mode. A l'issue de telle convention (réservée à l'élite puisqu'obligeant à partir loin de chez soi, dormir à l'hôtel, payer le déplacement, la nourriture et les orateurs), vous recevrez publiquement un diplôme qui fera de vous un prophète officiel. Il ne vous restera plus qu'à arracher de votre Bible toutes les pages qui décrivent, ou plutôt évitent de décrire, la mission du prophète. Dès que tu es un prophète "officiel", tu cesses de l'être, puisqu'on s'attend à ce que tu parles! Cela me rappelle un des récits épiques du premier Quaker, Georges Fox. Assis sur une meule de foin pendant que s'assemblaient autour de lui des milliers de personnes venues l'entendre "parler", il recevait du Seigneur l'ordre de "les affamer de paroles"... durant plusieurs heures ! Il restait donc immobile sans rien dire pendant que la frustration augmentait chez ses auditeurs venus assister au "spectacle" du prophète. Voilà un homme conduit par l'imprévisible Esprit de Dieu !

Homme à visions: télévision...

"Sédécias, fils de Kenaana, s’était fait des cornes de fer, et il dit: Ainsi parle l’Eternel: Avec ces cornes, tu frapperas les Syriens jusqu’à les détruire. Et tous les prophètes prophétisèrent de même... du bien..." (2 Chroniques 18;10-11)

Je l'ai dit, c'est une mode que d'annoncer ce qui flatte la chair. Les "hommes à vision" sont de véritables... télévisions ! Ils ne se satisfont pas de la Bible, il faut toujours plus de révélation disent-ils. Je me souviens d'un de ces prophètes qui a fini lamentablement et qui me disait: "Tu peux garder ton bouquin, moi je garde mon Saint-Esprit". Et en fait de Saint-Esprit, c'est un esprit d'égarement qu'il a fini par recevoir: si la lampe (la Bible) sans huile (le Saint-Esprit) ne sert à rien, l'huile, y en eut-il en abondance, si elle n'est pas versée dans la lampe est un leurre dangereux et rend le terrain... glissant! Tous ces gens qui ont besoin de visions, de nouvelles révélations pour se mettre en mouvement, sont en danger comme le lévite dont parle notre texte d'introduction. Ils poussent le peuple à se réjouir, quand il faudrait se lamenter. Ils assemblent le peuple dans de grandes conventions, et les voilà tous ensemble à "pousser" un véhicule mal assemblé dans l'espoir de le voir démarrer. Le véhicule toussote, crachote, et parcourt quelques dizaines de mètres en cahotant, pour finalement s'arrêter, laissant tout le monde haletant mais heureux d'avoir vu un peu de la "gloire de Dieu". Rendez-vous est pris pour dans quelques mois, dans une autre rencontre où chacun doit amener de quoi se nourrir et de quoi pourvoir à ses besoins pour "s'assumer", alors que le Christ faisait asseoir par rangées de 50 les foules innombrables et les nourissait surnaturellement lui-même: cet acte témoignait en lui-même de la véracité de son message et tous en étaient pénétrés. Elie noyait d'eau son sacrifice, malgré les quelques 850 prophètes qui l'entouraient. Mais ces prophètes-là installent des programmes humains, fixent des tarifs à leur odieuse simonie et prétendent que le feu du ciel va consummer le sacrifice. Ils ne voient pas que ce que Dieu veut consummer, c'est justement ce qu'ils n'ont pas mis sur l'autel: leur moi, leur ministère et leur organisation!

Connexions prospères...

"Certes, c’est une grande source de profit que la piété, si l’on se contente de ce qu’on a... Si nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffit". (1 Timothée 6;6 et 8)

Il est de coutume désormais de faire connaître ses besoins à l'homme et de fixer ses tarifs lorsqu'on est un prédicateur. Oubliée la Parole de Dieu et les sages conseils de la Didachè (le plus ancien écrit chrétien, faisant autorité avant même l'Evangile de Matthieu - une sorte de "Sermon sur la Montagne" amélioré), qui suggérait de ne donner au prédicateur de passage que l'argent suffisant pour atteindre le ville suivante sur son parcours (ch.XII et XIII). Maintenant, l'argent est le gage de l'approbation divine et l'échec est un ennemi à abattre. Il faut vivre dans le succès et en effet, dans le spectacle qui se joue sur scène, on dirait que ce genre d'évangile fonctionne: il y a toujours quelqu'un qui tient le micro et qui récite les livres de Kenneth Hagin. C'est qu'ils sont nombreux dans la salle ceux qui ne se projettent dans rien d'autre et attendent leur tour de prêcher ce "glorieux" message. Enjambant le cadavre de celui qui les précédait et qui vient de tomber lamentablement, le candidat suivant au ministère récite sa leçon, pendant que les brancardiers jetent l'infortuné "rétrograde" aux orties: c'est que dans ces milieux, on est "positifs", on ne s'encombre pas avec les "losers", les perdants. Assurément, l'apôtre Paul n'aurait pas eu le micro dans leurs conventions, lui qui confessait ses échecs, ses difficultés, bref, lui qui était vrai... Cet évangile de prospérité est un mensonge, car il ne prêche pas toute la vérité. Il vise à clamer nos droits et à arracher à Dieu des bénédictions pour bien vivre ici-bas, sous prétexte d'en redistribuer encore plus, alors que tous les saints véritables ont choisi le renoncement comme voie supérieure, ainsi que le montre la Bible. Connaissez-vous un seul de ces apôtres de la prospérité qui soit mort en martyr? Non, ils vivent dans l'opulence et meurent d'une mauvaise chute dans leur luxueux escalier, rassasiés de jours. Cela ne vous a-t-il jamais étonné? Tous ces prédicateurs extrêmement riches, prétendent que Dieu est bon, qu'Il bénit financièrement ceux qui lui obéissent. Et lorsque vous assistez à leurs réunions, ils pratiquent la mendicité publique durant 10, 15 ou 30 longues minutes, en vous manipulant par toute sorte de versets et de vérités sorties de leur contexte pour vous faire mettre la main à la poche. Savez-vous quoi? Il faudrait mettre à la diète ces gens-là, ne plus leur donner d'argent, qui souvent sert à financer leur "MoiPersonnellementJeMinistries.com". J'ai même vu l'un d'entre eux organiser un séminaire (payant bien évidemment) pour remettre les pendules à l'heure sur ces questions de l'argent: c'est que des sites comme voxdei et bien d'autres commencent à avoir un certain impact et à nuire à leur petit commerce ! Que nous sommes loin de l'évangile originel, celui de la colombe douce et fragile... S'il était autorisé à ceux qui n'avaient pas d'argent d'offrir seulement une colombe en sacrifice dans l'Ancienne Alliance, notre Seigneur nous a montré qu'il rejettait la "simonie", ou vente du Saint-Esprit, en chassant... les marchands de colombe du temple ! Souvenons-nous de cela !

Royaume de Dieu ou royaume des démons?

"Jésus leur dit: Les rois des nations les maîtrisent et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit et celui qui gouverne comme celui qui sert." (Matthieu 22;25-26)

Il n'y a pas vraiment de repos dans ce monde des prédicateurs à la mode. Il faut paraître, il faut circuler, et il faut avoir reçu "la dernière onction" pour être dans le coup. A peine le temps de défaire sa valise au retour de Toronto qu'il faut repartir pour Pensacola. Pas le temps de raconter ce qu'on y a vécu qu'il faut déjà repartir pour Lagos, et ainsi de suite, la course continue, on va en pélerinage à tel endroit pour toucher ou être touché par tel homme. Il faut, dans ces milieux, montrer de la puissance, exactement comme dans le royaume des démons: manger pour ne pas être mangé. Le parcours du combattant pour "accéder au ministère" y est tellement rude, on en bave tellement, que l'on se sent obligé d'en faire baver les autres ensuite! Partout, ce ne sont que chicanes de l'un contre l'autre, et de plus en plus il m'est donné d'entendre les uns se plaindre des autres. A quelle profondeur la Croix a-t-elle été plantée dans la vie des ces gens? Nous reparlerons d'eux quand nous parlerons du fléau du corporatisme.

L'orgueil des "ismes"

"Chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! et moi, d’Apollos! et moi, de Céphas! et moi, de Christ! Christ est-il divisé? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés?" (1 Cor.1;12-13)

D'un côté, nous avons les anticharismatiques, qui à force de voir les "abus de charismes" ont fini par défenestrer bébé avec l'eau du bain. De l'autre, certains dirigeants pentecôtistes, imbus et inaccessibles à la moindre remarque: pourquoi laisseraient-ils le diable les troubler et les remettre en question puisqu'ils ont le Saint-Esprit? Et s'ils ont le Saint-Esprit, celui-ci leur dit ce qui doit être changé, mais comme le Saint-Esprit ne leur a rien dit sur le point que vous osez leur montrer, c'est que vous êtes dans l'erreur, c'est pourtant logique! Ce don-là, qu'ils pratiquent abondamment, se nomme la présomption, et c'est de l'orgueil. De l'orgueil aussi, on en trouve chez ces nouveaux prédicateurs charismatiques qui méprisent ceux qu'ils jugent peu spirituels. Il n'hésitent pas à faire jeter dehors ceux qui les contredisent ou posent simplement des questions: ici, on ne questionne pas l'autorité. On se plie, ou on se casse. Ces néo-pentecôtistes souffrent de la même maladie de la présomption que leurs aînés pentecôtistes, mais en pire. Souvent de tels prédicateurs montent très haut vers le ciel et dégringolent comme des étoiles filantes. Et si leurs gesticulations, leurs grandes démonstrations de spiritualité n'étaient que la manifestation d'un manque de foi, d'un manque de maîtrise, bref, d'infantilisme spirituel?

Corporatismes

"Dieu n'habite pas dans les temples faits de main d'homme" (Actes 17;24) "Et si tous étaient un seul membre, où serait le corps ?" (1 Cor.12;19) "Comment pouvez–vous croire, puisque vous cherchez la gloire l’un de l’autre, et que vous ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ?" (Jean 5;44)

A l'image des païens, par incrédulité, par vanité, nous avons construit des systèmes qui nous sécurisent et assurent au peuple de Dieu, pensons-nous, le cadre dont il a besoin pour grandir dans la grâce. Cependant, force est de constater que tout ce pesant système n'honore pas Dieu. Pire, fréquemment, tout porteur d'idée nouvelle ou de réveil est assassiné et expulsé hors de ce "corps mort", incapable de se réformer. Nous avons vu récemment sur Paris la plus grosse assemblée charismatique de France être évacuée par la police en plein culte dominical: son pasteur, désavoué par sa fédération, refusait de partir. Il faut dire qu'il était appuyé par... le fondateur, dont il était le fils. Quelle honte! Au lieu de reconnaître ses torts, ce système hiérarchique, oligarchique, fortifie les "mains des méchants" et couvre les fautes, pour les dissimuler. Les assemblées passent ainsi de mains en mains, parfois en famille, souvent entre amis, et cette corporations tire dans le dos ou dans les pattes de quiconque se dresse sur son chemin. Exactement comme dans le royaume des démons, chacun cherche son intérêt, à assurer son assise, essentiellement financière puisque ces gens n'ont en général pas de travail.

Ceux qui communiquent... et les autres

"Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes..." (Rom.15;18)

Mais on voit la même chose dans la presse dite "chrétienne": le monopole de la parole est assuré par quelques uns, qui façonnent ou tentent de façonner l'opinion publique chrétienne, de moins en moins dupe. Ils se bâtissent des royaumes et demandent à leurs lecteurs de financer leurs lubies, à grands coups d'appels d'argent et de mendicité étalée. Eux qui devraient être des modèles, manifestent leur manque de foi par la gestion tout humaine de l'oeuvre qu'ils se sont fabriquée. Ils tentent d'imposer leur "pensée unique" évangélique (souvent lénifiante), au lieu de se faire l'écho des messages de véritables réformateurs (qui ne sont pas vraiment "édifiants" et qui même sont carrément peu vendeurs!). Les mauvais peintres en bâtiment ont un dicton pour qualifier cette attitude: "Peinture sur m... égale propreté". "Il est minuit et tout va bien, dormez braves gens", susurrent ces médias d'un genre nouveau, "et n'oubliez pas de renouveller votre adhésion". Pour exister, il faut communiquer et certains mouvements l'ont bien compris. Tel un ricin, ce mouvement né en une nuit a crû et s'est développé, parfois virtuellement, nous assénant constamment ses chiffres et ses statistiques. Depuis plus de 10 ans, tel autre mouvement marginal disposant de son propre journal nous annonce le réveil et nous étale ses opinions en matière de spiritualité. Même s'il est présent à l'échelon national, ce mouvement ne draîne pas les foules derrière lui. Il n'a pourtant pas lésiné sur le Baygon jaune anti-esprits territoriaux ou les séances de repentance programmée (le mois prochain, je me repentirai pour les péchés de ma ville). Le plus étonnant, c'est que pour fonctionner, ces spectacles ont toujours lieu à huis-clos ou à guichet fermé, alors que les apôtres allaient où sont les gens: dans les rues... Ces "lampadaires" attirent à eux quelques chrétiens désoeuvrés qui papillonnent à la recherche d'une "parole" ou d'une "révélation". Pêchant dans le vivier des uns et des autres, ces mouvements se contentent d'inviter quelque orateur de renom, souvent au demeurant très intéressant, pour avoir la caution morale qui leur faisait défaut. Et voilà dans notre ville une nouvelle église "de réveil" officiellement née...

Où sont les apôtres?

"Car Dieu, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes... puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes." (1 Cor.4;9) "...l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité." (1 Tim.3;15)

J'aime les hommes qui prêchent en ouvrant constamment la Bible. Ces gens-là me rassurent: ils posent et bâtissent sur le fondement. Ils sont des colonnes qui soutiennent le peuple de Dieu. La Bible ouverte en public ne sert pas de prétexte à étaler leurs visions et leurs (men)songes, mais ils s'effacent derrière le message de Dieu. C'est pourquoi leur onction brise les chaînes. De tels hommes ne s'intéressent qu'à la Parole de Dieu et à rien d'autre. Ils sont morts à eux-mêmes et ne briguent par conséquent pas les premières places, mais leur autorité spirituelle est grande et tous le sentent. Nul ne peut les faire douter car leur foi s'appuie sur les promesses de Dieu. Ils sont là ces envoyés, certains sont déjà à l'oeuvre, mais la plupart attendent. Quand tous ces faux ministères, tous ces "enfants dirigeant des enfants", quand toute cette écume bouillonnante se sera brisée sur les rochers de l'opposition, ou pire de la persécution, la puissante lame de fond de la Réformation finale qui vient pourra faire son oeuvre dans les coeurs, car jusqu'à présent, tous ces parasites l'empêchaient presque de se manifester. Ces hommes ne sont pas à vendre, même pour 10 shékels et une chemise, si blanche soit-elle. Ils n'ont pas 2 ou 3 ou 10 visions, ils n'en ont qu'une, celle du Christ ressuscité, et leur vocation tient en quelques lignes: "C’est [de l'église] que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonce pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints. Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi." (Col.1;25-29)

Voilà le rôle de l'apôtre et il n'en est pas d'autre. Tout ceux qui s'arrêtent en chemin et ne prêchent pas la perfection sont des envoyés de la chair et se sont fabriqués eux-mêmes leurs appels. Ce sont des nuées sans eau, bâtissant un empire terrestre, mais dénué d'héritage dans le monde à venir qui, si l'on en croit les évènements actuels, ne saurait tarder désormais...

Nicolas

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Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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