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PARLE-MOI DE JÉSUS Index du Forum LA BIBLIOTHÈQUE DU FORUM (prophétie, article et nouvelle) LE MONDE EN FEU (deuxième et troisième partie)
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12/08/2006 05:38:40
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: LE MONDE EN FEU (deuxième et troisième partie)
LE MONDE EN FEU ( partie 2A)
Les enseignements à tirer du réveil gallois

12- POURQUOI LE FEU DESCEND?

La première question que les chercheurs ont évidemment tendance à se poser à propos du réveil au Pays de Galles est : « Pourquoi est-ce là-bas qu'il a eu lieu? »

James E. Stewart a tout bonnement conclu que Dieu envoie Son feu là où il est susceptible de prendre et de se répandre, et que le Pays de Galles disposait du petit bois nécessaire. Cela répond en partie à la question, mais nous amène évidemment à nous en poser une seconde :
« Qu'entend-on par le petit bois nécessaire? »

Le petit bois est un bois qui est assez sec pour brûler facilement. L'Écriture et l'histoire témoignent, l'une et l'autre, qu'un saint désespoir précède les nouveaux commencements. Le Seigneur a attendu que les fils d'Israël soient réduits par leur esclavage en Égypte à un désespoir tel, qu'ils ont crié vers Lui pour avoir de l'aide. À partir de là, l'histoire d'Israël est un cercle vicieux de suffisance dans les temps de bénédiction, entraînant la rechute dans le péché et l'esclavage, puis le désespoir, la repentance et les cris vers Dieu, avant la délivrance et de nouvelles bénédictions. Et ce cycle se retrouve dans l'histoire de l'Église. On dirait que l'Église ne recherche le Seigneur de manière à le trouver, que lorsqu'elle connaît le plus noir désespoir; seuls ceux qui ont soif, cherchent l'eau et seuls ceux qui ont faim, recherchent de quoi manger.

Les paroles que le Seigneur adresse à l'église de Laodicée, sont un appel à briser ce cycle. Il est possible que les messages adressés aux sept églises d'Apocalypse concernent chacune des étapes de la croissance et du développement de l'Église. L'église de Laodicée semble personnifier les églises prospères, confortables et tièdes qu'on peut probablement trouver partout dans le monde à n'importe quelle époque. Les reproches que fait le Seigneur à l'église qui est dans cet état, sont terribles, mais Sa promesse pour ceux qui en triompheront, est la plus magnifique de toutes : ils dîneront avec Lui et s'assiéront avec Lui sur Son trône! Cela contraste avec la grande foule du chapitre 7 qui se tient « devant le trône ». Cette promesse indique qu'ils recevront la meilleure des nourritures spirituelles et qu'ils obtiendront les plus élevés des postes de puissance et d'autorité.

Parce que l'église de Laodicée semble être l'image tout à fait exacte de l'église d'Occident actuellement, beaucoup parmi ceux qui travaillent avec ardeur dans les champs missionnaires ou l'église persécutée, tiennent l'église d'Occident pour morte, puisqu'elle ne répond plus à aucun besoin de notre époque. En fait, c'est l'inverse qui s'est produit. À l'église de Laodicée, le Seigneur a conseillé : « Sois donc fervente et repens-toi. » (Apocalypse 3:19). À ceux qui se sont montrés capables de vaincre la tiédeur en Occident et qui recherchent le Seigneur avec ferveur, il a été donné en retour un enseignement et une autorité spirituelle presque sans précédent, qui ont servi à bénir l'Église dans le monde entier.

Ceci pour dire que le fait de se trouver dans un endroit difficile et spirituellement desséché, peut en fait devenir un avantage pour chercher le Seigneur; mais il en est qui le cherche avec autant de ferveur au milieu des circonstances tout à fait favorables. Beaucoup réclament à grands cris un jugement économique sur l'Occident pour hâter le réveil; il se peut qu'on en arrive là, mais pourquoi attendre? Certains en font un prétexte pour ne pas prêcher l'évangile maintenant. En réalité, les Écritures et l'histoire sont d'accord pour témoigner que les hommes sont enclins dans les périodes de crise économique, à maudire Dieu plutôt qu'à Le rechercher. La plupart des grands réveils survenus au cours de l'histoire sont arrivés, non pas pendant, ni après, mais avant le jugement.

LE RÉVEIL PRÉCÈDE LE JUGEMENT

Il n'y a pas de jugement plus dévastateur que la guerre. Le premier « grand réveil » américain a précédé la guerre révolutionnaire qui a causé des destructions terribles dans les villes et les campagnes d'Amérique. Le deuxième « grand réveil » a précédé la guerre de Sécession, la plus meurtrière de l'histoire de l'Amérique. Le réveil au Pays de Galles qui eut de grandes répercussions dans le monde entier, mais surtout en Europe, a précédé la première guerre mondiale.

Si L'Allemagne des années 30 nous montre bien ce que les hommes ont tendance à faire en temps de grande crise économique : ils sont plus susceptibles de préférer au Seigneur la tyrannie d'un dictateur à poigne. Le fait de croire qu'un jugement économique sera nécessaire pour amener le réveil en Occident, témoigne d'un changement subtil dans l'évangile qu'on y prêche maintenant : du Seigneur venant sauver les hommes de leurs péchés, on a fait un Seigneur qui vient nous sauver de nos difficultés.

Il n'est dit nulle part dans les Écritures que les circonstances mèneront les hommes à Christ. Aucun de ceux qu'Il a appelés, du temps où Il vivait sur la terre, ne semblait personnellement dans une situation désespérée. Le Saint-Esprit n'a pas été envoyé pour créer des circonstances propres à conduire les hommes à Christ, mais pour convaincre le monde de péché, et c'est uniquement cette conviction qui mènera vraiment les hommes au Sauveur.

Le Pays de Galles n'a jamais été très prospère, mais pendant la période du réveil, comme le monde jouissait d'une relative prospérité économique, il en était de même pour lui. Il y régnait une grande corruption morale, mais « là où le péché abonde, la grâce surabonde ». Le monde se trouve en ce moment dans une période identique de relative prospérité économique, mais il arrive à l'extrême limite de la corruption morale. Le monde est mûr pour le réveil MAINTENANT! Nous n'avons nul besoin des circonstances pour nous aider. Nous avons besoin du Saint-Esprit pour « convaincre le monde de péché », car Sa conviction mène toujours à Jésus qui est venu pour « nous sauver de nos péchés ».

LE COMMENCEMENT

Il n'est pas facile de situer exactement le début du réveil au Pays de Galles, car les gens tout proches ont jugé la chose trop sainte pour être livrée au public. Toute effusion importante de l'Esprit semble être précédée d'une intercession ardente, déchirante, accompagnée d'immense douleur et d'humiliation devant le Seigneur. Les pasteurs et leurs troupeaux s'inquiétaient vivement des énormes divergences qu'ils constataient entre l'exaltant compte-rendu des Actes des apôtres et la situation qu'ils vivaient. Leur ardent désir de voir Dieu agir à nouveau semble avoir saisi tout le Pays de Galles avant le mois de novembre 1904. Le Saint-Esprit a commencé par convaincre l'Église de son péché de tiédeur, avant d'entreprendre de convaincre les païens de leurs fautes. Comme l'a fait observer Stewart :
« Il est probable que ce réveil, ou n'importe quel autre, ait commencé subitement. Quand le réveil a de puissantes manifestations, il arrive brusquement, comme au temps d'Ézéchias; mais même dans ce cas, il trouve son origine dans l'action discrète et efficace du Saint-Esprit de Dieu chez des individus. Que personne ne prie pour le réveil, que personne ne prie pour un vigoureux baptême de puissance, s'il n'est pas disposé à faire un sérieux examen de conscience et une confession de ses péchés personnels. Un réveil à ses débuts, est une expérience particulièrement humiliante. Lorsqu'on se foit, comme Ésaïe, à la lumière de la sainteté divine, on ne peut que s'écrier : « Malheur à moi! » »

L'EXTRÊME LIMITE DU DÉSESPOIR SPIRITUEL

Les réveils spirituels intenses, dans des églises locales comme dans des pays entiers, commencent avec des gens désespérés. Anne, la mère du prophète Samuel, est un bon exemple de ceux que Dieu utilise pour commencer à accomplir Ses desseins. Anne avait si désespérément besoin d'un fils, qu'elle était disposée à le rendre au Seigneur après l'avoir reçu. Ce genre de consécration ne manque jamais d'inviter le Seigneur à exaucer Son Peuple et c'est ce qu'Il doit trouver chez les Siens avant de leur confier un véritable réveil. Lorsque nous acceptons de Lui rendre pour Sa gloire, tout ce qui a vu le jour et que nous Lui en remettons le contrôle pour qu'Il le fasse croître comme Il l'entend, nous sommes prêts.

Le Seigneur a prouvé maintes et maintes fois qu'Il exauce les prières des chrétiens désespérés, ceux qui sont las des cultes rebattus, mornes sans vie, ni chaleur, qui ont le coeur brisé devant l'inertie de leur église, devant les pécheurs perdus à jamais, et qui se désespèrent aussi de leur propre condition spirituelle. S'il est vrai que le début d'un réveil s'illumine d'une « joie indicible et pleine de gloire », ce n'est, semble-t-il, jamais le cas pendant toute la période qui le précède. Il faut qu'il y ait des jours où on renonce aux chants, avant que n'éclatent ceux du Saint-Esprit, des jours d'affliction et de gémissements, avant que n'explosent la joie et le rire. Et il faut garder constamment cette consécration d'Anne pour rendre à Dieu tout ce qui voit le jour.

Peut-être est-ce pour cette raison que ceux qui se trouvent à l'avant-garde d'un mouvement de Dieu, sont rarement utilisés pour déclencher le mouvement suivant. Il se peut que ceux qui sont utilisés pour conduire deux mouvements spirituels consécutifs, seront les tout premiers de l'histoire à le faire. Il semblerait que ceux qui ont participé aux derniers mouvements de Dieu, ont encore suffisamment avec le reste de leurs bénédictions pour ne pas avoir à chercher le Seigneur avec le saint désespoir qui semble être une condition préalable du réveil.

L'ORGUEIL OU LA MORT DE TOUT PROGRÈS SPIRITUEL

C'est un fait quasi universel que ceux qui sont puissamment utilisés par Dieu, finissent par en éprouver au moins une secréte fierté. Voilà pourquoi Il résiste à bon nombre de ceux qu'Il a utilisés avec puissance dans le passé, à l'approche du mouvement suivant. Ces gens en question manifestent souvent leur orgueil en déclarant que leur mouvement est le dernier mouvement de Dieu avant le retour de Jésus. Cette illusion les empêche de recevoir tout autre don du Seigneur. Comment un mouvement ultérieur pourrait-il être de Dieu, si le leur a été le dernier? Une telle présomption nous rend incapables de continuer à suivre la nuée de la présence de Dieu. Il semble qu'à cause de cela, le Saint-Esprit ait toujours à chercher des gens « informes et vides » avant de pouvoir se remettre à une oeuvre absolument nouvelle.

Je voudrais également souligner que cela semble indispensable avant qu'Il puisse agir de façon créatrice. Le fait est que chaque action de Dieu est, à certains égards, profondément différente de celles qui ont précédé. Il existe bien sûr des principes généraux qui peuvent s'appliquer à la plupart des réveils, mais ceux qui sont authentiques, comportent souvent des actes du Saint-Esprit qui font voler la tradition en éclat et sont complètement nouveaux pour ceux qui y participent. Le Dieu qui crée chaque flocon de neige différent, se complaît dans la diversité. S'il faut trouver un seul dénominateur commun à tous les réveils ou toutes les avancées spirituelles, c'est qu'ils ont tous de profondes différences. La nature du Créateur est d'être créatrice.

RÉSUMÉ

C'est un fait historique que le Seigneur a suscité des réveils, sous quelque forme que ce soit, dans presque toutes les situations morales et économiques possibles. Les hommes demeurent des êtres déchus, en état de péché, et ils ont besoin de Christ, indépendamment de leurs conditions de vie. La seule condition que le Seigneur semble exiger avant d'envoyer un réveil, est que Son peuple demande, cherche et frappe jusqu'à ce qu'Il ouvre les écluses des cieux.

Le monde vit dans le péché; il a désespérément besoin d'un Sauveur — maintenant! Les Écritures ne cessent de nous avertir : « AUJOURD'HUI, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre coeur » (Psaumes 95:7 — Hévreux 3:7,15:4-7). Nous ne devons pas nous arrêter aux conditions humaines quand nous recherchons ou prions pour le réveil; nous devons chercher le coeur de Dieu AUJOURD'HUI pour savoir ce qu'Il veut faire AUJOURD'HUI. Nous ne devons pas être comme le paralytique assis au bord de la piscine, dans l'attente que quelqu'un agite l'eau, alors que le Roi, en personne, est tout à côté de nous.

Beaucoup de gens attendent que leurs voisins, leur famille ou leurs amis touchent le fond de la détresse avant de leur donner leur témoignage. Mais ils n'ont pas besoin de désespoir, ils ont besoin du Saint-Esprit. Ils n'ont pas à être acculés au désespoir par leurs conditions de vie. Ils ont à connaître un désespoir dû à leur péché. Si nous sortions de notre tiédeur et faisions ce que nous pouvions AUJOURD'HUI pour témoigner de Jésus, le monde entier vivrait AUJOURD'HUI un réveil encore plus grand que celui du Pays de Galles. Cela va arriver. Alors, pourquoi pas aujourd'hui?

Comme Paul l'a enseigné à Tite, nous devrions « prêcher la Parole à temps et à contretemps, insister en toute occasion, favorable ou non, convaincre, reprendre, exhorter avec toute patience et en instruisant. » (2 Timothé 4:2)

Pierre a, lui aussi, fait des recommandations dont il faut tenir compte : « Le jour du Siegneur viendra comme un voleur... combien votre conduite et votre piété doivent être sainte! Attendez et hâtez l'avènement du jour de Dieu... » (2 Pierre 3:10-12). Vous est-il arrivé de penser que nous pouvons vraiment « hâter l'avènement du jour de Dieu? » Oui, nous le pouvons!

13— RENOUVEAU CONTRE RESTAURATION

L'une des controverses majeures qui surgit lors de chaque réveil, est celle-ci : Le Seigneur désire-t-Il que ce réveil renouvelle la structure actuelle de l'Église ou souhaite-t-Il plutôt qu'Il donne naissance à une structure entièrement nouvelle, généralement qualifiée de « restauration »? Il est évident qu'Il veut accomplir les deux! Mais ceux qui se préoccupent du réveil, sont presque toujours aveugles à Ses projets de restauration. De même, ceux qui s'attachent à une théologie de restauration, sont le plus souvent aveugles aux desseins qu'il poursuit dans un réveil. En règle générale, cet aveuglement de part et d'autre réussit à court-circuiter bon nombre d'authentiques mouvements de Dieu et à y mettre fin prématurément.

Certains ne croient pas que les défauts des hommes puissent arrêter un vrai mouvement de Dieu; mais si! Dieu exige que l'on respecte et que l'on observe certaines conditions au sein de l'Église, afin de pouvoir la visiter et lui manifester Sa présence. L'une de ces conditions primordiales est l'unité. L'examen de toutes les manoeuvres de l'ennemi pour entraver l'avancement des projets de Dieu met en lumière la stratégie qu'il utilise pour diviser l'Église. Le diable a, semble-t-il, bien compris qu'une maison divisée ne peut subsister. L'une des grandes polémiques à laquelle il a recours pour contrecarrer ces réveils ou mouvements de Dieu concerne le conflit entre le réveil et la théologie de la restauration.

Lorsqu'ils ne comprennent pas les desseins de Dieu à la fois pour le renouveau et la restauration, les responsables d'un réveil ou d'un mouvement ne peuvent pas être utilisés pour le suivant.

Il n'y a rien de tel qu'une vague de nouveaux convertis pour insuffler plus de vie dans une assemblée arrivée à maturité, bien établie, mais tiède. Le Seigneur se sert de ces nouveaux convertis pour aider les croyants plus mûrs à renouveler leur foi et à lui garder sa fraîcheur. De la même manière, le Seigneur utilise les nouveaux mouvements qui implantent les églises nouvelles, pour aider l'Église tout entière à garder la fraîcheur de sa foi et à Le rechercher davantage.

Seuls ceux qui cherchent à défendre leur territoire, se sentent menacés par les églises nouvelles dans leur secteur. Ceux qui ont la vision du royaume de Dieu, et non celle de leur propre royaume, non seulement accueillent les nouvelles églises, mais prient pour elles et cherchent pour tous les moyens possibles à les aider. De même que le grand sacrificateur portait les pierres de toutes les tribus sur son pectoral, ceux qui ont les vocations les plus élevées, portent sur leur coeur tout le peuple de Dieu, sans tenir compte de la « tribu » (c'est-à-dire la dénomination ou le mouvement) dont ils sortent.

LE PROBLÈME DU TEMPS

Lorsque nous évoquons certains des grands revivalistes et réformateurs du passé, il nous semble que leurs ministres ont couvert de longues périodes; en fait, il n'en est rien. Peu de leaders, même parmi les plus remarquables de l'histoire de l'Église, ont assumé leurs plus hautes responsabilités au-delà de quelques années. Peut-être ont-ils continué à vivre et à conserver une certaine influence, une fois passé le temps de leur puissante onction, mais la durée de leur véritable ministère, celui où ils ont entraîné l'église dans sa marche en avant, a été très brève. Cette période a été parfois inférieure à une année et s'est rarement prolongée au-delà de cinq ans.

C'est malheureusement un fait reconnu dans l'histoire de l'Église que les mouvements nouveaux, qui sont d'authentiques « outres neuves », deviennent de « vieilles outres » beaucoup plus vite que nous ne voudrions le croire. Jusqu'ici, aucun mouvement ne semble avoir réussi à éviter cette tendance. Une outre neuve peut-elle le rester, ou est-il inévitable qu'elle vieillisse, durcisse et devienne incapable de contenir le vin nouveau?

En faisant des recherches sur le « principe de l'outre », j'ai acquis la conviction que le Seigneur doit généralement trouver une outre neuve pour tout mouvement nouveau, ou toute nouvelle avancée vers Ses buts. Mais il est également vrai qu'aux temps bibliques, il existait un procédé destiné à renouveler les vieilles outres en les plongeant tour à tour dans l'huile, puis dans l'eau. Les derniers mouvements du Saint-Esprit révèlent que le Seigneur non seulement produit des outres neuves, mais renouvelle en même temps les anciennes. Il n'y a aucune matière à conflit entre la doctrine du réveil et celle de la restauration. Il est évident que Dieu agit dans ces deux domaines. C'est la raison pour laquelle l'apôtre Paul, au cours de ses voyages missionnaires, rendait toujours visite aux synagogues, pour chercher à les renouveler et implantait également de nouvelles églises.

LE PRINCIPE DES OSSEMENTS DESSÉCHÉS

Bon nombre de ceux qui sont impliqués dans les mouvements tranchants de Dieu aujourd'hui, semblent incapables d'admettre que Dieu puisse s'attacher à renouveler des dénominations ou d'anciens mouvements. De même, ceux qui ont participé au tout dernier mouvement, en gardent un reste de bénédiction qui les empêche de rechercher désespérément le Seigneur pour obtenir davantage et qui leur fait rejeter les mouvements à venir. Ceux qui vivent un authentique renouvellement du Saint-Esprit sont souvent les anciennes dénominations ou les anciens mouvements dont la rigidité et l'enfouissement apparemment mortel dans leurs traditions donneraient à penser qu'ils sont les derniers candidats possibles pour ce renouvellement. Et cependant, c'est justement leur état qui leur fait rechercher désespérément le Seigneur de manière à Le trouver. Il faut apparemment que « les os » de la vision d'Ézéchiel (Ézéchiel 3:7) soient très secs avant que la vie puisse être prophétisée sur eux.

La plupart des réveils dans l'Église s'accompagnent souvent d'un mouvement de « restauration ». Ce terme de « retautation » vient de ce que ces mouvements mettent l'accent sur la redécouverte de vérités bibliques oubliées. Quiconque étudie l'histoire de l'Église ne peut nier de bonne foi qu'elle est, depuis la Réforme, une force motrice dans l'Église et qu'on lui doit des avancées spirituelles considérables. Contrairement aux accusations courantes qui prétendent que ces nouveaux mouvements sont fondés sur « des vérités nouvelles », sous-entendues non bibliques, toute véritable restauration redécouvre des vérités bibliques oubliées. Ceux qui portent l'accusation que les mouvements de restauration sont en quête de vérités nouvelles, affirment par là intrinsèquement qu'ils détiennent toute la vérité qui reste à redécouvrir da=ns la Bible — présomption tout à fait accablante pour qui veut se garder de devenir une vieille outre rigide et inflexible.

De même, les participants aux mouvements nouveaux qui se mettent à mépriser ou à critiquer les mouvements précédents, ou ce qu'il en reste, font ainsi preuve d'un orgueil auquel Dieu Lui-même a dit qu'Il résisterait, ce qui met fin au mouvement! Dieu tire effectivement de Son trésor à la fois des choses anciennes et des choses nouvelles, mais seules les plus sages ont été capables de s'en rendre compte ou de participer aux deux. Ce conflit qui oppose deux oeuvres parallèles de Dieu, fera rapidement tarir Sa Grâce sur chacune d'elles.

Les jugements injustes qui consistent à juger d'un point de vue autre que celui de Dieu, sont dus à l'orgueil ou à la crainte, l'un comme l'autre entraînant la fin de tout progrès spirituel. L'apôtre Paul exhortait ses convertis à la fois à conserver les traditions qui leur étaient transmises et à rejeter vigoureusement celles qui seraient pour eux des entraves. Certaines traditions apportent à l'Église un supplément de vie et l'aident à garder le cap. Mais il en est d'autres dont on peut se servir pour remplacer une vie spirituelle authentique et pour évincer le Saint-Esprit de l'Église.

Tout réveil ou mouvement est destiné à livrer une guerre à mort, afin d'établir une relation juste avec la tradition tout en restant ouvert aux nouveautés de Dieu. Ceux qui cherchent à éliminer la tradition, deviennent fatalement semblables à des trains sans rail : ils ont beau avoir une grande énergie et cracher beaucoup de vapeur, ils n'iront pas très loin. Ceux qui s'efforcent de ne s'appuyer que sur la tradition, sont comme des rails sans train : ils mènent bien quelque part, mais manquent de ce qui leur est nécessaire pour arriver à destination.

Le réveil au Pays de Galles a paru garder pendant près de deux ans un merveilleux équilibre entre les choses nouvelles et les choses anciennes. Les anciennes ont repris vie parce qu'on les a considérées et accueillies comme il se devait, ce qui leur a permis de devenir un solide fondement d'où les nouvelles ont pu faillir. Et cela, parce qu'il coulait une telle onction que tout le monde pouvait facilement y voir le doigt de Dieu. L'onction du Seigneur reposait tantôt sur des chants nouveaux, tantôt sur de plus anciens. Parfois une forme de service traditionnelle était sous l'onction, parfois elle ne l'était pas et on y renonçait alors rapidement. Apparemment, les problèmes ont commencé quand la nouvelle forme de louange, née du réveil, est devenue « la forme », au point de résister à tout retour, même occasionnel, à l'ancienne manière, et de se fermer aux choses encore plus récentes.

BAPTISÉS PAR CEUX QUI FRAIENT LE CHEMIN

Le genre de rapport qu'a le nouveau avec l'ancien et vice versa, est l'un des problèmes essentiels relatifs à la naissance d'un réveil et à son entretien après ses débuts. Lorsqu'on demanda à Jésus par quelle autorité Il accomplissait Ses oeuvres, Il parla du baptême de Jean et demanda à ceux qui Le questionnaient s'il venait de Dieu ou des hommes. Le Seigneur ne cherchait pas à éluder leur question sur la source de Son autorité : leur réponse à cette question répondrait à leur propre question.

Jean le Baptiste était le dernier personnage de l'ordre ancien, l'ordre qui avait frayé la voie dès le début, et dont tous les prophètes avaient annoncé Jésus. Jean s'est trouvé là en tant que représentant de cet ordre, afin de montrer Jésus en déclarant qu'Il était vraiment Celui dont ils avaient tous parlé. Aucun prophète, aucun messager de Dieu n'a eu, au cours de l'Histoire, autant de lettres de créance que Jésus : on a parlé de Lui dès l'origine.

Jésus n'a pas pointé du doigt l'ordre ancien en déclarant qu'il était mort et appartenait donc au passé; Il l'a honoré, Il s'y est même soumis. Jésus était lié aux hauts faits passés de Dieu, c'est là qu'étaient Ses racines. Non seulement Il les a signalés comme Ses références, mais Il en a tiré une grande partie de Sa substance, en étayant Ses enseignements sur « Il est écrit ». Nous devons faire de même si nous voulons marcher dans l'autorité divine.

L'ORTHODOXIE CONTRE LES ÉCRITURES

Il peut y avoir de très grandes différences entre ce qui est censé être le christianisme orthodoxe et le christianisme vraiment biblique. À Cause de cela, l'orthodoxie est, au mieux, un argument sans poids, ni portée pour déclarer qu'un ministère ou un enseignement est vrai ou faux. Pour recourir à cet argument, il faut une explication approfondie sur le genre d'orthodoxie dont il s'agit. L'orthodoxie des catholiques n'a manifestement rien à voir avec celle des protestants, et celle des baptistes et des pentecôtistes est différente de celle des protestants. Mais vis-à-vis des questions qui sont pas limpides dans les Écritures, cet argument pourrait, et devrait, avoir un certain poids au sein du mouvement ou de la dénomination en question.

Le progrès spirituel réalisé au cours des 500 dernières années dans la reconquête des vérités bibliques aurait abouti à une impasse, s'il n'y avait pas eu de gens assez courageux pour oser dépasser l'orthodoxie, afin de se saisir de la vérité révélée dans les Écritures. Mais c'est l'esprit dans lequel cela s'accomplit, qui va déterminer si le fruit en sera réellement une nouvelle étape dans la reconquête des vérités bibliques on bien une nouvelle secte ou une autre hérésie. Les conflits de générations spirituelles qui surviennent entre des mouvements successifs, provoquent souvent tant de discordes dans le Corps de Christ, que la bénédiction qui devrait venir de la redécouverte d'une vérité, est annulée par la désunion et les disputes. Mais tout cela va cesser. La dernière déclaration de l'Ancien Testament, qui ouvre la voie au Nouveau, a promis quelque chose de différent : « Voici, moi-même, je vous enverrai le prophète Élie avant la venue du jour de l'Éternel, jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères à leurs fils et le coeur des fils à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit. » L'esprit d'Élie a été sur Jean-Baptiste afin de préparer le chemin du Seigneur, et l'esprit d'Élie sera sur l'Église à la fin des temps pour préparer Sa seconde venue. Le véritable esprit d'Élie ramène le coeur des pères aux enfants et le coeur des enfants aux pères. Avant le jour du Seigneur, avant la moisson qui est la fin des temps, le conflit des générations spirituelles se sera apaisé. Le nouveau s'articulera, sur l'ancien comme il convient. Les pères ouvriront la voie à leurs fils spirituels et les fils auront pour leurs pères l'estime voulue. Quand cette unité sera réalisée, nous serons prêts pour le retour du Seigneur.

14— L'INTERCESSION PEUT-ELLE AMENER LE RÉVEIL?

Le ministère d'intercession de l'Église avant le réveil au Pays de Galles a été quelque chose d'extraordinaire. Des milliers de croyants dans les petites comme dans les grandes villes, des gens qui ne se connaissaient pas entre eux, ont crié à Dieu jour après jour pour que tombe le feu du réveil.

Ces prières n'avaient rien d'un « petit entretien avec Jésus ». c'était une intercession désespérée, faite quotidiennement. Elle était menée par des croyants consacrés qui avaient voué leur vie à la prière et à l'adoration. Ils avaient pour le nom de Dieu un tel attachement qu'ils considéraient comme un affront personnel la manière dont on glorifiait Satan autour d'eux. On sentait grandir partout dans l'église galloise un désir intense de voir élever le nom du Seigneur. Les gens ne cessaient de rappeler à Dieu ce qu'Il avait fait en 1859, lors du précédent réveil au Pays de Galles, lié au second grand réveil en Amérique, et tous Le suppliaient de déverser à nouveau Son Esprit.

Evan Roberts a rendu l'esprit de ce réveil dans le leitmotiv : SOUMETS L'ÉGLISE ET SAUVE LE MONDE. James E. Stewart a déclaré que c'est là le secret de tout véritable réveil. Les chrétiens doivent s'humilier et se mettre en règle avec Dieu, afin que le Saint-Esprit vienne avec une puissance de conversion sur les inconvertis. Il ne doit pas y avoir d'hypocrisie; les chrétiens doivent SE SOUMETTRE à la volonté de Dieu pour avoir Sa vie, avant que l'Esprit de Dieu ne soit déversé. Quand nous serons soumis à la volonté de Dieu, ous serons des intercesseurs, parce qu'Il est « toujours vivant pour intercéder » pour Son peuple, et si nous demeurons en Lui, nous ferons de même.

L'une des plus anciennes questions sur le réveil, qui demeure sans réponse, est celle-ci : jusqu'à quel point faut-il intercéder pour qu'il éclate? Il semble bien qu'aucun grand réveil ne soit jamais survenu sans avoir été précédé par une intercession à ébranler les cieux, en faveur des perdus et pour la condition de l'Église. Mais nous devons nous poser cette autre question : est-ce le travail d'enfantement qui produit le bébé ou le bébé qui provoque le travail d'enfantement? Il s'agit évidemment du deuxième cas.

LES FAUSSES GROSSESSES SPIRITUELLES

Voilà un sujet important, parce que beaucoup de frères très chers ont passé une grande partie de leur vie en travail d'enfantement spirituel, mais sans jamais voir de naissance spirituelle. Une femme peut tellement vouloir un enfant qu'elle commence à avoir les symptômes d'une grossesse, à prendre même des kilos et à les porter comme s'il s'agissait d'un bébé, alors qu'il n'y a pas eu de conception. De même, beaucoup de frères bien intentionnés ont passé une grande partie de leur vie en travail d'enfantement pour un réveil qui n'est jamais venu.

Il ne faut pas en conclure que leurs prières sont tout à fait inutiles, mais une prière authentique et efficace commence par discerner le coeur et les intentions de Dieu; on ne décide pas simplement qu'on veut quelque chose, même quelque chose d'aussi noble qu'un réveil. Il existe des preuves abondantes qu'un réveil est effectivement précédé par un travail d'enfantement dans l'intercession, mais de même qu'une femme ne peut pas prendre la décision qu'elle va être enceinte, il est tout aussi évident que c'est le Seigneur qui doit entreprendre cette oeuvre. S'il n'y a pas eu de conception, une femme peut passer par un travail d'intercession interminable; il ne s'achèvera pas par la naissance d'un bébé. Nous ne pouvons pas davantage décider de faire naître un réveil.

Romains 10:6 déclare : « Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi. Ne dis pas en ton coeur : Qui montera au ciel? C'est en faire descendre Christ; ou qui descendra dans l'abîme? C'est faire remonter Christ d'entre les morts. » Nous ne pouvons pas faire descendre Dieu ou le faire monter, à la façon des médiums, par des incantations aux démons. Le Seigneur n'est pas à notre disposition; c'est nous qui sommes à la Sienne. Le véritable travail d'enfantement vient de ce que nous sommes unis à Lui, exactement comme la femme qui attend un enfant après d'être unie à son mari.

L'authentique travail d'enfantement spirituel résulte d'une conception spirituelle; ce n'est pas quelque chose que nous pouvons décider de commencer. Toutefois, lorsqu'une naissance spirituelle est imminente, nous ne pouvons plus éviter le travail d'enfantement, de même que la femme sur le point d'accoucher ne peut tout simplement pas décider qu'elle n'est plus enceinte — il y a en elle un bébé qui va naître obligatoirement!

Le monde entier a désespérément besoin de réveil. Avant la fin des temps, il va s'en produire un si impressionnant et universel que tous les grands réveils précédents n'en auront été qu'un avant-goût. Mais avant d'entrer dans une intercession déchirante dans ce but, nous devons devenir étroitement unis au Seigneur, au point d'être imprégnés de Sa volonté. Nous devons intercéder pour avoir une relation d'intimité avec Lui, puis intercéder avec Lui afin que Sa volonté se fasse.

GARDONS NOTRE PREMIER AMOUR

Notre premier amour doit être pour le Seigneur Lui-même, et ensuite pour Ses desseins. Les gens peuvent désirer le réveil pour de nombreuses raisons, dont certaines sont égoïstes. Les parents qui s'aiment plus qu'ils n'aiment leurs enfants, aimeront ces derniers plus que d'autres parents. Si nous aimons le Seigneur plus que Ses desseins, nous serons alors capables d'aimer Ses desseins comme ils convient, sans en faire des idoles.

Le comte Ludwig Von Zinzendorf fut le véritable père des missions modernes (lorsque William Carey fut appelé « le père des missions modernes », il fit mention de Zinzendorf et des frères moraves comme de la source de son inspiration et des véritables héritiers de ce titre). Au moment où s'éloignait le bateau qui emportait les deux premiers missionnaires moraves envoyés aux Antilles, l'ex-fiancée de l'un d'entre eux cria à l'homme qu'elle aimait, qu'elle voyait s'en aller et ne reverrait probablement jamais : « Pourquoi? Pourquoi fais-tu cela? » Il répondit simplement : « Pour que le Sauveur reçoive la récompense de Son sacrifice ». Une évangélisation et un réveil authentique viennent de l'amour qu'on porte au Seigneur, et pas simplement de l'amour qu'on a pour les perdus, bien que ce soit évidemment important.

De même, une authentique intercession est fondée sur le désir d'être uni au Seigneur; elle n'est pas seulement un effort pour amener Dieu à faire quelque chose. L'intercession commence lorsque nous gardons l'attitude de Jean pendant la dernière cène, la tête appuyée sur Sa poitrine pour pouvoir entendre battre Son Coeur. Là, nos coeurs commenceront à battre à l'unisson avec le Sien et ce qui est sur Son coeur sera sur le nôtre. Voilà le vrai sens de notre prière au Père dans le nom du Seigneur. Prier dans « le nom de Jésus » ne consiste pas simplement à utiliser Son nom, « Jésus », mais c'est prier avec Son autorité.

CHANGEAONS LES PROJETS DE DIEU

Cependant, il y a eu des cas dans la Bible où l'intercession a été utilisée pour changer une décision ou des projets de Dieu. L'un des exemples les plus frappants est celui où le Seigneur a décidé de détruire Israël et où Moïse a prié pour qu'Il revienne sur Sa décision (voir Exode 32:11-14). Voilà certainement une prérogative que possèdent les femmes envers leur mari, et c'est celle de l'Église en sa qualité d'épouse de Christ.

Mais nous voyons dans cet exemple que l'intercession a été menée en faveur des intérêts de Dieu, puisque Moïse se préoccupait de Sa réputation et redoutait qu'on Le dise capable de faire sortir le peuple d'Égypte, mais incapable de le faire entrer en Terre promise. Lorsque Pierre a intercédé auprès du Seigneur pour L'empêcher d'aller au Calvaire, ce dernier l'a réprimandé en l'appelant Satan et en ajoutant : « Tu ne cherches pas les intérêts de Dieu, mais ceux des hommes “(Matthieu 16:23). Les intérêts de l'homme déchu ne sont pas compatibles avec ceux de Dieu, y compris Ses desseins sur l'homme déchu. Pour pouvoir intercéder efficacement pour les hommes, nous devons le faire après avoir reçu du Saint-Esprit le point de vue de Dieu.

RÉSUMÉ

L'intercession est l'une des plus importantes fonctions de l"Église; celle-ci est appelée à être « une maison de prière pour tous les peuples ». Mais nous devons nous assurer que notre prière est conforme aux desseins de Dieu et ne se limite pas à nos prétendus besoins.

Élie était de toute évidence en contact avec Dieu et il a prié effectivement pour que le jugement vienne sur sa nation. C'est le jugement de Dieu qui a amené la repentance, et à partir de là, le réveil pour cette époque. Peut-être souhaitons-nous prier de tout notre coeur pour le réveil, mais ce qui est vraiment nécessaire, c'est le jugement, et vice versa. La prière sert moins à changer la pensée de Dieu qu'à nous amener à avoir Sa propre pensée. Ses voies sont au-dessus de nos voies, et Ses pensées sont au-dessus de nos pensées. L'un des buts de l'intercession est de nous mettre en harmonie avec Lui et avec ce qu'Il fait.

Cela veut-il dire que nous devons nous abstenir de prier tant que nous ne sommes pas sûrs de Sa volonté? Non. Beaucoup ne prieraient jamais, sous prétexte qu'ils ne sont jamais sûrs de rien dans ce domaine. Quel père juste en voudrait à sa fille, en sachant qu'elle cherche à faire sa volonté, même s'il lui arrive de ne pas avoir tout à fait compris et donc de commettre des erreurs? Il est agréable au Seigneur de nous voir essayer, même si nous ne nous y prenons pas bien.

Nous en avons un bon exemple avec Marthe et Marie, lorsqu'elles sont allées à la rencontre de Jésus, après la mort de leur frère Lazare. Marthe est allée la première au-devant de Lui, en disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » (Jean 11:21). Quand Jésus lui a répondu que son frère ressusciterait, elle a dit qu'elle savait qu'il ressusciterait au dernier jour. Jésus l'a reprise à nouveau en disant : «Je suis la résurrection.... » (verset 25). Marie est sortie à son tour et a fait la même déclaration erronée : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Marthe avait amené Jésus à lui donner un bon enseignement sur la résurrection; mais lorsque Marie est sortie et commit la même erreur, Il a réagi différemment.

« Quand Jésus vit qu'elle pleurait... Il frémit en son esprit et fut troublé... Jésus pleura ».

Marie avait commis absolument la même erreur que sa soeur en ne discernant pas la présence et la puissance de Jésus. Marthe s'était vouée au service du Seigneur et Marie était l'une de Ses meilleures amies, mais cette dernière avait choisi « la meilleure part », en s'asseyant à Ses pieds et en restant tout près de Lui. Marthe a pu pousser le Seigneur à lui donner un bon enseignement, mais Marie a pu, même en ayant tort, émouvoir Dieu profondément en esprit et Le faire pleurer. Le Seigneur est loin d'être aussi rigide et religieux que nous sommes enclins à l'être. Il est bien plus touché par une relation que par une manière d'agir tout à fait correcte. Nous devons désirer faire les choses comme il faut et de façon appropriée, mais nous devons, avant tout, comprendre qu'Il est un Père aimant qui tient surtout à être proche de nous.

Après avoir eu la grande révélation que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu, Pierre a reçu les clefs du royaume. Mais les paroles qu'il a dites immédiatement après, ont poussé Jésus à l'appeler « Satan ». Le Seigneur ne lui a pas repris les clefs, malgré cette terrible erreur. Il semble en fait que l'un des principaux éléments de Son programme de formation de disciples ait été la création d'un environnement où ses fidèles pouvaient faire des erreurs et en tirer des enseignements. Pierre a commis des fautes énormes, mais il a aussi remporté d'énormes victoires. Il a marché sur l'eau, ne serait-ce que peu de temps, mais c'est plus qu'aucun autre n'avait fait. Il a renié le Seigneur, mais plus tard, au jour de la Pentecôte, il s'est levé et a utilisé les clefs qui lui avaient été données.

Si nous ne pouvons éviter les erreurs, faisons-les, mais que ce soit toujours en tentant de faire Sa volonté. Efforçons-nous de connaître Sa volonté, quand nous prions, mais comprenons bien que c'est par la foi que nous ferons tout ce qu'Il nous demandera, ce qui veut dire que nous aurons rarement des certitudes absolues. Si nous cherchons à connaître Sa volonté, nous nous familiariserons de plus en plus avec Ses voies, nos prières seront de plus en plus conformes à Sa volonté et nos erreurs, ainsi que nos prières restées sans réponse, nous donneront de précieux enseignements. L'une des prières les plus efficaces que nous puissions faire maintenant est : « Seigneur, apprends-nous à prier ».

15— IDÉALISME CONTRE RÉVÉLATION

Il existe une différence entre l'idéalisme et la révélation. L'idéalisme, même spirituel, est une forme subtile de l'humanisme et une manifestation de l'orgueil humain. La révélation vient de Dieu, mais l'idéalisme tire son origine de l'homme. Même sous son aspect le plus favorable, l'idéalisme demeure enraciné dans l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Il semble que Jessie Penn-Lewis ait joué un rôle important dans la fin prématurée du grand réveil au Pays de Galles, même en ayant les meilleures intentions du monde. On rapporte qu'elle a persuadé Evan Roberts de se retirer du réveil, parce qu'elle trouvait qu'il retenait trop l'attention qui devait revenir à Dieu seul.

Comme c'est le cas pour beaucoup de grands leaders, leurs forces peuvent devenir des points faibles. L'idée qu'il pouvait retenir une partie de l'attention qui appartenait à son bien-aimé Seigneur épouvanta Evan Roberts. Il suivit le conseil de Jessie Penn-Lewis et se retira. Le réveil se mit alors à décliner rapidement.

Les idéalistes soutiendront que si cela avait été un véritable réveil, l'effacement d'un homme n'aurait rien changé — ce que démentent tous les témoignages bibliques et historiques. Comme le Seigneur a donné à l'homme autorité sur ce monde, Il recherche toujours des hommes pour se tenir à la brèche quand Il veut agir sur la Terre. Les véritables réveils sont toujours allumés par Dieu, mais Dieu agira toujours par l'intermédiaire des hommes.

Il faut que le réveil ait un côté humain. Il faut que ce soit « Épée pour l'Éternel — et pour Gédéon ». Beaucoup, en essayant de reproduire les réveils historiques, ont cherché à supprimer toute initiative humaine, pour que chaque événement soit produit uniquement par le Saint-Esprit. Mais l'Esprit n'agit qu'au travers des hommes. Le Seigneur utilise toujours pour Son oeuvre des instruments choisis. Evan Roberts est l'exemple classique du genre d'instrument qu'Il peut utiliser. À l'instar de Jean le Baptiste, il a eu pour mission de préparer le chemin du Seigneur, de Le désigner et d'accepter de décroître à mesure qu'Il croîtrait. C'est ce point précis qui échappe à bon nombre de ceux qui cherchent le réveil.

Jean a dû croître avant de pouvoir diminuer. Le Seigneur a donné à Jean une onction si forte qu'il a bouleversé tout le Pays. Ce n'est que lorsque la nation lui a accordé toute son attention qu'il l'a réorientée vers Celui qui était plus grand que lui. Il est vrai que bien des gens qui parviennent à ce stade, ne veulent plus diminuer quand grandit le Seigneur, mais le principe n'est pas annulé pour autant. Plus nombreux encore sont ceux qui n'atteignent jamais le stade où ils pourraient montrer le Seigneur et témoigner de Lui, parce qu'ils refusent d'être élevés jusqu'à la place où cela devient possible.

C'est l'intention de Dieu, depuis le commencement, d'utiliser les hommes pour réaliser Son oeuvre. Dieu a planté le jardin, mais Il a placé l'homme pour le cultiver et le garder. Aucun agriculteur n'a jamais fait pousser de maïs; il le plante et le cultive, mais Dieu seul peut le faire pousser. Dieu n'a pas non plus planté un champ de maïs parfait sans avoir recours à un homme. Il pourrait évidemment le faire tout seul, mais Il a décidé d'agir au travers des hommes pour réaliser Ses desseins sur cette Terre. On ne vole pas la gloire de Dieu quand on est puissamment utilisé par Lui; on la manifeste dans une plus grande mesure, aussi longtemps qu'on garde le doigt pointé sur Lui.

C'est souvent un esprit religieux, c'est-à-dire un esprit mauvais, qui cherche à refuser à l'homme le droit d'être uni à Dieu pour accomplir Son oeuvre, sous le prétexte idéaliste que l'homme n'est qu'un « vase de terre » et que « la gloire revient à Dieu seul », mais c'est l'humanisme idéaliste qui, en un certain sens, nie qu'un vase de terre puisse contenir la gloire de Dieu.

Il serait injuste d'accuser Jessie Penn-Lewis d'avoir été la seule à mettre un terme au réveil; bien des amis et coéquipiers d'Evan Roverts dans le réveil lui ont prêté la main. Evan Roberts a quitté l'oeuvre et s'est retiré chez les Penn-Lewis où il s'est fait ermite spirituel et n'a plus jamais été utilisé dans le ministère.

Des années plus tard, Roverts et Penn-Lewis ont cosigné un ouvrage intitulé « le combat contre les Saints », destiné à condamner le réveil pentecôtiste naissant, présenté comme « l'oeuvre d'une armée d'invasion d'esprits méchants ». Au cours du réveil au Pays de galles, Penn-Lewis avait réagi vivement contre les manifestations des pentecôtistes, et ce livre semblait être une réaction de défense, due à son aversion pour leurs attitudes hyper émotionnelles. Les éditions postérieures de l'ouvrage manifestent la volonté des éditeurs de supprimer les attaques virulentes contre les pentecôtistes, mais gardent encore, à mon sens, une teneur générale qui peut nuire à la capacité du croyant d'utiliser les dons de l'Esprit. Le point de vue de Penn-Lewis est exposé par J. C Metcalfe, l'auteur de la préface du livre (War On The Saints, Christian Literature Crusade, pp.VIII) : « L'une des conséquences du réveil au Pays de Galles, à l'aube de notre siècle, a été la multiplication des formes de cultes extrêmes qui prônent souvent le retour à des « pratiques » pentecôtistes. Mme Penn-Lewis qui a assisté à une grande partie du réveil en tant que représentante de « La vie de foi », a clairement discerné le danger de ces enseignements fanatiques; et en collaboration avec Evan Roberts qui a joué un rôle prépondérant dans le réveil, elle a écrit un livre « Le combat contre les saints ». Dans cet ouvrage, ces croyances et ces pratiques extrêmes et tout à fait excessives sont dénoncées catégoriquement comme l'oeuvre d'une armée d'invasion d'esprits méchants. Le terme « tromperie » peut être considéré comme le mot-clef de ce livre et il se trouve être en parfait accord avec les conclusions de John Wesley et du Dr Henson. »

Les écrits de Jessie Penn-Lewis sont imprégnés d'une sincère jalousie de voir Dieu recevoir la gloire qui Lui est due; ils contiennent de nombreux principes effectivement valables, mais une grande partie de ses enseignements est à la fois réactionnaire et empreinte d'idéalisme. Beaucoup d'amis et d'associés très proches d'Evan Roberts ont nié que « Le combat contre les Saints » représente fidèlement l'homme qu'ils avaient connu. Ils ont attesté que le livre était contraire à l'esprit du réveil et contesté le fait qu'Evan s'était coupé du Corps de Christ et même de sa propre famille au moment de sa retraite chez les Penn-Lewis.

C'est un fait reconnu historiquement exact que l'ennemi fait de la critique l'une de ses armes principales pour arrêter le réveil. Quand Paul et Barnabas ont guéri le paralytique de Lystre, le peuple était si impressionné qu'il a réellement voulu les adorer. Ils les ont empêchés, après quoi quelques Juifs venus d'Antioche et d'Iconium, sans aucun pouvoir, avec la critique pour seule arme, et l'aide de cette même foule qui avait voulu adorer les apôtres, se sont mis à les lapider! Les critiques sont les instruments les plus efficaces de l'ennemi pour arrêter l'oeuvre de Dieu ou au moins la mettre sur une voie de garage.

Jessie Penn-Lewis pourrait être l'in de ces exemples historiques classiques qui illustrent la minière dont l'ennemi peut utiliser la chasse à l'hérésie ou l'idéalisme pour saboter d'authentiques oeuvres du Saint-Esprit. Certains enseignements font plus foi à l'ennemi pour trompé, qu'à l'Esprit pour nous conduire dans toute la vérité. D'autres cherchent dans un esprit d'idéalisme humain, à détourner les gens de tout ce qui n'est pas la Jérusalem nouvelle, qui n'est pas encore descendue. Les nouveaux mouvements manquent de maturité et commettent des erreurs. Malheureusement, chez ceux qui sont sans cesse en quête du « nouveau » que Dieu accomplit, il en est beaucoup qui sont incapables de le reconnaître parce qu'il ne cadre pas encore avec leurs normes dont le niveau élevé est peu réaliste.

L'apôtre Paul a expliqué que le Seigneur appelle les choses folles de ce monde pour confondre les sages et bien qu'Il ne veuille pas nous voir rester dans la folie, il faut en général un moment pour nous en débarrasser! Comme Paul l'a souligné, nous devons comprendre que le Seigneur ne veut pas faire appel aux sages — Il veut les confondre! « Dieu résiste aux orgueilleux et Il fait grâce aux humbles “(Jacques 4:6). Il faut de l'humilité pour trouver l'endroit où Il répand Sa grâce, et ceux qui ont l'esprit critique et sont idéalistes, ne chercheront jamais dans les étables de ce monde pour trouver ce qui vient de Dieu.

Les Écritures n'ont jamais parlé d'un ministère de chasse aux hérésies. Le Seigneur s'en est néanmoins servi pour avertir de cerains dangers comme le Nouvel Age, surtout quand les anciens de l'Église ne faisaient pas leur travail. Mais l'Église n'a pas besoin de chasseurs d'hérésies; elle a besoin d'anciens, établis par Dieu, dotés de discernement, qui siégeront aux portes de l'autorité spirituelle. Les chasseurs d'hérésie se sont en général établis eux-mêmes et acquièrent souvent (pas toujours) leur ascendant en semant la paranoïa dans l'Église. Les apôtres et les anciens de l'église biblique n'ont pas acquis leur autorité en dénonçant les ténèbres, mais en manifestant la lumière. Ceux qui étaient les plus rayonnants, ont effectivement dénoncé les ténèbres, mais quiconque acquier son autorité en ne faisant que dénoncer les ténèbres, exercera une influence néfaste sur l'Église.

Le scepticisme a toutes les apparences de la sagesse, mais il s'agit de la sagesse qui vient de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. le scepticisme n'est pas le discernement et il sape dangereusement la vraie foi. E 1 Thessaloniciens 5:21, l'apôtre nous exhorte à « examiner toutes choses et à retenir ce qui est bon » (non ce qui est mauvais). Si nous lisons ou écoutons un message tout en cherchant ce qu'il contient de faux, nous serons incapables de voir ce qu'il contient de juste.

Alors, allons-nous lire ou écouter uniquement ceux que nous savons être justes en tout? Bien sûr que non! Le Seul qui n’ait jamais été infaillible lorsqu'Il foulait cette Terre, est maintenant au ciel. Pratiquement tous les livres et les enseignements répandus dans l'Église ont des os mélangés à la viande; il nous suffit d'apprendre à retirer les os. Comme l'a dit le Seigneur, chaque fois qu'il sème du blé dans un champ, l'ennemi vient semer de l'ivraie « dans le même champ ». Le Seigneur pourrait facilement l'en empêcher s'Il le voulait, mais cela rente dans Son programme d'éducation de nous faire affronter l'ivraie. Il n'a même pas dit à Ses ouvriers d'ôter l'ivraie; Il leur a dit de les laisser pousser ensemble. Il n'y aura pas moyen de voir la différence entre les deux avant qu'ils n'arrivent à maturité. Si nous cherchons à arracher l'ivraie prématurément, nous abîmerons le blé; c'est ce qui se produit dans beaucoup de réveils et de mouvements spirituels.

ÉMOTIONS CONTRE VOLONTÉ

Rares sont ceux qui mettraient en doute le fait que certaines des manifestations survenant lors des réunions pentecôtistes ou charismatiques viennent du désir d'attirer l'attention et qu'elles sont parfois même d'origine démoniaque. Mais ceux qui condamnent ces réunions à cause des excès, auraient également condamné Celles du Seigneur. En effet, il se produisait la même genre de choses dans Ses propres réunions, lorsqu’« Il marchait » sur Terre.

Contrairement à certains enseignements courants, l'amour est une émotion. Le Seigneur Jésus a, de fait, encouragé les manifestations d'amour à Son égard, comme de répandre un parfum de grand prix sur Ses pieds et même de les baigner de larmes.

Quel mari voudrait entendre sa femme lui dire qu'elle n'éprouve plus rien pour lui, mais qu'elle le sert parce que c'est son devoir? Quelle épouse aimerait entendre son mari lui avouer qu'il s'est fait violence pour l'aimer, car il n'éprouve plus de tendresse pour elle? Le mariage subsiste, mais la vie s'en est allée. Ceux qui servent le Seigneur par devoir, et non avec leurs émotions, ont également avec le Seigneur une union dont la vie s'est retirée. Croyez-vous qu'Il accepte nos cantiques, pendant la louange, si nous ne chantons que par devoir et n'éprouvons plus rien pour Lui? Comme le Seigneur l'a dit par la bouche de nombreux prophètes, une telle adoration est vaine. La véritable adoration ne peut se situer que dans un un juste équilibre entre la volonté et les émotions, mais les deux sont indispensables.

Lorsque les gens n'ont connu qu'une relation sans vie, ni chaleur et sont soudain touchés par le Dieu vivant, il est impossible à la plupart de rester impassibles; ils tombent souvent dans l'autre extrême pendant un moment, en manifestant à l'excès leurs émotions. Il vaut évidemment mieux rester dans un juste milieu, mais si nous devons tomber dans un extrême, il est préférable que ce soit celui de la manifestation de nos sentiments à Son égard. Notre nature pharisaïque en sera toujours offensée, tout comme elle l'était pendant les réunions du Seigneur. Mais nous prouvons qui nous adorons en réalité, quand nous nous transformons en fous furieux au cours de nos rencontres sportives préférées.

Il est impossible de sentir la présence de Dieu si on ne ressent pas pour Lui un amour passionné. Dieu a créé l'être humain doué à la fois de raison et d'émotions, et l'homme racheté devrait savoir mieux que quiconque maintenir l'équilibre entre les deux. La maturité spirituelle consiste à faire des choses justes, pour des raisons justes, avec des sentiments. S'il manque à l'homme l'une ou l'autre de ces facultés de raisonner ou de montrer ses émotions, il lui manque la moitié de son apanage d'être humain.

Ceux qui s'en prennent aux réactions émotionnelles vis-à-vis du Seigneur, dérobent, même involontairement, la vie de notre louange. Les émotions ne sont pas censées être le thermostat de la personnalité humaine, mais elles en sont un thermomètre relativement précis; c'est-à-dire que nos émotions ne devraient pas nous contrôler, mais qu'en fait elles révèlent ce que nous sommes.

16— ORGANISATION CONTRE LIBERTÉ

L'organisation (ou le manque d'organisation) du réveil au Pays de Galles est un sujet d'étude intéressant en lui-même. Les responsables de ce réveil sont parvenus à avoir une extraordinaire sensibilité au Saint-Esprit, que l'Église entière ferait bien de rechercher. Il est également probable qu'il y ait eu sur le Pays de galles une présence du Saint-Esprit plus grande ou plus intense que jamais auparavant ou depuis. Mais ce fut précisément leur grande faculté de s'ouvrir au Saint-Esprit que l'ennemi utilisa pour les pousser à aller trop loin : ils allèrent en effet jusqu'à interdire l'organisation indispensable au maintien de toutes leurs conquêtes.

À cause de cela, au bout de deux ans, on ne voyait plus guère de traces du réveil et le pays ne fut pas long à retomber dans son ancienne corruption.

Pendant la période d'expansion des États-Unis, la bataille n'a pas cessé entre explorateurs et colons. Il n'y avait entre eux ni entente, ni compréhension, alors qu'on avait besoin des uns et des autres pour conquérir des terres nouvelles. Il en va de même dans le domaine spirituel. En général, les pionniers spirituels n'aiment, ni ne comprennent les colons spirituels, mais on a besoin des uns et des autres pour que durent les avancées spirituelles. Si l'un de ces groupes l'emporte totalement sur l'autre, c'est la défaite assurée. Lorsque les colons ne tolèrent pas l'exploration de lieux nouveaux, on voit s'installer la corruption provoquée par le marasme. Lorsque les explorateurs ne supportent pas les colons, nul ne profite jamais de toutes les terres nouvelles qu'ils ont découvertes.

De nombreux grands réveils historiques sont restés sans la moindre structure, ni la moindre organisation tout le temps qu'ils ont duré : ce fut le cas de l'église du premier siècle pendant ses vingt ou trente premières années. Elle commença ensuite à se tourner vers la surorganisation lorsque les rites et les nouvelles traditions se substituèrent à la puissance et à la présence du Seigneur. Il a existé beaucoup d'oeuvres missionnaires, comme l'Armée du Salut, qui ont été très efficaces à leur époque; on peut soutenir qu'elles ont fait, en faveur des desseins de Dieu, autant sur une certaine période de temps que ce qui s'est accompli pendant le réveil au Pays de Galles, bref et beaucoup plus explosif. Dans l'ensemble, il paraît peu probable que l'église ait trouvé l'équilibre qui permette à l'organisation de servir les desseins du Saint-Esprit sans usurper Sa place.

Les réveils authentiques sont les niveaux des hautes eaux de l'histoire. Quiconque a été touché, même par le moindre réveil spirituel, semble destiné à être désormais altéré de la présence du Seigneur qui est son sceau. Malgré cela, comme Vance Havner l'a formulé si éloquemment :
« Le réveil n'a pas toutes les réponses. On peut en comparer l'explosion à des soldes de grands magasins. Celles-ci peuvent être spectaculaires, mais le plus gros des affaires se fait dans les ventes de chaque jour, tout le long de l'année. La Pentecôte fut un jour extraordinaire, mais la croissance régulière est venue du fait que le Seigneur ajoutait des membres à l'église jour après jour. Les réveils font les grands titres. mais quand on fera les comptes dans tous les registres, au dernier jour, on découvrira que le travail essentiel a été assuré par la prédication fidèle de pasteurs ordinaires, par le témoignage quotidien de chrétiens ordinaires, par la conquête des âmes dans les foyers et à l'église. »

Continuons à prier pour le réveil, car il est proche assurément, mais sans négliger l'importante oeuvre du royaume qu'il nous appartient de faire aujourd'hui. Mettons à profit chaque jour qui passe pour faire le travail qui nous attend et nous préparer au réveil qui est proche. Dans tous les grands réveils ou restaurations de l'Église jusqu'ici, une grande partie du fruit s'est trouvée perdue, parce que l'Église n'y était pas préparée. Pour la première fois peut-être dans l'histoire, on attend un grand réveil presque partout dans l'Église. Il est fort probable que le Seigneur nous ait donné le sentiment aussi universel d'un réveil imminent parce que nous avons besoin de cet avertissement pour nous y préparer.

17— L'UNITÉ EST INDISPENSABLE

Les Écritres nous ont appris qu'avant la fin de cette ère, l'Église sera unie. Le Seigneur reviendra chercher une épouse,et non un harem! Les prières de Jésus seront exaucées, et c'est avec ferveur qu'il a prié pour l'unité de Son Église.

Quand le Seigneur regarde la Terre, Il ne voit qu'une Église. Les divisions multiples dont l'Église s'est rendue coupable, ont été conçues en enfer, et non au ciel, elles seront vaincues définitivement avant que ne vienne la fin. Nous devons parvenir à l'unité ni nous voulons être prêts pour la grande moisson qui marquera la fin de cette ère. Les « filets » ne pourront pas contenir la prise si nous ne nous unissons pas.

Il est vrai que beaucoup cherchent à unifier l'Église pour de mauvaises raisons et dans des organismes spirituels qui ne conviennent pas. Certains réagissent contre eux de façon exagérée en refusant tous les mouvements qui prônent l'unité

D'autres encore proclament que seule la persécution pourra réunifier l'Église. L'histoire témoigne que c'est faux. Lors de la terrible persécution de l'église en Ouganda, sous Idi Amin, l'église de ce pays est parvenue à l'unité; toutes les barrières dénominationnelles sont tombées et l'église a donné l'impression d'être réellement unie. Mais trente jours après la fin dela persécution, totes les anciennes barrières ont resurgi et les conflits spirituels ont repris exactement là où ils s'étaient arrêtés avant la persécution. Cela prouve que l'unité n'était dictée que par des contraintes extérieures et n'avait rien d'une réelle unité de coeur. La persécution peut nous contraindre à nous réunir pour un temps, mais elle ne règle pas les problèmes du coeur qui sont à l'origine des divisions.

C'est en voyant la gloire du Seigneur que nous serons vraiment changés et guéris des intrigues spirituelles qui font tant de mal au Corps de Christ et portent si gravement préjudice au témoignage que nous donnons au monde. Quand l'Agneau entrera, nous jetterons à Ses pieds toutes nos couronnes (nos situations personnelles)!

Qui peut se prévaloir d'une situation ou d'un prestige quelconque en Sa présence? Ce fut cette unité que trouva l'église du Pays de Galles pendant le réveil. Seule la présence du Seigneur peut créer une véritable unité entre nous. Mais pour la conserver, il faut que nous gardions Sa présence.

NOUS SERONS PARFAITEMENT UN

Ce n'est que lorsque le Corps est relié à la tête, comme il convient, que tous les membres fonctionnent correctement. Lorsque vint la fin du réveil au Pays de Galles et que s'éloigna la présence du Seigneur, l'unité subsista peut-être un peu plus longtemps qu'en Ouganda, mais l'église finit par retomber dans ses anciennes divisions. Et cela ne concerne pas seulement l'unité spirituelle; la présence du Seigneur est indispensable pour toute vraie grâce spirituelle. Nous ne pouvons porter de fruits, que si nous demeurons (persévérons) sur le Cep.

Lorsque le Seigneur a prié pour l'unité de l'Église, Il a demandé que nous soyons « parfaitement un », afin que le monde sache qu'Il avait été envoyé par le Père (voir Jean 17:23). Quand l'Église parviendra à une authentique unité, et non à un accord ou à un compromis politique, le monde entier saura que Jésus est le Fils de Dieu. Lorsque Dieu est descendu voir la tour qui se construisait à Babel, Il a déclaré : « Voilà un seul peuple! Ils parlent tous un même langage, et voilà ce qu'ils ont entrepris de faire! Maintenant, il n'y aurait plus d'obstacle à ce qu'ils auraient décidé de faire ». Le Seigneur a donc confondu le langage des hommes de Babel pour les empêcher de continuer à construire leur tour présomptueuse. Le Seigneur a déclaré : « Si deux d'entre vous s'accordent sur la Terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon père qui est dans les ciels » (Matthieu 18:19).

Lorsqu'il y a eu plein accord uniquement entre cent vingt personnes, le jour de la Pentecôte, les cieux se sont ouverts et le temps de l'Église a commencé. Ce jour-là, il leur a été donné un signe, de don des langues, grâce auquel ce que Dieu déclarait, a pu être compris par tous les hommes présents, malgré la différence de nationalités et de langues. Ces langues étaient ce signe que l'Église qui naissait ce jour-là serait l'opposé de la tour de Babel.

Les hommes seraient à nouveau unis, au sein de l'Église, et pourraient atteindre le ciel grâce à Jésus, Celui qui apporterait cette unité.
_________________
Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.

Dernière édition par Pierre Sabourin le 20/08/2006 15:52:57; édité 2 fois
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12/08/2006 05:38:40
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20/08/2006 15:47:58
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: LE MONDE EN FEU (partie 2B)
DIEU NE MET PAS SON ONCTION SUR LA DIVISION

C'est une vérité fondamentale, à la fois biblique et historique, que Dieu ne met pas son onction sur la division. Aucun grand réveil ou mouvement de Dieu n'a vu le jour dans une église divisée.Le Seigneur ne déverse Son Esprit que lorsqu'il y a plein accord dans une assemblée. L'objectif essentiel du royaume de Dieu est de restaurer l'unité et l'harmonie dans Sa création divisée. Le Seigneur serait en contradiction avec Sa mission essentielle s'Il mettait Son onction sur rien moins que l'unité. Plus l'Église entrera dans l'unité, plus elle recevra de puissance. C'est pourquoi la stratégie fondamentale de Satan est de diviser les chrétiens et de les monter les uns contre les autres. Satan sait très bien qu'un homme peut en chasser mille, mais que deux peuvent en chasser dix mille. Dans l'unité, la puissance est multipliée.

L'Église connaîtra l'unité avant la fin, mais il existe une bonne raison au fait qu'elle ait connu tant de divisions. On trouve dans la bible ce principe général qu'entre le moment où nous recevons les promesses de Dieu et l'accomplissement de ces promesses (ou Terrre promise), il y a généralement un désert qui est tout l'opposé de ce qui avait été promis. L'exode d'Israël, après son départ d'Égypte, en fournit un exemple évident, mais nous le voyons aussi dans la vie de presque tous les grands personnages bibliques. Nous trouvons ce principe également dans l'histoire de l'Église. Elle avait reçu la promesse de gouverner sur les nations avec le Seigneur, mais pendant près de deux mille ans, c'est le monde qui l'a dominée. Elle était censée avoir une unité qui amènerait le monde entier à croire en Jésus, mais elle a probablement connu plus de divisions qu'aucune autre religion ou philosophie.

Il a fallu une journée à Israël pour sortir d'Égypte, mais il a fallu quarante ans de désert pour faire sortir l'Égypte d'Israël et le rendre capable d'entrer en Terre promise. À un moment donné, alors que le Seigneur était sur le point de détruire toute la nation, et de tout recommencer avec Moïse, celui-ci a intercédé, en faisant valoir que si le Seigneur détruisait Israël après l'avoir fait sortir l'Égypte, le monde entier prétendrait qu'Il était capable de faire sortir les fils d'Israël d'Égypte, mais incapable de les mettre en possession de leur héritage (voir Exode 32:1-14).

C'est exactement ce que prétend le monde aujourd'hui au sujet de l'Église : le Seigneur est peut-être capable de nous ôter du monde, mais Il n'a pas été capable d'ôter le monde de notre coeur ou de nous mettre en possession de notre héritage spirituel. Avant la fin de notre ère, le Seigneur témoignera au monde entier, au travers de l'Église, qu'Il a pu à la fois nous faire sortir de notre Égypte et nous faire entrer dans notre héritage. À la fin des temps, la prière du Seigneur en faveur de l'unité sera exaucée et le monde entier le saura, car elle aura pour résultat une effusion d'une puissance et d'une autorité telles que personne au monde ne pourra nier.

18— L'ESPRIT DE CONTRÔLE, L'INTOLÉRANCE ET LE PHARISAÏSME

L'esprit de contrôle, l'intolérance et le pharisaïsme spirituel sont les plus grands ennemis du réveil ou du renouveau. C'est l'une des stratégies de base de l'ennemi de nos âmes d'asservir l'Église au moyen du « totalitarisme spirituel ». Il y parvient en utilisant la peur et l'intimidation pour dominer et opprimer les croyants. La peur est le contre-pouvoir de la foi, et les deux sont engagées dans un combat à mort chez tous les croyants. L'un des champs de bataille les plus importants pour gagner le coeur des hommes met aux prises l'esclavage spirituel et la liberté spirituelle.

L'apôtre Paul a déclaré : « Car, en croyant du coeur, on parvient à la justice... » (Romains 10:10). La peur et l'intimidation peuvent contraindre les hommes à croire avec leur intelligence, peut-être avec leurs émotions, mais elles ne pourront jamais changer le coeur. Le recours à la peur et à l'intimidation contre une personne ne réussira jamais à lui donner une vraie foi. La crainte est la puissance du royaume des ténèbres qui réduit les hommes en esclavage. Lorsque la peur arrive à nous dominer, elle est, en un certain sens, devenue notre Seigneur. Quant à la seigneurie de Dieu, elle s'exerce sur nos vies dans la mesure où nous nous laissons dominer par la foi que nous avons en Lui. La foi est la puissance du royaume de Dieu qui libère l'homme pour lui permettre d'adorer Dieu en esprit et en vérité. La crainte exerce sa domination par la pression extérieure et l'intimidation. La domination de la foi vient du coeur.

On peut apprendre à un perroquet à dire ou à faire les choses qui conviennent, mais il ne les a pas dans le coeur. Il se contente de « répéter ». Une adhésion due à l'intimidation ou à des pressions ne produira jamais une vraie justice ou la transformation du coeur, aussi précise et exacte que soit la doctrine imposée. À vrai dire, notre foi doit venir du coeur, et pas simplement de notre intelligence, car les « eaux vives » ne peuvent jaillir que de l'être intérieur, le coeur. Nous ne pourrons jamais réellement vivre la vérité, si notre vie ne vient pas du coeur où demeurent les véritables eaux vives. Et pour être fidèles à ce nous avons dans le coeur, nous avons besoin de liberté.

Notre tendance à associer « le coeur » avec les sentiments a souvent entretenu une confusion. Nos sentiments peuvent venir du coeur, mais ils peuvent aussi avoir d'autres origines qui n'ont rien à voir avec le coeur. Rares sont les gens, et même les chrétiens, qui connaissent vraiment leur coeur. Beaucoup se sont couvert le coeur de tant de façades spirituelles ou sociales, qu'ils ne savent plus ce qui s'y passe. Nous avons, nous aussi, le problème qu'a décrit Jéréme, « le coeur est tortueux par-dessus tout, et il est incurable; qui peut le connaître? » (Jérémie 17:9). Il est pourtant d'une importance primordiale que notre connaissance et notre vie procèdent d'un coeur vrai, parce que c'est le seul endroit d'où peuvent couler d'authentiques eaux vives.

Un des objectifs suprêmes de la vraie foi est de changer le coeur des hommes avant de les libérer pour qu'ils commencent à vivre selon leur coeur. Comme notre coeur est le réservoir des eaux vives, une fois que nous sommes affranchis pour y puiser la vie, il se produit une libération des eaux vives dont tous les hommes ont si soif. Les chrétiens devraient être les plus libres et les plus vivants de la Terre et trancher nettement sur le reste des hommes. Les chrétiens authentiques et libres sont incontestablement une grande lumière pour la Terre, là où ils se trouvent. Malheureusement, ils ne sont pas nombreux.

Un réveil est avant tout la libération des « eaux vives » au coeur des croyants. C'est pourquoi l'esprit de contrôle est l'un des plus grands ennemis de tout réveil. Il enchaîne les croyants et tarit le flot des eaux vives qui crée et fait vivre tout réveil.

Satan se soucie manifestement très peu de ce que nous croyons, tant que notre foi vient de notre intelligence et non de notre coeur. Dans ce cas, il utilise la vérité comme les produits qu'on inocule : nous en recevons juste assez pour apaiser notre conscience, mais insuffisamment pour amener un changement de coeur et produire une foi vraie et une libération de l'eau vive. La première stratégie de Satan est de garder à la foi son caractère intellectuel. Il nous donnera toute la vérité que vous désirez, tant qu'il a l'assurance qu'elle sera mal utilisée. Dès qu'il voit les vérités quitter le domaine de l'intelligence et atteindre le coeur, il dépêche un esprit de contrôle pour y mettre fin. L'esprit de contrôle permet à Satan d'enchaîner les hommes encore davantage. Le Seigneur utilise la vérité pour libérer les hommes, mais Satan peut utiliser des vérités pour les enchaîner, lorsqu'ils se soumettent à l'esprit de contrôle et non au Saint-Esprit.

LA NATURE DE L'OBÉISSANCE

Le conflit fondamental entre le royaume des ténèbres et le royaume de Dieu concerne l'esclavage et la liberté. Jésus a dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:31-32). La vérité nous rendra libres, tant que nous demeurerons dans Sa parole, mais nous devons demeurer dans Sa parole. La vérité nous libère et nous avons besoin de liberté pour comprendre la vérité avec notre coeur. L'obéissance compte beaucoup pour le Seigneur, mais Il ne la recherche pas pour elle-même : Il désire que nous obéissions avec des motivations justes, parce que nous avons Son coeur.

Une femme peut parfaitement porter un voile pour aller à l'église, en signe de soumission à l'autorité. Devient-elle soumise pour autant? Le port du voile n'est pas la soumission, il n'en est que le symbole. Une femme rebelle peut également porter un voile; elle peut même le faire pour compenser sa rébellion et tenter de dissimuler son manque de soumission. Le Seigneur ne nous demande pas de nous contenter de porter des symboles de notre soumission : Il recherche la soumission qui vient du coeur. Bien des doctrines promulguées par l'Église s'attachent plus au port de « voiles » doctrinaux qu'aux changements nécessaires à opérer dans notre coeur.

Si Dieu n'exigeait de l'homme que l'obéissance, Il n'aurait pas laissé le choix à Adam et Eve dans le jardin. Il Lui aurait été facile de programmer des hommes soumis à jamais, mais Il n'aurait eu que des robots. Pour obtenir l'obéissance du coeur, Il devait leur laisser également la possibilité de désobéir; il fallait que les hommes disposent de liberté. C'est pourquoi Dieu a mis dans le jardin l'arbre de la connaissance du bien et du mal; cet arbre n'était pas destiné à faire achopper l'homme, mais à l'amener à choisir l'obéissance à Dieu. Pour qu'il puisse y avoir une adoration en esprit et en vérité, celle qui vient du coeur, il faut aussi qu'il existe une possibilité de la refuser.

L'ADORATION EN ESPRIT

Si Dieu ne désirait qu'une stricte obéissance, Il aurait pu créer Adam et Eve de manière à ce qu'ils ne puissent pas Lui désobéir, mais ce n'est pas ainsi qu'Il a créé même les anges. Quelle valeur a la louange d'individus qui ne peuvent faire autre chose? Si nos « cultes de louange » classiques donnent une idée de la nature de notre louange, le Seigneur aurait mieux fait de programmer une quantité d'ordinateurs pour Lui chanter des louanges. Si on nous dit à quel moment nous lever, nous asseoir, ce qu'il faut chanter, etc., il y a peut-être de l'ordre, tout cela fait peut-être bon effet, mais le coeur de Dieu est-il touché? La louange classique dans l'église, qu'elle soit traditionnelle, pentecôtiste, charismatique ou troisième vague, est à peine plus qu'une tentative pour préparer l'assemblée à l'essentiel, la prédication.

Nous devons prier le Seigneur pour découvrir le moyen d'atteindre une louange véritable dans nos réunions, car il faut faire quelque chose pour sortir l'Église de ses ornières spirituelles. Tant que la louange ne permet pas à nos coeurs de toucher le coeur de Dieu, on ne peut pas parler de louange; ce n'est que du bruit. Si nous touchons le coeur de Dieu, nos coeurs seront changés. Chaque réunion de louange devrait être une rencontre avec la présence du Seigneur. Quand nous contemplerons la gloire de Dieu, nous serons transformés par cette gloire. Mais ce n'est pas en cherchant à voir le Seigneur qu'on parviendra à une louange véritable; c'est en Le voyant.

Il y aurait des choses concrètes et évidentes à faire pour contribuer à donner une réalité à nos réunions de louange. D'abord, pourquoi ne pas laisser les gens s'asseoir s'ils le désirent? Si les gens ont la liberté de rester assis, au moment où ils se lèveront, ce sera pour rendre vraiment honneur au Seigneur. « Les chants dans l'esprit », nés (ou restaurés) pendant le réveil au Pays de Galles, peuvent aussi être une extraordinaire occasion pour des individus de toucher réellement le coeur de Dieu par leur louange personnelle. Il est vrai que lorsqu'elle est machinale ou qu'elle représente une tradition de plus, elle devient nuisible, mais lorsque les croyants sont libres de chanter au Seigneur ce qu'ils ont dans le coeur, ils ont les plus grandes chances de pouvoir entrer dans l'adoration « en esprit et en vérité ».

La plupart des assemblées ont besoin d'un responsable de louange pour maintenir l'ordre et assurer une direction aux réunions, et en cela, il peut être l'instrument du Saint-Esprit. Mais si nous voulons parvenir à la vraie louange, il arrive un moment où le responsable de la louange doit s'écarter : en effet, tant que nous prêtons attention au responsable, notre louange ne vient pas de notre coeur, nous nous contentons de suivre un responsable.

Je suis allé dans beaucoup d'assemblées qui n'avaient pas de responsable de louange, car elles prétendaient être entièrement conduites par le Saint-Esprit; en fait, elles étaient plus souvent conduites par des membres rebelles et sans maturité spirituelle. Il peut être désastreux de laisser une église rendre prématurément cette responsabilité; il faut avoir la vision d'acquérir cette maturité. Il arrive un moment où la vraie louange peut amener une présence du Seigneur si manifeste, que ni la chair, ni le diable n'osent intervenir.

Mais même si la chair et le diable arrivent de temps à autre à s'interposer, il vaut peut-être mieux avoir de rares feux difficiles à maîtriser, que de ne pas avoir de feu du tout. Pour lui laisser la possibilité d'obéir de tout son coeur, Dieu a dû donner un choix à l'homme. Plus il est libre de choisir, plus il a de chances de faire un mauvais choix, mais plus il a aussi la possibilité de montrer à Dieu une véritable obéissance du coeur. Lorsque nous dressons des règlements excessifs, des barrières et des murs autour de nos réunions, de nos programmes ou de nos doctrines, pour enrayer la désobéissance, nous ne réussissons qu'à créer des robots spirituels, dont le comportement est sans doute correct, mais qui n'ont pas la vraie conviction du coeur. On a, en fait, obtenu tout l'opposé d'une foi chrétienne authentique.

SES BREBIS CONNAISSENT SA VOIX

Comme l'apôtre l'a enseigné, « le Seigneur, c'est l'Esprit et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2Corinthiens 3:17). Si nous voulons marcher dans l'Esprit, il faut que nous soyons libres. Lorsque nous bâtissons tout un système de lois et de règlements pour imposer l'obéissance, nous paralysons notre capacité à marcher par l'Esprit. Le Nouveau Testament n'était pas destiné à être une nouvelle Loi. Il était destiné à nous donner des directives générales tout en favorisant notre droit à entendre nous-mêmes la voix du Seigneur sur la plupart des questions, même les plus importantes. Les brebis du Seigneur doivent entendre Sa voix et la liberté du Nouveau Testament est destinée à obliger chacun de nous à Le rechercher et le connaître personnellement.

Par exemple, il est très important pour le Seigneur que Son Église soit bâtie selon Son dessein, mais le Nouveau Testament est d'une ambiguïté surprenante en ce qui concerne le gouvernement et la structure de l'Église, et ce, à dessein. Ce n'est pas pour que nous en fassions à notre guise, mais pour nous obliger à chercher Sa face afin de L'entendre nous donner Ses instructions. Il y a dans le Nouveau Testament d'importants principes généraux qui peuvent nous servir de modèles pour la structure de l'Église, mais ils restent délibérément dans les généralités pour susciter chez chacun de ses bâtisseurs le besoin de chercher Sa face et d'écouter Sa voix, car c'est Lui le vrai Bâtiseur de la maison.

Le Seigneur nous a donné le Nouveau Testament pour souligner quelques indications générales claires sur la vie, l'Église, nos rapports avec les gouvernements, etc. auxquelles nous devons nous conformer pour rester sur le chemin de la vie. Mais elles sont assez générales pour tenir compte de notre liberté et même la développer. Il n'est pas question d'une liberté qui mène à la licence, mais d'une liberté destinée à stimuler notre quête du Seigneur et à nous faire suivre le Saint-Esprit pour être conduits dans « toute » la vérité. Le Seigneur n'a pas dit que lorsqu'Il s'en irait, Il nous laisserait un livre qui nous conduirait dans toute la vérité, mais qu'Il nous donnerait Son Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la vérité. Nous devrions avoir une grande reconnaissance pour le livre inestimable qu'Il nous a laissé, mais Il n'a jamais voulu que ce livre prenne Sa place à Lui dans notre vie. Quand cela se produit, il est mal utilisé.

Le véritable christianisme est essentiellement une relation avec Christ et une relation c'est essentiellement une communication. Comme le Seigneur l'a déclaré au moment où Il a été tenté, « l'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4). Notez que le verbe « sortir » est employé au présent et non au passé. Nous ne pouvons pas nous contenter de vivre en tenant compte de ce qu'Il a dit dans le passé; il faut que nous L'écoutions aujourd'hui. Cela ne sous-entend pas qu'il va être question d'établir de nouvelles doctrines ou d'inclure d'autres éléments dans le canon des Écritures; cela sous-entend que nous devons tous avoir avec Lui une relation personnelle et vivante.

C'est ce que nous a enseigné la manne dans le désert : il fallait la ramasser fraîche tous les matins. Nous aussi, nous devons L'écouter tous les jours; nous sommes appelés à vivre conformément à la parole qui sort, ce qui sous-entend une relation ininterrompue. La qualité de toute relation est fondée sur la communication. La qualité de notre foi est fondée sur notre communication. La qualité de notre foi est fondée sur notre communication avec le Seigneur, et le Nouveau Testament était destiné à promouvoir la liberté qui permet, et même exige que chacun de nous développe cette communication.

La liberté est la condition préalable à une vraie relation. si un homme possède sa femme contre sa volonté, il commet un viol; cela n'a rien à voir avec l'amour. Bien sûr, le Seigneur ne violerait pas Sa fiancée, l'Église; Il la courtise et l'amène à désirer se soumettre à Lui par amour. C'est l'ennemi qui nous fait obéir ou prendre des engagements sous la contrainte et les pressions, mais cela n'aboutira jamais à la véritable justice, qui ne peut sortir que du coeur. Manipulation, intimidation et contrôle ne viennent pas de l'Esprit de vérité; ce sont des esprits méchants qui détournent les hommes de la vérité et cherchent à les lier dans les ténèbres.

LES PHARISIENS MODERNES

L'un des grands champs de bataille de la Réforme a été la tentative de Satan pour empêcher que la bible n'arrive dans les maisons de tout le monde. La bataille continue à faire rage aujourd'hui, parce que Satan sait pertinemment que lorsque les gens ordinaires reçoivent la Parole de Dieu, c'est le début de la révolution et qu'il va bientôt perdre sa situation son titre de prince de ce monde de ténèbres. Le Seigneur a donc déclaré que « l'évangile était prêché aux pauvres » pour prouver qu'Il était bien le Messie. Le Seigneur aime particulièrement les pauvres, ce qui a aussi une importance stratégique. Les dirigeants actuels, même les responsables spirituels, vivent en général dans un trop grand confort et sont trop soucieux de défendre leur territoire pour réagir à la Parole de Dieu en obéissant radicalement. Il faut en effet une obéissance radicale pour que soient libérées les eaux vives d'où jaillit le réveil. Un véritable réveil est une révolution contre les principautés et les puissances qui exercent le pouvoir.

Cette bataille pour empêcher les gens ordinaires de pouvoir disposer de la Parole de Dieu faisait déjà rage en Israël quand le Seigneur marchait sur la Terre. Il est intéressant de noter que les Pharisiens qui aimaient et appréciaient les Écritures peut-être plus que toutes les autres sectes de leur temps, furent les principales forces armées de l'ennemi dans ce combat.

À cause de leur passion pour les Écriturres, c'est à eux qu'on confia la responsabilité fondamentale de veiller au maintien de l'intégrité de la Bible au cours des siècles où elle fut copiée et recopiée. Tout amoureux de la Parole a donc une dette envers eux. Mais dans leur zèle à protéger les textes bibliques des abus, les Pharisiens eurent recours à un système d'interprétation fondé sur leurs propres traditions, plutôt que sur le texte lui-même. Ces traditions les amenèrent à ne pas reconnaître, et même à persécuter, Celui qui était la Parole de Dieu faite homme, Jésus.

Aujourd'hui, il existe au sein de la chrétienté des camps ultraconservateurs où les Pharisiens actuels font essentiellement la même chose que leurs homologues spirituels d'autrefois. Dans leur zèle à protéger les Écritures des abus doctrinaux, ils ont mis en place un système d'interprétation réactionnaire. Ce système protège réellement les Écritures des interprétations erronées, mais il contribue en même temps à empêcher ceux qui obéiraient radicalement à la vérité, de la recevoir.

Quiconque aime la vérité, veut avoir une doctrine juste. Pourtant, lorsque nous comparaîtrons devant le trône du jugement de Christ, nous ne serons pas jugés sur la justesse de nos doctrines, mais sur nos actes. Une doctrine juste n'est pas une fin en soi; c'est un moyen pour nous de devenir conformes à l'image de Christ pour nous rendre plus capables de demeurer en Lui. Une saine doctrine nous permet de mieux voir la volonté de Dieu de manière à pouvoir Lui obéir. Mais il est possible d'avoir appris la Bible par coeur, sans pour autant connaître la Vérité, car la Vérité est une personne. Les Pharisiens aimaient les Écritures plus que le Dieu des Écritures; nous devons veiller à ne pas être victimes de la même erreur. Nous ne pouvons aimer Dieu sans aimer Sa parole, mais nous pouvons élever la Parole écrite au-dessus de Lui et en faire une idole, en la laissant se substituer à notre relation avec Lui et provoquer ainsi le départ du Saint-Esprit de l'Église.

La plupart des croyants court le danger, non pas de surestimer la parole écrite, mais plutôt de la sous-estimer et de négliger ce don précieux du Seigneur à Son peuple. Une grande partie de cette négligence est due aux « professionnels ecclésiastiques » qui ont inculqué aux chrétiens une si grande crainte de se tromper, que la plupart d'entre eux redoutent de chercher la vérité. Dans le même temps, beaucoup de responsables chrétiens ont fait plus de cas de la Parole écrite que de la Parole vivante et ont commencé à adorer le livre du Seigneur au lieu du Seigneur du livre. Ils sont arrivés à faire de l'évangile une nouvelle loi.

De même qu'autrefois les Pharisiens qui étaient ceux qui se passionnaient le plus pour les Écritures, ont été les plus grands ennemis de la Parole Elle-même, aujourd'hui certains de ceux qui font profession de protéger l'intégrité de la Parole, sont les plus grands ennemis de la vérité. Ces pharisiens des temps modernes agissent au moyen de la crainte et de l'intimidation, les pires ennemis de la vérité. Ceux qui sont dominés par la crainte, sont les plus menacés par ceux qu'ils ne peuvent pas dominer par l'intimidation.

Ceux dont la foi en Dieu vient du coeur, connaissent Celui en qui ils croient. Lorsque nous savons que nous sommes connus de Dieu, nous ne nous préoccupons pas exagérément de ce que les autres pensent de nous. Par conséquent, personne au monde ne pourra nous menacer, ni nous intimider. Ce type de gens fera des choix fondés sur ce qui est juste, sans se laisser influencer par des pressions politiques apparemment justes, mais en conflit avec l'Esprit de Vérité.

LES FAUX FRÈRES

Jésus était tolérant vis-à-vis des pécheurs, mais Il avait du mal à supporter les Pharisiens les docteurs de la loi. Ces derniers n'entraient pas dans le royaume et voulaient en interdire l'entrée aux autres. Les Pharisiens modernes regardent ceux qui s'écartent de leurs propres interprétations doctrinales comme des ennemis, des faux docteurs, ou des faux prophètes. Il est certain qu'il existe de faux docteurs et de faux prophètes. Mais la description que donne Paul des faux frères, diffère totalement de l'idée qu'on s'en fait généralement. Il nous met en garde contre « les faux frères qui s'étaient introduits furtivement et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Christ-Jésus avec l'intention de nous asservir... » (Galates 2:4). Ce sont souvent les gens qui utilisent la crainte et l'intimidation pour forcer les autres à se soumettre à leurs croyances qui devraient être classés comme faux docteurs. et non ceux qu'ils attaquent parfois avec tant de véhémences.

La liberté de l'Esprit est indispensable si l'on veut adorer « en esprit et en vérité ». Cette même bataille menée pour réduire la liberté spirituelle du croyant, qui faisait rage dans l'église primitive, fait encore rage aujourd'hui. Si nous voulons adorer en esprit et en vérité, nous ne pouvons pas transiger sur le droit des croyants à avoir des opinions différentes sur les doctrines et les croyances qui ne sont pas essentielles. Ceux qui portent atteinte à ce droit, sont les plus grands ennemis de la vérité, même si leur intention déclarée est de protéger la vérité.

Affirmer que quelque chose n'est pas scripturaire parce qu'on ne le trouve pas dans les Écritures, c'est commettre une erreur dans la manière d'utiliser la Bible. Les Écritures ont été données afin de nous affranchir pour faire ce qui n'est pas spécifiquement interdit et non pour nous empêcher de faire tout ce qui n'est pas mentionné. Il faut donner aux croyants la liberté de faire ce qui n'est pas spécifiquement interdit dans le Nouveau Testament, puis d'en juger les fruits, pour savoir si c'est de Dieu ou non. Cette liberté ne signifie seulement qu'en tout cela, nous devons rechercher le Seigneur individuellement pour connaître Sa volonté, mais aussi Son jugement.

À certains moments, le Seigneur préfère nous voir utiliser notre propre bon sens, plutôt que d'attendre Son avis sur un sujet. À mesure que nous acquérons de la maturité, c'est la plupart du temps qu'Il préfère nous voir utiliser notre propre jugement. si je dis à ma fille de témoigner à l'une de ses amies et qu'elle le fait, cela me fait peut-être plaisir, mais bien moins que si elle le faisait de sa propre initiative. Les équipes apostoliques du premier siècle n'étaient pas conduites par la main; elles étaient envoyées par Dieu. La plupart du temps, elles se servaient de leur discernement, car elles avaient la pensée de Dieu. Quand le Seignuer voulait leur donner une direction spéciale ou modifier leur direction, Il le faisait dans un rêve, une vision, ou une parole prophétique; mais d'après le témoignage des Écritures, cela n'arrivait qu'en de rares occasions.

Le Seigneur veut que la totalité de Son peuple connaisse Sa voix et que chacun ait une relation d'intimité avec Lui. Toutes les relations sont fondées sur la communication, mais toutes les communications ne sont pas directives. Beaucoup de gens deviennent « accros » des paroles prophétiques, ce qui aboutit à un terrible abus de la parole prophétique. Il faut que je sois très précis avec mon enfant de deux ans et que je lui donne des conseils presque continuellement; celui de huit ans en a nettement moins besoin. En acquérant de la maturité, nous devrions avoir besoin de moins de directives, et non de plus. Lorsqu'une personne doit recevoir une parole avant de prendre la moindre décision, elle ne fait pas preuve de maturité, mais d'immaturité.

Les prophètes ne sont pas censés être des gourous. Et les Écritures ne sont pas censées servir d'horoscopes. Cependant, pour que les croyants soient libres de connaître le Seigneur par eux-mêmes, de développer une relation personnelle avec Lui et d'entendre Sa voix, il faut qu'ils aient aussi la liberté, chemin faisant, de commettre des erreurs.

Rien n'est impossible à Dieu. Ce ne serait pas grand-chose pour Lui, d'amener les chrétiens à avoir touts exactement la même foi en toutes les doctrines. Mais ils ne parviendront jamais à une véritable unité de coeur s'ils ne disposent pas de la possibilité de ne pas être unis. L'unité spirituelle ne s'appuie pas sur l'identité des doctrines, elle s'appuie sur l'amour pour Dieu d'abord, puis sur l'amour les uns pour les autres. Selon le dessein de Dieu, nous voyons en ce moment « partiellement comme au travers d'un miroir ». Chacun, n'est capable de voir qu'une partie de l'image, et nous ne la verrons jamais dans sa totalité si nous n'apprenons pas à en rapprocher toutes nos parties. L'unité de Dieu n'est pas une unité de conformité, mais bien l'unité entre bien des parties différentes. La foi véritable qui vient du coeur, se manifeste par la tolérance envers ceux qui sont différents; et cette tolérance est indispensable pour parvenir à une véritable unité venue du coeur.

CHACUN DOIT RECUEILLIR SA PROPRE MANNE

Quand les enfants d'Isrël reçurent la manne du ciel, chaque famille devait en recueillir pour elle-même. C'est également vrai lorsqu'il s'agit de recueillir la manne spirituelle. Nous ne pouvons pas tout attendre de nos responsables spirituels. Il ne s'agit pas de minimiser l'importance des responsables et des enseignants qui se consacrent à la parole et au ministère. Ils sont tout aussi essentiels aujourd'hui que l'étaient autrefois les Lévites au service de l'assemblée d'Israël. Mais les responsables ne peuvent se charger d'un travail qui revient à l'individu ou à la famille. Il y a une distinction entre l'enseignement général qui doit être assuré par ceux qui se consacrent au ministère de la parole, et le pain quotidien que chaque famille doit recueillir.

Comment une personne sans formation peut-elle chercher dans la Bible une parole venue droit du ciel, sans risquer de tomber dans l'erreur ou de fausses doctrines? C'est l'in des problèmes les plus importants qu'ait affrontés le peuple de Dieu au cours des quatre mille années écoulées depuis le don de la parole écrite à l'homme. L'un des combats les plus difficiles du christianisme a eu pour enjeu le droit pour les gens ordinaires d'avoir accès aux Écritures et de les interpréter eux-même. Même les mouvements qui se sont passionnés pour la Réforme ou le Renouveau, ont presque tous fini par élaborer des formulations doctrinales strictes, interdisant toute dérogation à « la ligne du parti ». Ensuite, ils construisent généralement des systèmes et des méthodes d'interprétation des Écritures (l'herméneutique) qui tendent à déposséder les gens de cette faculté et à laisser l'interprétation des textes bibliques uniquement aux mains des responsables. Cela contribue souvent à restreindre les interprétations erronées et les usages impropres de la Parole, mais ces barrières que nous dressons pour protéger les Écritures, font elles-mêmes obstacle à un plus grand progrès ou à une plus grande croissance spirituelle.

PROBLÈMES D'HERMÉNEUTIQUE

La plupart des systèmes d'herméneutique qui ont été conçus dans le louable dessein de chercher à prévenir hérésies et erreurs, détruisent en même temps la liberté indispensable aux croyants pour développer une relation personnelle avec le Seigneur et pour L'adorer en esprit et en vérité. Malheureusement, bon nombre de ces remèdes se sont trop souvent révélés plus nocifs que les maladies qu'ils étaient censés combattre. Ce n'est pas une critique dirigée contre l'élaboration et le bon usage de l'herméneutique (un simple système d'interprétation). C'est une critique contre la quasi-destruction de la capacité qu'ont les individus de lire et de comprendre les Écritures par eux-mêmes.

La faute en revient à l'herméneutique, tant des catholiques que des protestants conservateurs. Comme les Pharisiens qui les ont précédés, certains des responsables les plus conservateurs de ces dénominations ont dressé des barrières pour s'opposer à cette aptitude des individus à recevoir une révélation ou une interprétation nouvelle des Écritures. En fait, ils condamnent généralement le terme même de « nouvelle révélation », qu'ils accusent d'être le fait d'hommes qui cherchent à ajouter aux Écritures, ce qui est absolument inexact. La nouvelle révélation en question est une intelligence accrue ou une compréhension plus profonde des Écritures. Les gens qui réagissent violemment contre la nouvelle révélation, sont tombés dans l'une des plus terribles présomptions, celle de croire qu'ils savent déjà tout ce qu'il y a à savoir.

Il existe quelques excellents principes d'herméneutique qui peuvent aider toute personne sincère, en quête de vérité, à rester sur le chemin de la Vie. Il est regrettable qu'ils s'accompagnent souvent de beaucoup d'autres principes destinés à protéger des interprétations arrêtées d'avance sur quantité de doctrines sans importance, visant à limiter le champ d'action, la vision et la compréhension individuelle des enseignements bibliques. Il y a manifestement beaucoup plus à comprendre dans la Bible, que ce que nous comprenons aujourd'hui. Bien des aspects de l'herméneutique conservatrice empêchetnt, ou du moins découragent fort, les gens d'aller plus loin dans leur étude et leur compréhension de la Parole.

Avec tous ses camps théologiques, l'Église est devenue semblable aux célèbres aveugles devant l'éléphant. Celui qui a trouvé la jambe était sûr que l'éléphant était comme un arbre. Celui qui a trouvé la queue a jugé cela ridicule; l'éléphant ressemblait plutôt, à une corde! Celui qui a trouvé son oreille a pensé que les deux autres se trompaient; il s'agissait d'une grande feuille. Ils avaient raison sur chaque partie, mais tort sur l'ensemble. Il leur fallait s'écouter les uns les autres et rapprocher leurs conclusions pour réussir à identifier l'éléphant.

Le psalmiste a déclaré avec sagesse : « La somme de Ta Parole est la vérité » (Psaumes 119:160, Darby). Chacun de nous peut détenir une part de vérité, mais nous n'aurons la vérité tout entière que lorsqu'elle s'ajustera comme il faut aux autres parties du corps de Christ. Le fait de comprendre les divers camps d'interprétation biblique, et de communiquer avec eux, peut nous aider à recevoir ce qui est bon, sans achopper sur qui est mauvais. Ceux qui connaissent l'Esprit de vérité, ont assez confiance en Lui pour le faire. Malheureusement, ceux qui sont liés par un esprit de crainte et qui ont le plus besoin d'échange avec les autres, ont rarement assez confiance en l'Esprit pour agir ainsi. Ceux qui sont liés par un esprit de contrôle, ont plus foi dans le diable pour les tromper que dans le Saint-Esprit pour les conduire dans toute la vérité.

Il existe une ambiguïté voulue par Dieu qui s'oppose à la reconnaissance d'une loi absolue ou d'une méthode d'interprétation biblique irréfutable. Cette ambiguïté est destinée à nous garder sous la dépendance du Saint-Esprit pour nous conduire à la vérité. C'est en soi un acte de grande arrogance, de la part des hommes, de présumer qu'ils sont capables d'édifier un système ou d'élaborer des principes grâce auxquels ils peuvent interpréter l'Écriture. Ils cherchent ainsi à se confier à la science plutôt qu'au Saint-Esprit, et renoncent donc à l'essence de la véritable vie chrétienne, la relation avec Dieu. Si la chose était possible, pourquoi ne la trouve-t-on pas exposée clairement dans les Écritures, et pourquoi les auteurs mêmes des Écritures s'en sont-ils écartés aussi souvent? Nous l'avons dit : il existe des principes qui peuvent nous aider dans notre quête de la vérité biblique; mais il n'existe pas de lois ou de méthodes absolues pour interpréter la Bible. Lorsque nous prétendons substituer au Saint-Esprit notre propre science, nous tombons dans une erreur grave.

Les Écritures contiennent de nombreux paradoxes parce que la vérité se situe dans la tension entre les extrêmes. Seul le Saint-Esprit peut nous rendre aptes à discerner cette vérité et nous garder dans le juste équilibre entre les extrêmes qui nous amèneraient à faire fausse route. Cela ne va-t-il pas entraîner une grande subjectivité dans notre interprétation des Écritures? Si! Et c'est toute la question. le christianisme authentique accorde une liberté indispensable si nous voulons croire d'une foi qui vient du coeur et pas seulement de l'intelligence.

19— LA PLUS HAUTE FORME D'UNITÉ

Quand nous cherchons à programmer des lois d'interprétation ou des doctrines de plus en plus rigoureuses, nous obtenons peut-être un semblant d'ordre et d'unité, mais l'ordre et l'unité sont extérieurs, et non intérieurs. Dès que cesse toute contrainte, on perçoit rapidement la part véritable de l'ordre et de l'unité; la plupart du temps, il n'y a que chaos. Comme l'a dit un jour Martin Luther avec humour : « L'homme qui est spirituel, peut se passer d'alliance (de pacte); l'homme qui ne l'est pas, ne peut en respecter aucune ».

Lorsque nous tentons de plier les hommes à nos doctrines ou de les lier à nos communautés par des promesses ou des engagements humains, nous invalidons probablement leur capacité à connaître une réelle unité ou une véritable foi dans la doctrine. Il est probable que nous préparons en outre des futures divisions dans l'Église.

C'est un fait que nous vivons à une époque où l'anarchie va en grandissant. La vérité, l'honneur et la conviction qu'un homme est lié par sa parole, sont des valeurs qui se font rares. Le légalisme n'est cependant pas la solution pour résoudre ce problème. Il contente de l'entretenir; voilà pourquoi Paul a dit : « La puissance du péché, c'est la loi », et « La lettre tue, mais l'Esprit fait vivre » (1Corinthiens 15:56 — 2Corinthiens 3:6). En appliquant la loi au cas d'une personne, nous ne faisons que rendre le problème plus aigu : nous l'amenons à la lumière sans donner à la personne en question la grâce nécessaire pour le résoudre, et ainsi nous attirons l'attention sur le péché. Si nous lui imposons des contraintes suffisantes, nous garderons peut-être notre autorité sur cette personne; mais dès que les pressions cesseront, elle ne peut pas le changer. Dès qu'il sort de prison, il se remet à violer la loi, car il n'a pas été changé intérieurement.

Le Seigneur cherche la vérité dans l'être intérieur. Quand nous serons vrais dans notre coeur, nous serons vrais quand personne ne nous regardera et que nul ne pourrait découvrir la vérité, puisqu'elle est dans notre coeur. Lorsque nous recherchons l'unité en imposant aux croyants des contraintes extérieures, tels les alliances et engagements qui vont au-delà de la Nouvelle Alliance que nous avons déjà, nous essayons de les attacher à nous-mêmes et non à Christ; cela finit presque toujours par un drame spirituel. Peut-être les hommes sont-ils désireux de faire alliance au moment où ils la font, mais nous évoluons tous. Et si nous tentons de retenir des hommes plus longtemps qu'ils ne désirent rester, il peut arriver qu'ils restent à cause de l'engagement qu'ils ont pris, mais ils finiront par partir. Et il en résultera alors une destruction plus grande dans les relations, qui touchera probablement plus de gens, en raison de la culpabilité et de la sujétion qui a été imposée.

Le Seigneur a fait en sorte qu'il soit facile à Ses disciples de le quitter et qu'il leur soit difficile de rester avec Lui. Pourquoi chercher à agir différemment? Pourquoi vouloir que des gens prennent des engagements envers nous, si cela ne vient pas du coeur? Ce n'est que lorsqu'une personne reste, tout en ayant la possibilité de partir, qu'on a la certitude qu'elle est vraiment attachée à nous du fond du coeur.

Contracter une alliance est quelque chose de sérieux et rompre une alliance comporte le risque d'être condamné. La Nouvelle Alliance que nous avons en Christ et l'alliance du mariage sont les seules qui soient bibliques. Si nous sommes unis à Christ, nous sommes déjà unis à Son corps, l'Église. Lorsque nous sommes obligés de faire des alliances avec des individus, des assemblées locales ou des mouvements, celles-ci n'ont rien à voir avec le Nouveau Testament; et le Nouveau Testament et l'histoire attestent, l'un et l'autre, qu'il y a de grandes chances qu'elles finissent mal. Après avoir pris l'engagement de ne jamais renier le Seigneur, Pierre s'est montré incapable de le tenir, même au cours de la nuit qui a suivi.

J'ai entendu des messages fort éloquents et émouvants sur la beauté de l'alliance entre David et Jonathan, mais nous avons un exemple saisissant de la fin tragique de cette relation. Jonathan est mort dans la maison de Saül, malgré l'engagement qu'il avait pris envers la maison de David. Il faut néanmoins apprécier le coeur de David qui observa l'alliance, même avec les enfants de Jonathan. L'âme noble tient ses engagements, même si son partenaire n’est pas fidèle.

Pourquoi devrions-nous imposer des contraintes inutiles à des gens pour les associer à nous ou à notre tâche? Cela reflète bien l'inconséquence de notre manière de diriger et l'insuffisance de la présence du Seigneur. Quand le Seigneur Jésus sera élevé, tous les hommes seront attirés vers Lui; et nous n'avons besoin d'aucun autre support. Lorsque nous cherchons à nous élever ou à élever nos oeuvres, au lieu de L'élever, Lui — et c'est ce que nous faisons quand nous contraignons des individus à s'engager envers nous ou nos oeuvres, ils connaissent inévitablement des déceptions et se retirent au grand détriment de tous.

La première conférence de Jérusalem s'acheva sur les déclarations les plus importantes de l'histoire de l'Église : elles établissaient une liberté biblique pour tous les chrétiens. Après s'être opposés aux croyants de la secte des pharisiens, qui avaient obligé la jeune église à continuer à obéir à la loi mosaïque, les apôtres et les anciens déclarèrent : « Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est indispensable : (savoir) de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang des animaux étouffés et de l'inconduite; vous ferez bien de vous en garder. Adieu! » (Actes 15:28-29). Cela veut-il dire que nous avons le droit de faire n'importe quoi en dehors de cela, de voir tout ce que nous voulons à la télévision, de regarder les programmes pornographiques, de nous adonner aux jeux d'agent, etc.? Bien sûr que non! Cela veut dire que nous devons tous nous laisser guider par le Saint-Esprit et nous soumettre à Lui. Cela veut dire que nous apprenons à marcher selon « la loi parfaite de l'amour », et que si nous aimons le Seigneur, notre famille, l'Église, et notre prochain, nous ne nous comporterons pas de manière à les blesser.

L'esprit de contrôle qui se manifeste souvent dans les alliances humaines ou le recours à la culpabilité et à la contrainte, est la manifestation d'une fausse autorité spirituelle. Nous n'avons de véritable autorité spirituelle que dans la mesure où Jésus vit en nous. Lorsqu'Il vit en nous, nous avons une conscience aiguë que c'est Lui qui construit actuellement Son Église et qu'Il est tout à fait capable de Le faire à la perfection. Nous pouvons donc cesser de nous inquiéter. Quand nous exerçons le ministère avec l'authentique autorité spirituelle de celui qui partage Son joug — ce qui veut dire qu'Il va être Celui qui tirera la charge — Son joug est réellement facile, et Son fardeau léger. En prenant Son joug, nous trouvons effectivement le repos pour nos âmes, nous n'avons plus besoin de faire de grands efforts.

La liberté est indispensable pour mener une authentique vie chrétienne. Nous devrions tendre vers une liberté de plus en plus grande, mais il faut comprendre qu'une telle liberté ne vient qu'avec une plus grande maturité. Je suis loin de pouvoir donner à mon enfant qui commence à marcher, la liberté que j'accorde à ses soeurs aînées ou celle que je leur donnerai quand elles auront dix-huit ans. De même, les jeunes convertis ont généralement besoin de plus de surveillance et d'aide que ceux qui sont chrétiens depuis plus longtemps. Le vrai problème est celui-ci : favorisons-nous la liberté spirituelle et la vérité qui changera le coeur des hommes, sans avoir recours aux contraintes et aux pressions humaines, pour les amener à se soumettre? Sans cette réalité, nous n'obtiendrons jamais une vraie adoration qui vienne du coeur.

RÉSUMÉ

Nous avons amplement la preuve que l'arme, la plus efficace dont se sert l'ennemi pour arrêter les réveils et les vrais progrès spirituels, est l'esprit de contrôle. Il associe souvent l'esprit de contrôle à un esprit d'intrigue QUI MANOEUVRE POUR QUE LES LEADERS SE PRÉOCCUPENT PLUS DE L'OPINION DES HOMMES QUE DE CELLE DE DIEU. Comme le Seigneur l'a déclaré dans Sa mise en garde aux pharisiens : «
vous, vous êtes ceux qui se font passer pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos coeurs; car ce qui est élevé parmi les hommes, est une abomination devant Dieu » (Luc 16:15). Si nous sommes contraints de faire ce qui est élevé aux yeux des hommes, nous ferons ce qui est une abomination aux yeux de Dieu.

Selon les paroles de Paul, « ... l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui... » (1Corinthines 2:14). Ainsi, ce qui est élevé pour les hommes, est abominable pour Dieu et ce qui est de l'Esprit de Dieu, est folie pour les hommes. Nous avons manifestement un choix à faire : nous pouvons être agréables à Dieu ou aux hommes, mais jamais à Dieu ET aux hommes. Ainsi que Paul l'a expliqué aux Galates, « si je plaisais encore aux hommes, je ne serais plus serviteur de Christ ». C'est par la crainte des hommes que l'esprit de contrôle et l'esprit d'intrigue se procurent généralement leur autorité. Si nous voulons contribuer à amener un vrai réveil, nous devons être affranchis de cette crainte et avoir pour unique préoccupation d'obéir à la volonté de Dieu.

20— DIEU RECOMMENCERA

Aussi extraordinaire qu'ait été le réveil au Pays de Galles, il n'a été qu'un avant-goût de la moisson qui est la fin des temps. Comme les espions israélites qui ont rapporté des fruits de la Terre promise afin de témoigner de son abondance, le réveil au Pays de Galles a été un avant-goût de l'abondance de Dieu qui se manifestera quand l'Église traversera le Jourdain pour commencer à prendre possession de son héritage.

Les espions ont rapporté différentes espèces de fruits (raisins, grenades et figues) ; or, le réveil au Pays de Galles n'a été qu'une seule des espèces de fruits que nous trouverons dans notre terre promise. Peut-être n'y a-t-il eu, au cours de l'histoire, aucun autre mouvement de Dieu qui ait en un laps de temps aussi court, accompli plus que le réveil au Pays de Galles; néanmoins, les grands réveils qui furent allumés par les ministères de Jonathan Edwards, George Whitfield et les Wesley furent tout aussi efficaces pour amener des foules à Christ, et ils eurent des conséquences encore plus durables et de plus grandes portées. Mais tous ces réveils furent différents. Tous les mouvements de la Réforme qui prirent naissance en Allemagne et en Suisse, furent extraordinaires, comme les grands mouvements anabaptiste, piétiste, puritain, et bien d'autres encore. Chacun d'eux a contribué à construire la structure de ce qui est maintenant l'Église vivante, l'Église en marche.

Il y a eu des différences de croyances et de pratiques entre tous ces grands mouvements et ces grands réveils, mais Dieu s'est servi de tous. Ils ont eu beaucoup de points communs, mais chacun a présenté, semble-t-il, un aspect des voies de Dieu qui manquait aux autres. De même, ils ont tous présenté apparemment des particularités qui n'étaient ni les voies de Dieu, ni Sa vérité, mais Dieu s'en est néanmoins servi.

Tous les réveils qu'on a connus au cours de l'histoire, sont restés au moins pendant un temps, difficilement maîtrisables. C'est précisément dans cette période qui a échappé au contrôle des hommes, que le Seigneur a semblé agir avec le plus de puissance, mais c'est aussi dans cette période que le diable ou la chair a gagné de l'autorité. L'ennemi va venir dans tous les champs où le Seigneur sème du blé pour y semer de l'ivraie; mais si notre crainte de l'ivraie devient telle que nous refusons d'aller dans ces champs, nous ne récolterons pas de blé non plus. Tout cela semble conforme au dessein de Dieu, afin de séparer les lâches et les incrédules dont Il a déclaré qu'ils n'entreraient pas dans Son royaume (voir Apocalypse 21:8).

Le Seigneur a eu quelques « Josué » et « Caleb » qui ont été des hommes remarquables en leur temps, remplis de foi et auteurs de grands exploits. Maintenant, en cette fin des temps, Il lève une génération qui suivra les Josué et les Caleb, avec assez de foi pour passer le fleuve et prendre possession de leur héritage. Evan Roberts était un grand homme de foi dont Dieu se servit puissamment, mais le Seigneur est sur le point de susciter dix mille hommes semblables à lui, ainsi que d'autres, plus comparables à William Booth, Hudson Taylor, John Wesley, George Whitfield, Jonathan Edwards, au comte Zinzendorf, à John Knox, Luther, Pierre et même Paul — tous en même temps. Il y a toutes sortes de fruits dans la terre promise. Ensemble, ils allumeront une multitude de réveils au Pays de Galles, des quantités de grands réveils et beaucoup de réformes — ensemble.

Nous avons atteint les temps que les anges eux-mêmes désirent voir. La génération qui monte, va être témoin de toutes les choses que tout prophète et tout homme juste désirent voir depuis le commencement. Pour ceux qui aiment Dieu, il n’a jamais eu de temps plus grand à vivre. Le Seignuer a vraiment gardé Son meilleur vin pour la fin.

PRÉPARE-TOI OU MEURS

Les archives éternelles démontreront presque certainement que le réveil au Pays de Galles, comme beaucoup d'autres réveils de l'histoire, a payé le prix fort en fruits perdus, parce que les responsables de l'Église n'ont pas prêté attention aux instructions d'Éphésiens 4 : le ministère de l'Église est donné pour équiper les membres qui doivent faire l'oeuvre du service.

Ces dernières années ont éveillé partout dans l'Église l'attente d'un réveil et de la moisson. C'est enthousiasmant et encourageant, mais il faut comprendre qu'il s'agit aussi d'un avertissement! Il y a beaucoup de choses à faire pour se préparer à cette moisson et jusqu'ici on en a fait vraiment peu!

Un vrai réveil est l'une des grandes bénédictions qu'on peut vivre sur cette Terre, mais il peut aussi devenir une grande tragédie si on n'y est pas préparé. C'est un fait que les églises qui connaissent un réveil sans s'y être préparées, risquent d'être détruites par lui. Si nos filets ne sont pas assez solides pour contenir la prise, ils rompront.

Pour qui a vécu quelque chose comme le réveil au Pays de Galles, c'est certainement le souvenir de toute sa vie. Mais nous sommes appelés à bien davantage qu'à nous fabriquer des souvenirs; nous sommes appelés à porter un fruit qui demeure. Aussi puissant qu'ait été en son temps le réveil au Pays de Galles, quiconque s'est rendu au Pays de Galles quelques années plus tard, a pu à peine en retrouver des traces. En étudiant ce réveil, nous avons vu une tranche de l'histoire de l'Église qui est extraordinaire, mais qui a de l'importance à la fois pour notre présent et notre avenir. Et c'est dans le but d'équiper et de préparer l'Église à obéir à sa grande mission pour notre temps et à porter un fruit qui demeure.

Ce qui suit, et un bref compte rendu d'une vision qui m'a été donnée sur une période de trois jours, en septembre 1987. Certains aspects de cette vision sont déjà entrés dans l'histoire; nous vivrons bientôt les autres. Je la présente ici tel qu'elle a été rédigée et diffusée en 1987.
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20/08/2006 15:51:25
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Pierre Sabourin
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LE MONDE EN FEU ( troisième partie)

Une vision de la moisson (par Rick Joyner)

21— UNE VISION DE LA MOISSON

Pour bien comprendre cette vision, il faut que vous teniez compte du fait qu'elle représente une révélation PROGRESSIVE qui porte sur un certain temps, peut-être des années. Bien que j'ignore les dates de ces événements, il est clair que certains sont déjà en cours de réalisation. Je ne sais s'il faudra cinq années ou cinquante pour en voir le déroulement complet. Ce que je sais en revanche, c'est qu'il viendront à la manière des douleurs d'accouchement sur une femme en travail, c'est-à-dire par vagues, séparées par des intervalles d'un calme relatif. À l'approche de la naissance, ces « contractions » redoubleront de fréquence et d'intensité pour arriver à ne plus cesser. Je perçois aussi que la programmation de ces événements ne sera pas la même pour tous les membres du corps de Christ.

Permettez-moi de donner ici un avertissement. Cette vision semble, en grande partie, impressionnante; sa réalisation le sera bien davantage. Ceux qui ont la prescience de ces choses, ont commencé à remettre en question les oeuvres dans lesquelles ils sont engagés et à les trouver inutiles et condamnées à disparaître. Je pense qu'une remise en question s'impose pour bien des oeuvres, avec ou sans cette vision, mais je sais que beaucoup d'oeuvres qui sont appelées à disparaître dans ce mouvement, servent des desseins de Dieu en ce moment et contribuent à Lui préparer la voie. Je désapprouve donc tout changement de direction radical, provoqué par n'importe quelle vision.

Cette vision n'a été donnée que pour aider les gens à faire confiance à l'oeuvre préliminaire qu'Il réalise déjà parmi Son peuple. Faites de tout votre coeur, ce qu'Il vous a donné à faire. Si nous demeurons en Lui, les changements qui approchent, seront non pas la destruction de Son oeuvre, mais son accomplissement, qui sera pour nous source d'allégresse. Quand le Seigneur a accompli la Loi, celle-ci s'en est allée, mais dans la gloire. Quand Jésus l'a accomplie, pour la première fois, son véritable dessein et tout ce qu'elle avait accompli, se sont trouvés réalisés.

Beaucoup d'oeuvres s'effaceront dans ce mouvement qui approche, mais elles aussi le feront avec une grande gloire, si elles sont vraiment de Lui. Seulement, ne soyez pas comme beaucoup en Israël qui adorèrent la loi plus que Celui pour qui elle devait les préparer, Jésus. Tout véritable ministère n'a qu'un objectif : nous préparer pour Lui. Exactement comme dans le cas de la loi, lorsqu'Il apparaîtra, les ministères n'auront probablement plus de raison d'être. S'Il est Celui que nous cherchons et servons, cela importera peu, Il sera notre accomplissement.

Dans cette vision, je ne vois pas au-delà de la moisson. Je crois avoir une certaine compréhension du déroulement du plan divin au-delà, mais c'est une interprétation personnelle des Écritures. Comme cela ne fait pas partie de la vision qui m'a été donnée, je ne crois pas devoir l'intégrer ici. Je suis convaincu que cette vision est attestée par les Écritures; je n'en ai cité que peu de versets, afin de permettre au Seigneur de parler personnellement à ceux qui la reçoivent.

PREMIÈRE PARTIE

Le Seigneur a révélé à beaucoup qu'il y aurait bientôt une grande effusion de Son Esprit. Ce réveil sera plus grand que tous ceux qui l'ont précédé. Cette vision comprend les éléments-clefs de la moisson qui vient et ce que le Seigneur fait actuellement dans l'Église pour la préparer.

Cette effusion amènera finalement des changements radicaux, aussi bien dans l'Église que dans le monde. Ces changements doivent être compris par ceux qui voudraient être utilisés par Dieu pour l'un des plus grands événements de l'histoire. À ceux qui recherchent Dieu diligemment et obéissent à sa volonté, cette vision ne cause aucun trouble. Tout cela leur arrivera comme une mouvance naturelle de l'Esprit les amenant à plus de lumière et d'intimité avec Lui. Ceux qui connaissent le bien-être et refusent le changement, traverseront des moments très difficiles. Je vous demande de réfléchir à ce que je vous partage ici, en restant dans une attitude d'ouverture et de prière. Certaines choses ne vous parleront peut-être pas immédiatement, mais je crois qu'elles le feront dans l'avenir et qu'elles vous apporteront une grande paix et une grande confiance lorsque vous vous les rappellerez.

Le Seigneur prépare pour la moisson à venir un immense « filet » spirituel, capable de contenir la prise qui viendra. Il forme ce filet en liant ensemble Son peuple. Les noeuds de ce filet sont les relations qu'ont entre eux les membres de Son peuple. Plus la communication et les relations entre eux seront fortes, plus ce filet sera solide. Cela ne se limite pas aux relations entre membres des églises locales, mais atteint les ministères et les assemblées dans les villes, dans les états, et par-delà les barrières, entre les pays du monde entier.

En Éphésiens 4:15-16, nous voyons ce principe : « Nous croîtrons à tous égards en Celui qui est le chef, Christ. De Lui, le corps tout entier bien ordonné et cohérent, grâce à toutes les jointures qui le soutiennent fortement... ». Une jointure n'est pas une partie, c'est le point de rencontre de deux parties ou plus. Il se fait en ce moment dans l'Esprit, un grand assemblage qui va, dans un proche avenir, s'intensifier à tous les niveaux.

L'Esprit contraint des pasteurs à se joindre à d'autres pasteurs, des prophètes à d'autres prophètes, des apôtres à d'autres apôtres; des assemblées entières commencent même à rendre visite à d'autres assemblées en dehors de leur sphère doctrinale et à nouer les relations avec elles. Cela vient du Seigneur. Certaines de ces réunions donnent peut-être l'impression d'être stériles, parce que leurs programmes ne traitent pas des bonnes questions, mais elles porteront du fruit. Des liens se formeront. Bientôt la présence du Seigneur à ces réunions fera disparaître toute présomption et tomber les façades qui font obstacle à notre union avec Lui et les uns avec les autres. Sa présence stimulera l'adoration qui crée l'unité, selon le Psaume 133. En oignant la Tête de notre adoration, nous verrons l'huile se répandre jusqu'aux bords de Ses vêtements, et couvrir ainsi le corps tout entier.

Il commence à démanteler les barrières chez les responsables, parce que c'est là que la plupart des barrières ont leur origine et qu'elles sont les plus solides. Quand ces murs tomberont, le corps tout entier commencera à connaître l'harmonie. Si les responsables résistent à cette action du Saint-Esprit, le Seigneur la poursuivra à travers les assemblées. Celles-ci commenceront à nouer des relations avec d'autres membres du corps de Christ, et leurs liens gagneront de la solidité en dépit de la résistance ou des remontrances de leurs pasteurs. Certains pasteurs et certains responsables qui continueront à résister à cette vague d'unité, seront démis de leur fonction. Quelques-uns s'endurciront tellement qu'ils s'y opposeront et résisteront à Dieu jusqu'au bout. La plupart seront changés et se repentiront de leur résistance.

En raison de l'ampleur de la prise, le filet se déchirera à maintes et maintes reprises et il aura constamment besoin d'être réparé. le Seigneur utilise une grande partie des discordes qui sévissent actuellement dans l'Église pour préparer ceux dont la tâche dans la moisson consistera presque exclusivement à réparer et à relier les mailles de ce grand filet. Ces « artisans de paix » joueront un rôle important dans la confection de ce filet et auront un impact majeur sur l'efficacité du réveil. Ceux qui se trouvent constamment au centre de conflits, devraient trouver du réconfort à l'idée qu'ils sont en formation pour un grand travail.

Certains, qui ont été grandement utilisés par Dieu dans le passé, sont devenus trop rigides sur des points de doctrine ou trop occupés avec des Ismaël spirituels spirituels pour participer à ce réveil. Quelques-uns d'entre eux chercheront à prendre part au travail, mais leurs relations seront si superficielles qu'ils seront rapidement arrachés du filet lors de la première prise. Ceux qui sont unis par la doctrine ou qui se rassemblent autour de personnalités, ne seront pas longs à être arrachés. Seuls ceux, qui sont unis par Jésus et en Lui, résisteront à la pression que la moisson fera peser sur l'Église (Colossiens 1:17).

Le rachat de tant de personnes causera beaucoup de joie, mais celles-ci arriveront avec des problèmes qui causeront un stress énorme aux assemblées et aux ministères. Les cordes de l'unité doivent être très solides pour résister à la tension. Ceux qui n'ont pas encore appris à prendre le joug du Seigneur, seront écrasés en cherchant à porter eux-mêmes les fardeaux. Il deviendra extrêmement important d'entrer dans le repos sabbatique du Seigneur pour se préparer à la moisson. Prêtez attention à cette parole!

Un grand nombre de ceux qui passent maintenant pour des chrétiens, même des chrétiens baptisés de l'Esprit, n'ont jamais été amenés au Seigneur. On les a amenés à l'église, à une personnalité, à une doctrine ou à un point de doctrine particulier. Certains d'entre eux se prendront pour d'importantes mailles du filet, mais, en fait, ils feront partie des gens à moissonner et devront tout recommencer sur le véritable fondement, Jésus. Ce groupe comprendra beaucoup de ministères et de pasteurs connus.

L'humilité qu'ils montreront alors, amènera des foules de gens à remettre en question et à approfondir leur propre relation avec le Seigneur. Cela fortifiera et encouragera le corps de Christ tout entier.

Beaucoup de dénominations, d'autres associations locales ou de groupes rassemblés autour d'un point de doctrine particulier, commenceront à se dissoudre, et à rompre leurs liens, même ceux que Dieu avait ordonnés pour un temps, en vue de prendre leur place dans le grand filet que le Seigneur est en train de confectionner. Dans certains cas, on ne tiendra plus compte de ces liens, on les oubliera jusqu'à ce qu'ils disparaissent, presque sans qu'on s'en aperçoive, à cause de l'intensité et de la densité croissantes de ce nouveau mouvement du Saint-Esprit. Dans d'autres cas, la rupture des liens sera très douloureuse, car les gens seront persécutés et rejetés par ceux qui ne comprendront pas. Ceux qui seront dans l'obligation d'abandonner beaucoup de choses, recevront rapidement au centuple ce qu'ils auront laissé.

Certains responsables dissoudront en fait leurs organisations, quand ils se rendront compte qu'elles n'ont plus de raison d'être dans l'oeuvre que Dieu est en train de faire. D'autres les laisseront simplement se défaire d'elles-mêmes. En participant à cette moisson, tous les groupes de ministère ou d'influence aux identités particulières se fondront finalement en une identité unique, celle de chrétien. Des directions uniques se formeront pour gérer des villes et des localités. Elles seront constituées de pasteurs et de responsables venus de tous les milieux. Leur unité et leur harmonie dans le travail, ainsi que celles des diverses assemblées, émerveilleront le monde. Le Seigneur donnera beaucoup de sagesse et de discernement à ces équipes dirigeantes, mais il ne fera aucun doute que Jésus seul sera la Tête de Son Église. Ce qui approche sera si grand, qu'aucun homme, ni aucun conseil d'hommes ne seraient capables de le contrôler, ni de l'administrer.

Dans ce temps de préparation à la moisson, le Seigneur a pour but de réunir, et non de diviser. Le démantèlement d'organisations et la dissolution de certaines oeuvres seront une expérience positive et exaltante pour les fidèles serviteurs du Seigneur. Ils ne se contenteront pas d'abandonner quelque chose, ils iront de l'avant pour se donner à une oeuvre beaucoup plus grande.

Il y aura des ennuis pour ceux qui sont tombés au point d'adorer l'oeuvre de Dieu, au lieu du Dieu de leur oeuvre, mais la plupart d'entre aux seront également libérés par l'extraordinaire onction qui vient. Ce ne sera pas le Seigneur qui enverra ceux qui se sentent appelés à attaquer et à détruire les anciennes. Il circulera dans l'église beaucoup de « pierres d'achoppement » qui causeront de la confusion et, de temps à autre, certaines destructions. Ce sont des gens qui se prendront pour des prophètes envoyés pour juger et délivrer. Ceux qui serviront dans les équipes dirigeantes, devront faire preuve de discernement et ENLEVER ces pierres.

Pour pouvoir opérer cette distinction et ne pas faire d'erreur sur les pierres d'achoppement, le Seigneur lèvera un nombre considérable de prophètes, de docteurs, de pasteurs et d'apôtres, habités par l'Esprit de Pinées. Le fils d'Éléazar ne put tolérer l'iniquité dans le camp du Seigneur; de la même manière, ce « ministère de Phinées » sauvera des assemblées et parfois même des nations entières, des fléaux qui balaieront la Terre. Ces ministères seront dus à la jalousie du Seigneur pour la pureté de Son peuple. Ils seront envoyés pour sauver et préserver le travail du Seigneur, et non pour démolir à la manière des pierres d'achoppement.

DEUXIÈME PARTIE

Il y aura une période où les nouveaux venus seront si nombreux que même cet immense filet ne pourra les recevoir tous. Le trop-plein remplira une quantité d'oeuvres antérieures et d'églises établies qui, pour cette raison, affirmeront qu'elles sont à la fois, la cause et le but principal du réveil. Cette illusion ne durera pas, car, parallèlement à la moisson, il viendra sur le monde une tribulation terrible qui finira par les détruire. Tel est le jugement du Seigneur contre les oeuvres qu'Il n'a pas commandées. L'immense « mer », ou masse de l'humanité. qu'elles cherchaient à dominer, se soulèvera pour les détruire. Les guerres se multiplieront. Il y aura même des échanges nucléaires, mais ils seront limités et se produiront surtout entre des nations du tiers-monde. Les fléaux et les désastres naturels feront beaucoup plus de victimes que la guerre, dans cette phase de la vision. Les fondements mêmes de la civilisation seront ébranlés et sapés. Les gouvernements les plus stables du monde fondront eux-mêmes comme de la cire, perdant ainsi toute autorité et tout contrôle sur leurs populations. Pour finir, il sera difficile de trouver quelqu'un qui ait le courage d'assumer le pouvoir. Cela entraînera une paranoïa complète sur toute la Terre.

D'énormes masses d'émeutiers s'en prendront à tout sur leur passage. L'une de leurs premières cibles serra l'infrastructure des églises des grandes dénominations et les grands ministères en vue, qui disparaîtront presque du jour au lendemain. Les religions païennes, les sectes et la sorcellerie se répandront comme des fléaux, mais elles deviendront elles-mêmes la cible des émeutiers. Arrivés à ce point, les gouvernements connaîtront une débâcle telle qu'ils fermeront les yeux sur les lynchages et les exécutions de masse perpétrés par ces foules. La crainte et d'épaisses ténèbres couvriront la Terre, mais cela rendra encore plus frappante la gloire qui apparaîtra sur les saints. D'énormes foules de gens afflueront vers le Seigneur et cet afflux sera si considérable en certains endroits, que ce sont de très jeunes chrétiens qui exerceront un ministère de pasteur pour de grands groupes de croyants. Arènes et stades seront tous les soirs remplis à déborder de chrétiens venus entendre des apôtres et des docteurs.

Dans cette période, peu d'assemblées resteront des entités isolées ou individuelles. Nombreux sont les anciens et les pasteurs qui demeureront sur place, mais les groupes dont ils s'occuperont, se déplaceront constamment. Certains partiront à cause de la persécution, mais d'autres seront comme une semence que le Seigneur dispersera pour porter Son message de tous côtés. Vers la fin de la vision, le corps de Christ Est devenu comme un immense fleuve impétueux qui avançait avec autant de liberté que le vent. Un jour, il y aura des réunions peut-être dans une salle publique ou un stade; le lendemain ce sera dans un parc, mais constamment de maison en maison. De grandes réunions qui bouleverseront des villes entières se tiendront spontanément. Des miracles extraordinaires deviendront banals et ceux que nous trouvons grands aujourd'hui, seront réalisés par de jeunes croyants, presque sans qu'on y prenne garde. Il sera courant que les anges apparaissent aux saints et une gloire visible du Seigneur apparaîtra sur certains pendants de longues périodes où la puissance coulera à travers eux.

On organisera des conventions d'apôtres, de prophètes, de pasteurs, d'anciens, etc. que le Seigneur utilisera puissamment, mais sans mention de dénominations, ni séparation du reste du Corps. Leur unité sera en Jésus et Lui seul sera la Tête de Son Église. Pour finir, la présence du Seigneur sera si grande dans ce réveil que, comme les vingt-quatre anciens d'Apocalypse, tous jetteront leurs couronnes à Ses pieds, et toute présomption spirituelle sera impensable.

Ce sont les responsables qui seront les plus humbles de tous. Tous pourront reconnaître ceux qui brigueront un poste de responsable sans y être appelés. Les responsables de ce mouvement seront de réels serviteurs, qui ne se soucieront ni de réputation, ni de position. Leur humilité leur permettra de devenir des canaux par où les eaux vives pourront couler, vagues après vagues. « Il habitera parmi les humbles du pays. »

Cette moisson sera si impressionnante qu'on ne se tournera plus vers l’église primitive comme modèle; tous diront que le Seigneur a certainement gardé Son meilleur vin pour la fin. L'église primitive constituait les prémices; là, il y aura vraiment une moisson! On a dit de l'apôtre Paul qu'il mettait le monde sens dessus dessous. On dira des apôtres qui seront bientôt oints, qu'ils ont remis d'aplomb un monde qui était sens dessus dessous. Les nations trembleront quand on fera mention de leur nom.

Ces hommes et les femmes de Dieu, ne prêteront pas grande attention à leurs propres accomplissements, à cause de leur amour brûlant pour Celui qui agira à travers eux et du fait qu'ils les reconnaîtront comme Ses accomplissements. comme Jésus, ils s'enfuiront è la montagne lorsque les hommes chercheront à faire d'eux des rois ou à les exalter de quelque façon que ce soit. Leur exaltation ou leur autorité ne viendra pas des hommes, mais uniquement d'en haut. Les foules chercheront n'importe qui pour assumer le pouvoir dans toute cette période; prenez ceci comme un avertissement! Quand c'est le peuple qui couronne un homme, qui règne? L'autorité établie par le Seigneur sera très différente de ce que Son peuple même peut concevoir maintenant. N'essayez pas de régner; contentez-vous de SERVIR. C'est ainsi que Son autorité coulera et commencera à remettre de l'ordre en ramenant la paix.

TROISIÈME PARTIE

Il m'est impossible d'exprimer ici l'ampleur exacte de ces événements, ni le chaos, ni l'action du Saint-Esprit. Quant à l’« enlèvement » ou à la seconde venue du Seigneur Jésus, j'ai mon idée, mais je n'ai rein reçu à ce sujet, dans cette vision. Ce qu'il m'a été donné de voir s'est achevé sur le chaos qui empirait et le réveil qui s'intensifiait.

Il viendra du Trône même du Seigneur des paroles et des exhortations, revêtues d'une grande autorité, destinées à préparer Son Église pour les jours à venir. Parmi les nombreuses exhortations que nous recevrons, nous allons bientôt entendre Ses prédicateurs, Ses prophètes, et Ses enseignants commencer à mettre l'accent sur les points suivants :

1— CONSTRUISONS SUR LE SEUL VÉRITABLE FONDEMENT, JÉSUS LUI-MÊME. Les oeuvres construites sur des vérités et non sur la Vérité ne résisteront pas ce jour-là. Un grand nombre d'assemblées et de ministères actuels sont perturbés par la moindre secousse. Les oeuvres construites comme il faut, sur Jésus, résisteront aux plus grandes difficultés et aux plus fortes attaques, sans être ébranlées. On accordera une très grande importance au Seigneur Jésus Lui-même dans les jours à venir. La révélation croissante de Jésus éclipsera les nombreux points de doctrine qu'on avait jugés importants dans le passé, comme l'éclat du soleil levant fait pâlir la lumière de la lune. Les vérités qui avaient accaparé l'attention, commenceront à paraître insignifiantes lorsque l'Église commencera à voir Celui « en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3).

2— ENLEVONS LES BARRIÈRES ET LES FAÇADES QUI NOUS SÉPARENT DU SEIGNEUR ET LES UNS DES AUTRES. Nous devons approfondir notre intimité avec Lui, et au travers de Lui, les uns avec les autres. L'orgueil spirituel et l'exaltation des hommes, des vérités ou des oeuvres individuelles tomberont sous le jugement impitoyable du Seigneur et on comprendra vite qu'il s'agit d’« un feu étranger ». Ceux qui continueront à l'offrir, disparaîtront du ministère avec des manifestations telles qu'une pure et sainte crainte du Seigneur saisira tout le corps de Christ. Cela aidera l'Église à entrer dans une réelle adoration spirituelle et une unité fondée sur cette louange.

3— DEMEURONS DANS LE REPOS SABBATIQUE DU SEIGNEUR. Cela deviendra un thème important qu'on enseignera de plus en plus, mais également une réalité, lorsque le Seigneur entrera dans Son temple, l'Église. Notre intimité avec Lui apportera, à mesure qu'elle grandira, une paix qui calmera littéralement les tempêtes de la mer houleuse de l'humanité. Aucune fausse paix ne résistera à la fureur de cette période.

4— VEILLONS À LA PRÉPARATION SPIRITUELLE QUI A SON PENDANT DANS LE NATUREL. Par exemple, certains ont commencé à investir dans les métaux précieux ou la terre. Cela peut être utile, mais il est beaucoup plus important de conquérir le terrain spirituel et d'amasser un trésor dans le ciel. Le Seigneur recherche les gens qui donnent, afin d'en faire des canaux pour prodiguer Ses ressources. Ils ne manqueront de rien. Ceux qui thésaurisent ou qui n'apprennent pas à donner libéralement, risquent d'avoir de plus en plus de problèmes dans leurs affaires terrestres. C'est la discipline du Seigneur pour les libérer. Ceux qui donnent fidèlement et généreusement, peuvent, eux aussi, avoir de plus en plus de problèmes, mais c'est pour les préparer à devenir de grands instruments pour en secourir beaucoup. Rappelez-vous Joseph!

Certaines personnes pensent qu'elles devraient limiter leurs voyages à des pays déterminés et commencent à mettre l'accent sur l'hygiène à cause de l'épidémie de sida. Peut-être est-ce utile, mais il n'existe qu'un moyen d'être délivré des jugements de Dieu, et il se trouve en Christ. La pureté spirituelle est bien plus importante que la pureté naturelle, et elle seule peut nous protéger du sida ou de toute autre épidémie.

5— LE JUSTE VIVRA PAR LA FOI — NON PAR LA CRAINTE. La crainte augmentera beaucoup dans le monde. Les initiatives prises par l'Église sous l'effet de la crainte produiront presque toujours des désastres. Un certain enseignement sur la foi positive a provoqué une confusion telle que certaines personnes ne veulent même plus entendre parler de la « foi ». Cela arrive fréquemment avant que le Seigneur n'entreprenne une grande oeuvre. La vraie foi va être bientôt révélée puissamment. Cette révélation sera indispensable pour servir dans cette période. Certains vont être appelés à marcher là où les anges n'osent pas poser le pied. SACHEZ que Celui qui est en nous, est BEAUCOUP plus grand que celui qui est dans le monde. Les instruments qu'Il prépare actuellement, auront une hardiesse et une confiance qui stupéfieront ce monde aux prises avec la peur. Notre foi grandira à mesure qu'augmentera la présence du Seigneur. La vraie foi consiste à reconnaître Celui en qui nous croyons. Lorsque nous craindrons le Seigneur vraiment et comme il convient, nous ne redouterons plus rien.

Dans les jours à venir, beaucoup vivront constamment des choses miraculeuses. Pour eux, il sera aussi normal que pour Israël autrefois, de ramasser la manne. Certains des exploits du Seigneur en faveur de Son peuple seront sans PRÉCÉDENT, et dépasseront les plus grands miracles bibliques. Ils paraîtront presque normaux et se produiront parce que la présence du Seigneur provoquera plus d'émerveillement que Ses oeuvres. Il sera alors très proche de Son peuple.

6- LE SEIGNEUR OUVRIRA BIENTÔT NOTRE INTELLIGENCE DE SA PAROLE BIEN AU-DELÀ DE NOTRE COMPRÉHENSION ACTUELLE. Les « livres » ne sont pas encore « ouverts » comme ils le seront. Lorsqu'ils seront ouverts, nous progresserons énormément dans la compréhension des vérités même les plus élémentaires, telles que le salut, la nouvelle naissance, etc. Le corps de Christ tout entier y gagnera plus de solidité, ainsi que de profondeur dans ses motivations. Le spirituel deviendra pour l'Église plus réel que le naturel. Lorsque le véritable fondement sera établi dans l'Église (note union et notre attachement à Jésus Lui-même), il y aura une effusion de l'Esprit de révélation comme jamais auparavant.

QUATRIÈME PARTIE

Le renouveau charismatique et celui de la troisième vague ont été de remarquables actions du Saint-Esprit. Même si les fruits ont semblé parfois superficiels, des multitudes ont réellement rencontré le Seigneur. Ce qui est dramatique, c'est qu'ils ont été si nombreux à retourner dans le monde. Il s'y est fait, malgré tout, beaucoup de travail et un grand nombre de ceux qui ont été amenés dans le royaume, y sont restés et y ont grandi. Il possède maintenant de qui se révélera être un fondement solide sur lequel bâtir, un filet pour recueillir la prise qu'Il a préparée pour la fin des temps. Grâce aux tribulations et aux sécheresses de ces dernières années, Il a soigneusement tissé de bonnes cordes qu'Il commence nouer ensemble.

Ne résistez pas au Seigneur dans ce travail. Cherchez une plus grande intimité avec Lui, et ouvrez-vous aux autres membres du corps de Christ. Tendez-leur la main et ôtez les barrières. Ceux qui ont glissé vers les extrêmes, seront ramenés dans le courant du fleuve de Vie pour ne plus jamais s'en laisser détourner par les petits affluents qui s'y jettent. Ceux qui ont résisté à la vérité nouvelle plongeront bientôt dans ce Fleuve, sans craindre des rochers, ni les profondeurs. L'onction brisera rapidement tous nous jougs. La réforme nous a montré le chemin. Les renouveaux pentecôtiste et charismatique ont commencé à nous conduire à la Vérité. Grâce au réveil qui est proche, nous finirons par connaître Jésus comme notre Vie. Quand la corde a trois fils, elle ne rompt pas facilement.

Ces paroles sont données pour PRÉPARER ceux que le Seigneur désire utiliser. Des relations vont se tisser entre des ministères et des assemblées qui se craignaient et se rejetaient dans le passé. Il accomplira tout cela pour beaucoup, sans même changer leurs doctrines ou leurs priorités. Il fera en sorte que Son peuple transcende ces différences et soit uni pour L'adorer. À mesure qu'il sera élevé, nous commencerons peu à peu à nous demander comment nous avons pu accorder tant d'attention à toutes ces choses qui nous semblaient si importantes et qui étaient souvent des sources de division. Au début de cet ultime combat, nous allons tous être étonnés, et parfois avoir honte, en découvrant ceux qui seront dans notre camp.

Humilions-nous sous Sa main puissante, afin de pouvoir prendre part à cette grande exaltation. Ceux qui acceptent d'être dépouillés d'eux-mêmes, qui mettent de côté toute ambition personnelle pour devenir des gens sans renom, qui subissent avec patience le rejet et l'incompréhension, bouleverseront bientôt le monde entier avec le message du Roi.
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Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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16/10/2017 20:51:01
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Sujet du message: LE MONDE EN FEU (deuxième et troisième partie)
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