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PARLE-MOI DE JÉSUS Index du Forum LA BIBLIOTHÈQUE DU FORUM (études) Sardes
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23/04/2006 07:53:21
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: Sardes
Sardes

Source : http://www.fondamentalisme-chretien.org/article.php3?id_article=550

La plus vaste intelligence humaine dont on ait entendu parler ne saurait jamais discerner les voies de Dieu, tandis que "le petit enfant" qui regarde à Dieu, a la sagesse de Dieu. Chaque pas que nous faisons devrait être marqué du sentiment de l’approbation de Dieu, car il guidera en jugement ceux qui sont doux, et il enseignera sa voie aux humbles...

Je sens, bien-aimés frères, que les premiers mots de ce chapitre nous consolent d’une façon particulière, devant la haute solennité de cette lettre à l’Eglise de Sardes. Je ne connais rien de plus solennel que le point de vue, duquel l’Esprit de Dieu, dans l’épître à Sardes, envisage l’Eglise professante, quant à son nom, son caractère, et sa responsabilité dans le monde. Car si la lettre est adressée à l’Eglise, elle est considérée au point de vue de ce qu’est le Fils de Dieu, puisque, par la puissance de la grâce divine, elle devrait être l’expression de sa nature et de sa puissance, d’où découle sa vie, et elle est adressée à l’Eglise professante, suivant la position qu’elle a prise ostensiblement.

J’éprouve toujours quelque difficulté à parler sur ce sujet, à cause du sentiment que j’ai (et je prie le Seigneur de vous communiquer ce sentiment, et à un degré plus élevé encore) de la responsabilité qui s’y rattache. L’Eglise de Sardes était véritablement dans une condition bien solennelle ; néanmoins il y a consolation dans la plénitude et la perfection de Christ manifestées ici pour les besoins de l’Eglise ; et, quand tout le reste semble manquer, Christ fait d’autant plus paraître cette immuable plénitude qui se trouve toujours en lui pour suffire à tout.

Le caractère du Seigneur (je l’ai fait remarquer déjà, comme habituel dans ces épîtres) est adapté à l’état de ceux auxquels il s’adresse : "Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles". Il n’est pas dit ici, comme dans la lettre à Ephèse : "Celui qui tient dans sa main droite les sept étoiles", mais "celui qui a les sept étoiles". Or remarquez que le changement ou l’omission d’un mot, dans l’Ecriture, a toujours une grande signification. Les étoiles (anges (*)) des sept Eglises sont les représentants symboliques des églises, mais considérés en ceux qui ont un caractère d’autorité sous Celui qui est le Chef du gouvernement. Dans la lettre à Ephèse, Christ tient toute l’autorité en sa main : les étoiles étant, comme je viens de le faire observer, les représentants symboliques de tout le système d’autorité, de cette active énergie qui caractérise les églises aux yeux de Christ, qui agit en son nom au milieu des sept lampes d’or, jugeant l’état de l’Eglise et en tenant les représentants dans sa main droite.

(*) Quoique ces sujets ne m’occupent point ici, je ferai remarquer (d’autant plus qu’on a beaucoup insisté sur ce point) comme explication, que l’ange de la synagogue n’était nullement le gouverneur de la synagogue ; il était plutôt le lecteur de la synagogue. Les anges peuvent exceller en force, mais ils sont des esprits envoyée pour servir. L’étoile est ce qui donne l’idée d’autorité, quoique d’autorité subordonnée, en tant que symbole, mais non pas le mot ange.

Mais ici, à Sardes, la chute et même la mort spirituelles sont entrées et caractérisent l’état de l’Eglise : "Je connais tes oeuvres : que tu as le nom de vivre, et tu es mort". Nous avons vu comment la chute et la déchéance étaient déjà venues précédemment dans l’Eglise, mais Sardes est dans un bien plus triste état que les églises qui l’ont précédée, car elle a la réputation de vivre, tandis qu’elle est morte. C’est pourquoi le Seigneur se présente à Sardes comme ayant, pour la foi, toute la plénitude du Saint Esprit à sa disposition : "Celui qui a les sept Esprits de Dieu". De même les sept étoiles, toute autorité dans l’Eglise, sont à sa disposition, sept étant le symbole de la perfection.

Quelle que soit la chute de l’Eglise - de quelque manière qu’elle se soit associée avec le monde, il est toujours vrai que la plénitude du Saint Esprit est sa portion, sous celui qui est la Tête de l’Eglise et qui en prend soin, l’aime et veille sur elle ; en sorte que, d’un côté, l’Eglise est sans excuse, de l’autre, le saint qui a de la foi a une ressource. Mais maintenant que toute chose a complètement manqué, que non seulement les saints de Dieu ont été séduits par la fausse doctrine de Balaam, mais que Jésabel y a trouvé son domicile, ayant des enfants nés là (or, comme il est dit de Sion : "Celui-ci et celui-là y sont nés" ; de même il y avait pour Jésabel ceux qui avaient le nom de chrétiens et leur lieu de naissance dans le mal même), une autre scène se présente ici, lorsque le mal s’est pleinement développé : un état de mort, quoique toute énergie spirituelle et toute puissance et autorité se trouvent être là en Christ lui-même, avec lequel tous ont affaire. Cette précieuse vérité, savoir que tout pouvoir, en rapport avec le Saint Esprit, est assurément là en Christ, est présentée pour la consolation et la bénédiction du fidèle qui vaincra. C’est son appui au milieu du mal qui déborde.

Sous quelque forme que la corruption soit entrée, que ce soit Jésabel ou Balaam, le Seigneur dit : "Je la connais toute". Si la mort est empreinte sur l’Eglise professante, Christ dit encore : "J’ai les sept Esprits de Dieu", et nul ne peut les toucher. C’est pourquoi, pendant que tout va mal, nous trouvons qu’Il a toujours tout ce qui est nécessaire pour la pleine bénédiction de l’Eglise : les sept Esprits de Dieu. Ce fait n’est pas le moins du monde altéré, ni par la chute de l’homme, ni par la malice de Satan.

En Apocalypse 4.5 et 5.6, il est également fait mention des sept Esprits de Dieu : "sept lampes de feu brûlant devant le trône qui sont les sept Esprits de Dieu" et encore : "sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés sur toute la terre". Ces images expriment une puissance multiple et une sagesse multiple ; en sorte que c’est comme si le Seigneur avait dit : "Il y a ici tout ce qui peut produire et assurer le bien, et j’ai tout cela sous ma garde".

A Thyatire, il avait été obligé de leur apprendre à attendre la venue comme le seul refuge au milieu du mal ; et ensuite cette espérance est introduite comme l’étoile brillante du matin pour éclairer l’âme au milieu des ténèbres environnantes. Ici, dans l’église de Sardes, où l’on avait la réputation de vivre, mais où l’on était mort, il soutient, en outre, les fidèles, par l’assurance que, pour ce qui concerne la vraie source de toute force, il n’y a aucun déclin. Si tout appui extérieur manque, Il est, lui, toujours le même, et maintenant il veut le faire connaître à l’Eglise, comme le pouvoir qui soutient et assiste les quelques fidèles ; mais il ne fait pas de miracle pour leur délivrance. C’est ainsi, comme nous pouvons le remarquer, que lorsque Israël fit le veau d’or, il n’y eut pas de miracle pour remédier à cette chute ; mais il y avait en Moïse la puissance spirituelle, quand il prit une tente et la tendit hors du camp.

Les prophètes prophétisaient en Juda, mais ils ne faisaient pas de miracles, sauf lorsque l’ombre retourna de dix degrés en arrière sur le cadran d’Achaz, comme signe particulier donné à Ezéchias. Ils rendaient témoignage, afin de ramener l’homme à la vérité publiquement reconnue dans un système établi de Dieu, et de consoler les coeurs des fidèles. Mais lorsque toute la nation se fut ouvertement éloignée de Dieu sous Jéroboam et qu’à la fin le culte de Baal eut été établi, Dieu opéra des miracles par les mains de ses serviteurs Elie et Elisée. Ainsi, tandis que Dieu envoyait toujours à Juda témoignage sur témoignage en miséricorde et en grâce, mais non pas de miracles ; quand la chute ouverte fut arrivée, sa puissance dut se manifester, afin de prouver qu’il était l’Eternel. en contraste avec Baal - ce que Juda ne niait point.

Des actes de puissance, avec des hommes qui professent la vérité dans la corruption, les corrompraient encore davantage ; mais l’exercice de la puissance comme témoignage envers ceux qui se sont éloignés est une preuve de la patiente bonté de Dieu. C’est là un grand principe dans les voies de Dieu et c’est de ce grand principe que je parle, plutôt que du fait qu’il y avait là des miracles (*). Le grand principe pratique que nous avons ici est que nous pouvons toujours compter sur Dieu, quelle que soit la chute. Il est vrai que nous ne pouvons qu’y être sensibles et nous devrions en avoir le sentiment profond ; mais en même temps, nous ne devons jamais souffrir qu’un sentiment excessif du péché de l’homme obscurcisse le regard de la foi ou la conscience du pouvoir de Christ ; c’est alors que l’oeil devrait, au contraire, se tourner positivement vers ce qui ne peut jamais manquer. Ainsi nous pouvons envisager avec calme la chute de l’Eglise, parce que nous la contemplons du sein de cet amour qui ne pourra jamais faire défaut ; et cependant nous devons l’avoir très à coeur et la sentir profondément, comme déshonorant le Seigneur. Voyez, par exemple, comment l’apôtre Paul s’élève entièrement au-dessus de la chute des Corinthiens et des Galates, lorsqu’il en vient à la source de sa confiance dans le Seigneur.

Voyez encore de quelle manière dégoûtante les Corinthiens avaient marché, au moment où Paul leur écrit, dans une fornication telle que rien de semblable n’était nommé parmi les Gentils ; il avait donc à les blâmer ; mais il regardait, au-dessus de leur état actuel, à la source de leur vie et de leur espérance. C’est pourquoi, avant d’en venir au mal dans lequel ils étaient, il peut leur parler d’être "affermis jusqu’à la fin, pour être irréprochables dans le jour de notre Seigneur Jésus Christ". Il en est de même pour les Galates : Quand Paul leur écrit, il leur dit : "Je suis en perplexité à votre sujet", car s’étant placés sous la loi, il se demande s’il doit changer de langage. - Il a besoin de savoir comment il doit leur parler, car ils étaient hors du fondement chrétien de la grâce et il en revient, par conséquent, à leur parler d’après les enseignements qui se trouvaient dans la loi.

Mais quand il s’élève à Christ, son coeur arrive à la source de la confiance, confiance non en eux, mais à leur sujet, et alors il peut dire : "J’ai confiance à votre égard par le Seigneur, que vous n’aurez point d’autre sentiment". Le bon état de nos âmes consiste à avoir une juste appréciation de tout ce qui est en Christ, et, par conséquent, de tout ce que l’Eglise doit être pour Lui. De cette manière le sentiment de la chute de celle qui aurait dû être le fidèle témoin de Christ augmentera sans diminuer notre confiance dans le Seigneur Jésus. C’est là ce qui maintiendra le fidèle dans la fermeté et la paix à travers tout, parce que sa confiance n’est pas dans ce que l’Eglise doit être pour Christ, mais dans ce que Christ est pour elle.

(*) Moïse les a opérés comme preuve de sa mission, parce que alors rien n’était établi divinement en Israël. Mais ce n’est pas ici notre sujet. C’est le même principe. Les prophètes juifs en appelaient à ce qui était établi.

Aussi remarquez la bonté du Seigneur dans la manière dont débute cette lettre à Sardes. Avant de décrire leur état terrible, il se présente lui-même à eux comme possédant toujours la plénitude de puissance de l’Esprit comme ressource de la foi. De sorte que, malgré toute la chute et tout le mal actuels, le pouvoir et l’efficace de l’Esprit demeuraient encore les mêmes, parce qu’ils ne dépendaient pas de la marche des saints ici-bas, mais de la valeur de l’oeuvre de Christ dans le ciel.

De la même manière, Dieu parla autrefois à Israël, après sa chute, par la bouche du prophète Aggée, disant : "La parole selon laquelle j’ai fait alliance avec vous, lorsque vous sortîtes d’Egypte et mon Esprit demeurent au milieu de vous : ne craignez point". Il en est de même ici - "Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles, dit ces choses". Ensuite il arrive à prendre connaissance de l’état de l’Eglise : "Je connais tes oeuvres : que tu as le nom de vivre, et tu es mort". Quelle terrible condition que celle-là ! c’est le tableau exact de ce que nous voyons tout autour de nous, je ne veux pas dire seulement aux jours actuels ; mais de ce qui a été, à la lettre, l’état de l’Eglise pendant le dernier siècle et plus.

A Sardes, ce n’est pas l’Eglise ayant abandonné son premier amour comme à Ephèse, quoique telle ait été l’origine de tout ce qui a suivi dès lors. Ce n’est pas non plus, comme à Smyrne, la souffrance sous la persécution de la part de Satan qui a le pouvoir du monde ; ni, comme à Pergame, l’habitation dans ce même monde où est son trône, avec des gens qui retiennent la doctrine de Balaam et des Nicolaïtes, doctrine autorisant les mauvaises oeuvres. Ce n’est pas non plus, comme à Thyatire, souffrir que la prophétesse Jésabel séduise et enseigne les esclaves de Christ à commettre fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles.

Ce n’est pas encore, non plus, l’Eglise arrivée à l’état de Laodicée, prête à être vomie de la bouche du Seigneur. Il ne s’agit pas non plus d’un état semblable à celui d’Israël, ouvertement et positivement adorateurs de Baal ; aussi la grâce a-t-elle encore quelque oeuvre à accomplir, et c’est pourquoi nous la voyons agissant encore çà et là. L’église de Sardes, comme nous l’avons vu, s’était détournée d’une mauvaise doctrine et d’un enseignement corrompu. Son mal était d’une nature plus négative ; il consistait en une forme morte, sans aucune puissance vitale. Elle avait assurément grande réputation de vivre.

Il n’y avait pas ici Jésabel, ni des gens qui mangeassent des choses sacrifiées aux idoles, et elle n’avait non plus pas encore été vomie de la bouche de Christ. On avait extérieurement la vérité, mais elle était morte ; on faisait extérieurement une profession publique du christianisme, mais, hélas ! s’il y avait le nom de vivre, il n’y avait pas de puissance de vie. On retenait la doctrine et le nom du christianisme ; mais Christ n’y était pas ! Prenez l’orthodoxie, telle qu’elle est maintenant et telle qu’elle a été depuis assez longtemps, et dites si ce n’est pas précisément cela. - On s’est séparé de Jésabel, mais une forme morte a été introduite à la place. Et ici rappelons-nous ce que nous avons remarqué précédemment, que dans ces épîtres aux Eglises, rien de ce qui est placé sous le jugement n’a aucun rapport avec l’énergie du Saint Esprit dans son activité. La chose qui est jugée, c’est l’usage qui a été fait de ces grâces et de ces dons de l’Esprit de Dieu.

Comme démonstration de cela, considérez l’oeuvre de la Réformation. Il y avait là, quant à l’énergie qui l’a produite, une oeuvre incontestable de l’Esprit de Dieu, s’il s’agit de ce que Dieu fait et non de ce qu’il juge. C’est pour ne pas avoir fait cette distinction qu’on s’embarrasse dans des difficultés. Maintenant il y a lieu de demander, où sont les fruits qui auraient dû être produits par les privilèges accordés à l’époque de la Réformation et dont on a si longtemps joui dès lors ? Dieu allume une lampe pour la mettre, non sous un boisseau, mais sur un pied de lampe, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Ensuite Dieu regarde si elle manifeste la lumière qu’il y a placée. Dans les églises, nous trouvons qu’il est question d’un bon ou d’un mauvais état, mais jamais le bon état n’est mentionné, en rapport avec le Saint Esprit, comme fruit de son opération au moment même.

"Je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu". Elle avait été établie dans toute la perfection qui était en Christ pour elle ; en conséquence il attend ce qui répondrait à la perfection dans laquelle elle avait été placée dans l’origine. Ainsi le Seigneur se présente lui-même comme celui qui a toute cette perfection en puissance et en énergie spirituelle, et il cherche ce qui y répond. On dit : "N’est-il pas étrange de leur reprocher que leurs oeuvres ne sont pas parfaites, puisqu’il nous est déclaré qu’ils sont morts ?" Non, car le Seigneur ne peut jamais abaisser sa propre mesure, en agissant avec le mal soit dans l’Eglise, soit dans l’individu. S’il donne une mesure, c’est par elle qu’il doit juger. L’Eglise doit être jugée selon les ressources qu’elle a à sa disposition. Dieu ne se départ pas de cela, quand il attend une réponse à ce qu’il a fait.

C’est pourquoi nous avons à nous demander nous-mêmes si, comme individus, nous manifestons au monde la sainteté dont nous sommes faits participants, et l’amour dont nous sommes les objets. Il y a des gens en très grand nombre qui professent Christ, tandis qu’il y en a comparativement peu qui vivent Christ. Ici, ce n’est pas un avertissement quant à Balaam et sa doctrine corrompue, quant aux choses sacrifiées aux idoles, ou quant à Jésabel ; mais le Seigneur cherche la vie. Il cherche des oeuvres parfaites, accomplies selon la mesure de grâce avec laquelle il a mis l’Eglise en rapport.

Si nous regardons à nous-mêmes, chers amis, que pouvons-nous dire ? La question n’est pas si nous produisons en définitive quelque fruit, mais si les fruits que nous portons sont dignes de Celui par lequel le terrain est cultivé. Si je cultive un champ et l’ensemence de blé, et qu’il ne rapporte pas selon les travaux que j’ai exécutés, je dois le laisser et je ne puis plus y semer du blé. Je ne parle pas ici du salut de l’âme, mais du jugement du Seigneur touchant les résultats obtenus sur des saints, sur des âmes déjà sauvées.

Il est vrai que Dieu produira, en perfection, les fruits de tous les principes de sa grâce, lorsque Christ prendra son pouvoir ; mais auparavant il confie cela à l’homme. Il a donné la loi à Israël, et ils y ont entièrement failli ; mais Christ dit : "J’ai caché ta parole dans mon coeur" ; de même aussi quant à Israël, Dieu écrira sa loi dans leurs coeurs. Israël est devenu maintenant "un proverbe et une raillerie parmi toutes les nations", parce qu’il a été infidèle ; mais au jour de la puissance de Christ, quand Dieu produira du fruit en perfection et en plénitude, alors "Israël fleurira et poussera, et remplira de fruits la face du monde".

Prenez ensuite le gouvernement qui a été remis entre les mains de l’homme. Le pouvoir fut confié à Nebucadnetsar, et nous savons ce qu’il en est advenu ; mais le gouvernement sera établi en perfection, quand "les royaumes de ce monde seront devenus les royaumes de notre Seigneur et de son Christ". De même aussi l’Eglise de Dieu fut établie sur la terre, parfaite en Christ, afin de manifester la gloire de sa Tête absente dans le ciel, et la puissance du Saint Esprit lui fut conférée. Elle devint l’habitation de Dieu par l’Esprit.

Mais, hélas ! comme elle a misérablement failli ! et que sont devenus les fruits de grâce qu’il attend comme témoignage à sa grâce reçue ! Mais lorsque Christ "viendra pour être glorifié dans ses saints et être admiré dans tous ceux qui auront cru", alors l’Eglise sera manifestée en gloire, et le monde apprendra qu’elle a été aimée du même amour dont Christ a été aimé. Mais maintenant il s’agit de responsabilité et de responsabilité pour chaque individu, si l’Eglise manque. On arrivera à ceci, que l’Eglise professante sera vomie de Sa bouche. Seulement souvenons-nous qu’il ne s’agit pas de salut, mais de profession devant le monde.

Prenez le jour de la Pentecôte, où le Saint Esprit fut donné afin de produire certains effets. En ce jour-là les fruits appropriés furent produits. Quant au temps actuel, la question se présente : l’Eglise de Dieu porte-t-elle pour Dieu des fruits qui répondent à la puissance du témoignage qui lui a été confié ? Non ; l’Eglise comme corps ne le fait pas. Vient alors l’avertissement individuel : "Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées", et cela applique la question à chacun de nous : "Jusqu’à quel point rendons-nous individuellement témoignage à la grâce de Dieu ?" témoignage, je ne dis pas en rapport avec la plénitude primitive de puissance publique manifestée dans l’Eglise, mais remplissant la mesure de ce que nous avons reçu individuellement et le service spirituel d’un saint, selon la puissance actuelle de Christ ; car Dieu agit ainsi en pratique avec l’Eglise et la grâce en Christ est toujours suffisante pour cela. Quand cette question se pose entre notre âme et Dieu, nous devons certainement reconnaître que nous n’avons pas atteint cette mesure individuelle de grâce reçue.

Nous pouvons, à la vérité, combattre avec zèle pour un nom, mais la question devant Dieu a trait à la puissance et aux pleins fruits de la grâce, dans la mesure de ce que nous avons reçu, et si l’âme ne s’élève pas à cela, c’est une chose terrible pour elle de se reposer sur une réputation religieuse, tandis que ses oeuvres ne sont pas parfaites devant Dieu.

Oh ! que le Seigneur nous garde de nous reposer sur une réputation religieuse ; car de toutes les terribles choses qui peuvent arriver à un saint, une des pires est de s’y confier, particulièrement, j’en suis certain, pour celui qui est engagé dans le ministère. Hélas ! combien souvent n’en avons-nous pas vu, travaillant avec dévouement et zèle, bénis dans leurs travaux, rassemblant réellement d’autres personnes dans la vérité en Christ, mais formant un cercle autour d’eux-mêmes ; ils ont ainsi "réputation de vivre", sont contents du cercle qu’ils ont formé, et se reposent sur les fruits produits, et non en Celui qui est seul la puissance de vie. Ainsi leur utilité s’en est allée, et ils s’arrêtent eux-mêmes avant d’avoir atteint le but.

En parfait contraste avec cela, considérez la marche terrestre du Seigneur. A chaque pas qu’il faisait, il perdait de son crédit auprès de ceux qui l’entouraient, parce qu’il marchait avec son Père, et qu’il brillait d’un éclat toujours plus grand, jusqu’à ce qu’à la fin les hommes ne purent plus supporter sa lumière, et autant que cela était en eux, ils l’éteignirent sur la croix, parce que ceux au milieu desquels il marchait ne connaissaient pas sa mesure de communion avec le Père, et ne pouvaient y atteindre. Ses disciples eux-mêmes ne purent s’élever à ce qu’exigeait leur caractère de disciples, car ils s’enfuirent, comme il l’avait dit : "Vous serez dispersés, chacun chez soi, et vous me laisserez seul", néanmoins "je ne suis pas seul, car le Père est avec moi". Ainsi nous voyons notre adorable Seigneur descendre de plus en plus bas dans l’estimation de l’homme, jusqu’à ce qu’ils le mettent à mort, "la mort même de la croix".

Ensuite vint Paul. Quelle grande énergie spirituelle de foi se trouva en lui ! Il marchait avec Dieu en puissance ; mais ceux qui l’entouraient ne pouvaient atteindre au point auquel il était arrivé ; et par conséquent, comme il avançait, il dut nécessairement les laisser derrière lui. Son sentier devint de plus en plus solitaire, et il dut dire, à la fin de sa course : "Tous ceux qui sont en Asie se sont détournés de moi" ; et encore : "Tous m’ont abandonné. Mais le Seigneur s’est tenu près de moi". De tous ceux qu’il avait rassemblés, il n’y en eut qu’un seul qui visitât Paul dans sa prison. Une pleine énergie, par le pouvoir de laquelle il marchait avec Dieu, fut maintenue en Paul, tandis que les autres restaient en arrière, comme il le dit : Il y en avait qui étaient devenus les "ennemis de la croix de Christ", des gens qui avaient leurs affections aux choses de la terre. Et ainsi ne se soutenant pas à la hauteur de la foi, ils perdirent de vue leur bourgeoisie céleste.

En proportion de cette secrète mesure de communion dans notre marche avec Dieu et de ce qui se passe d’heure en heure entre notre âme et Lui, on pourra calculer le degré de notre isolement. Ce à quoi nous devons particulièrement faire attention, c’est que toutes nos oeuvres soient parfaites devant Dieu, que tous nos actes soient mesurés en rapport immédiat avec Lui ; et cela doit nécessairement produire un certain degré d’isolement. Il en fut ainsi de Christ. Il fut toujours humble, toujours solitaire, plein néanmoins d’amour pour tous, et d’une affabilité parfaite pour toute âme dans le besoin, aussi bien que pour ses disciples. Il importe peu que nous baissions dans l’estime des autres ; c’est la conséquence nécessaire de la fidélité.

L’inverse de cela est, précisément, avec une grande apparence devant le monde, ce qui est dit de Sardes : "tu as le nom de vivre, et tu es mort", "car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu". Ces oeuvres sont faites en vue de l’homme et non en vue de Dieu. En même temps, c’est une chose tout à fait bonne que de marcher avec les saints, en gardant et cultivant leur affection, quoique, plus la marche individuelle sera fidèle, plus aussi l’isolement sera grand, parce que c’est le plus petit nombre qui comprend cela. En même temps, plus on sera rapproché de Christ, plus la grâce envers les autres sera grande, selon ce qu’il dit : "afin que comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi l’un l’autre".

Ainsi il y aura, dans une marche près de Dieu, un sentiment permanent de sa faveur secrète ; mais alors cette dépendance personnelle de Dieu doit conduire à l’isolement ; c’est pourquoi notre sentier sera solitaire, comme l’a toujours été celui de Christ. Avec toute sa grâce et son humilité, prêtant l’oreille à tous, servant tous ; allant même jusqu’à nous laver les pieds, il fut laissé tout seul, mais non laissé de Dieu, comme il le dît : "Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent".

Considérons maintenant les conséquences des oeuvres qui ne sont pas parfaites devant Dieu ; et c’est ce que je trouve si solennel dans l’avertissement donné ici : "Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde et repens-toi". Remarquez ces deux points "reçu et entendu" : 1° La grâce qu’elle a reçue et dans laquelle elle a été établie ; et 2° la parole révélée de Dieu, comme leur règle et leur guide. La grâce a été reçue et la parole communiquée. Ce n’est pas ce que nous n’avons pas reçu, mais ce que nous avons reçu, que nous sommes appelés à considérer. Le Seigneur présente la mesure de la responsabilité dans ces deux points : ce que l’Eglise a reçu, et en quoi elle a été établie ; et ce qu’elle a entendu, la parole de Dieu étant la seule mesure de direction révélée. Dieu nous donne sa parole pour nous guider, et sa grâce pour marcher selon elle.

"Si donc tu ne veilles pas, je viendrai sur toi comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi". C’est une très ennuyeuse et fatigante chose de veiller sur chacun, car il faut aussi veiller sur soi-même. Le coeur se fatigue d’être constamment attentif à tout ce qui se passe ; il est impossible de veiller si nous ne nous tenons pas près de Christ, si nous n’avons pas le sentiment qu’il nous observe et prend connaissance de nous. Nous avons besoin d’une grande vigilance dans le service actif ; à la vérité tout notre service doit être en rapport immédiat avec Dieu, comme affaire de foi individuelle. Nous pouvons y être éprouvés, le buisson peut être très épais, mais l’objet placé de l’autre côté, être très clair. Il y a une disposition constante à perdre cette clarté de jugement concernant une chose, et nous l’aurions, si nous nous tenions près de Christ.

Quand nous jugeons d’une épreuve dans la présence de Christ, l’issue en paraît facile ; mais lorsque nous sommes entrés dans l’épreuve, nous ne la voyons pas toujours clairement. Lorsqu’on commence à descendre dans une vallée, on aperçoit assez distinctement le sentier qui mène de l’autre côté, mais dès qu’on est entré dans le bois dont elle est garnie, il n’est pas aussi facile de discerner le chemin qui conduit au côté opposé. Ainsi quand nous nous trouvons dans les peines et les fatigues des circonstances de l’épreuve, nous sommes exposés à perdre la clarté d’intelligence que nous avions en jugeant d’elle dans la présence de Christ. Nous éprouvons tous qu’il y a une grande difficulté pratique à voir, d’une manière aussi nette, quand nous sommes dans la forêt, que lorsque nous sommes avec Christ sur les hauteurs.

Notre oeil doit être simple pour faire la volonté de Dieu ; et plus nous serons humbles, plus aussi nous serons simples et serons ainsi guidés par la sagesse de Sa volonté, qui voit la fin depuis le commencement. La plus vaste intelligence humaine dont on ait entendu parler ne saurait jamais discerner les voies de Dieu, tandis que "le petit enfant" qui regarde à Dieu, a la sagesse de Dieu. Chaque pas que nous faisons devrait être marqué du sentiment de l’approbation de Dieu, car il guidera en jugement ceux qui sont doux, et il enseignera sa voie aux humbles.

"Si donc tu ne veilles pas, je viendrai sur toi comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi". S’il n’y a pas cette vigilance dans l’Eglise professante, combien solennel est ce résultat : "Je viendrai sur toi comme un voleur" ; - quelle épouvantable chose, lorsque l’Eglise professante, avec sa grande réputation, est réduite, selon l’estimation et le jugement de Dieu, au niveau du monde, quand elle n’a pas répondu par ses oeuvres à l’attente de Dieu. Il n’avait pas trouvé ses oeuvres parfaites devant Dieu, parce qu’elles n’étaient pas en rapport avec les privilèges qu’il avait accordés. Dieu leur dit ici : s’il n’y a pas conformité à ce que je vous ai donné, s’il n’y a pas vigilance, je dois vous traiter comme je traiterai le monde. En 1 Thessaloniciens 5.2, il est dit, par rapport au monde, "que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit". Quant aux saints il est dit : "Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, en sorte que le jour vous surprenne comme un voleur, car vous êtes tous des fils de la lumière et des fils du jour".

Lorsque viendra Celui qui introduit le jour, les fils du jour viendront avec lui ; ils seront, en effet, comme les rayons du soleil de justice. "Quand le Christ qui est notre vie sera manifesté, alors nous aussi nous serons manifestés avec lui en gloire", - "lorsqu’il viendra pour être glorifié dans ses saints et être admiré dans tous ceux qui auront cru". Et encore : "Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin que le monde connaisse que tu les as aimés, comme tu m’as aimé".

En 1 Thessaloniciens 5, l’Esprit de Dieu met le monde en contraste avec l’Eglise de Dieu, tandis qu’ici, à Sardes, le Seigneur met en contraste l’Eglise professante avec les enfants de Dieu et lui annonce que sa portion sera celle du monde. C’est pourquoi le Seigneur s’adresse à Sardes, comme il s’adresserait au monde ; sa sentence n’est pas comme celle de Jésabel ; mais elle est jugée selon ce qu’elle est en esprit : le monde. Car si l’Eglise professante ne s’élève pas à la mesure de ce qu’elle a reçu et entendu, ce sera là sa portion. Si elle n’est pas trouvée veillant, elle va au-devant des mêmes jugements que le monde.

Naturellement nous ne disons pas que l’Eglise de Dieu, qui est une avec Christ en gloire et dont la vie est cachée avec Christ en Dieu, puisse être jamais traitée ainsi ; mais c’est une pensée bien solennelle, que le grand corps professant, avec "son grand nom de vivre" et une "belle apparence dans la chair", subira le même jugement que le monde. Il est en fait le monde lui-même. Alors surgit la question : jusqu’à quel point vos âmes ont-elles réalisé que tout ce qui, autour de nous, porte le nom de Dieu, mais n’est pas de Dieu, l’Eglise nominale, la chrétienté, comme on l’appelle, qui est en effet le monde, trouvera le jour être pour elle comme "un four" ? "Car voici, le jour vient, brûlant comme un four, et tous les orgueilleux et tous les méchants seront du chaume, et le jour qui vient les brûlera, dit l’Eternel des armées, de manière à ne leur laisser ni racine ni branche".

Quel fait solennel, n’est-ce donc pas, chers amis, qu’au temps où nous vivons, nous marchions à travers une scène qui doit être visitée de cette manière, parce que Dieu l’a dit ; et hélas ! nous ne savons pas combien promptement !

"Toutefois tu as quelques noms à Sardes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi en vêtements blancs, car ils en sont dignes". Un autre point important est développé ici, car nous y trouvons les caractères de ce qui est appelé "l’Eglise invisible". - "Tu as à Sardes quelques noms". Ces "noms" signifient ici des individus que le Seigneur a comptés et connus, nom par nom. Ce sont ceux qui n’ont point "souillé leurs vêtements" ; ils n’ont pas marché avec le monde. Or l’Eglise professante a souillé ses vêtements. Ni les séductions de Balaam", ni les corruptions de Jésabel, ne sont peut-être reprochées à Sardes, mais "elle pense aux choses de la terre" et "se glorifie dans sa honte". Sardes n’a pas gardé ses vêtements non souillés par le monde, et c’est pourquoi sa tache n’est pas celle de ses fils.

Comme Paul le disait, "même en pleurant : ils sont ennemis de la croix de Christ", eux qui ont leurs pensées aux choses de la terre. La chose dont il est question ici, c’est l’esprit du monde remplissant le coeur comme un objet approuvé, d’où résulte la conformité avec lui pour marcher en sa compagnie. Mais ceux qui ont retenu la croix de Christ avec des vêtements non souillés "marcheront avec moi en vêtements blancs, car ils en sont dignes".

Le caractère de la bénédiction répond toujours à celui de la difficulté, ils ont gardé leurs vêtements non souillés par le monde, lorsqu’ils étaient ici-bas ; c’est pourquoi ils marcheront avec Lui en vêtements blancs là-haut, "et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges". Remarquez comme cela est individuel - "son nom", revenant ainsi constamment. La force de l’expression "le livre de vie" est évidemment celle d’un registre général de ceux qui font profession, figure prise de la coutume des corporations des cités, où un nom peut être enregistré, sous un titre dont la fausseté pourra être prouvée, mais qui, à première vue, donne droit à ce titre, quoique après examen il doive être biffé.

Ceux qui étaient écrits dans ce livre avaient une profession, "nom de vivre", ce qui est très différent d’être écrits "dans le livre de vie avant la fondation du monde", parce que dans ce cas Dieu les y a écrits, et c’est ainsi le livre des conseils et des desseins de Dieu.
"Je confesserai son nom" ; le Seigneur distinguera quiconque est à lui. Nous voyons dans ces individus-ci, que l’Eglise invisible existe au milieu de la ruine de tout, et lorsque le corps visible sera jugé, ils échapperont. Ils n’échapperont pas simplement, car auparavant ils seront pris par le Seigneur, de telle sorte que, lorsque le Seigneur viendra pour juger le monde, ils viendront avec lui.

L’Eglise visible ne répondant pas à la grâce sera traitée comme le monde. Il y a donc ici, je n’en doute point, une Eglise invisible, mais remarquez que, lorsque la véritable Eglise est invisible, alors l’Eglise visible est traitée exactement comme le monde. Ces églises étaient appelées des lampes, et Dieu avait mis en elles la lumière, non pour être placée sous un boisseau, mais pour être mise sur un pied de lampe, afin d’éclairer tous ceux qui étaient autour d’elles. Eh bien ! la lumière est-elle invisible ? Si elle l’est, quelle est la valeur d’une lumière invisible ? elle ne mérite que la condamnation. Ce que l’on a dit pendant ces trois derniers siècles, est tout à fait vrai : il y a une Eglise invisible ; mais c’est la condamnation de celle qui est visible. Considérée quant à son témoignage collectif public, pour Dieu, maintient-elle les préceptes de Christ dans sa conduite et dans sa vie ? Non ; et en conséquence il n’y a pas eu dans l’Eglise le témoignage visible à toute la grâce, à la vérité et à la bénédiction, qui constituent la portion de l’Eglise en Christ.

Nous voudrions montrer ici que ces épîtres nous présentent des aspects bien divers de la venue du Seigneur. Dans le cas de Thyatire, quand Jésabel est l’état de l’Eglise, il détourne les regards de toute espérance de sa restauration comme ensemble, et les dirige vers l’étoile du matin pour la consolation de ceux qui, quoique n’étant pas de la nuit, sentent néanmoins que c’est la nuit, et veillent en attendant l’étoile du matin. Il présente ainsi l’espérance de Sa venue comme un refuge pour le fidèle victorieux au milieu du mal qui abonde. Mais ici à Sardes, Sa venue aura le caractère de jugement : "Je viendrai sur toi comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi". Sardes étant dans un état de ruine et de mort, cela amène nécessairement le jugement ; car si l’Eglise professante est descendue à l’état de mort, elle doit être traitée comme les morts. Mais à Philadelphie, c’est tout autre chose. Là Jésus s’adresse à un pauvre, faible résidu, au milieu de l’apostasie, avec l’espérance précieuse et encourageante de sa prompte venue : "Voici, je viens bientôt".

John Nelson Darby (1800 - 1882)
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Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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23/04/2006 07:53:21
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