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PARLE-MOI DE JÉSUS Index du Forum LA BIBLIOTHÈQUE DU FORUM (études) Pergame
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23/04/2006 07:46:14
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Pierre Sabourin
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Sujet du message: Pergame
Pergame

Source : http://www.fondamentalisme-chretien.org/article.php3?id_article=548

Il y a une différence des plus absolues entre le chrétien et la religion du monde. "Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances ?"...

"Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan". Ici le mal se présente sous un autre caractère qui est plus subtil. Le Seigneur reconnaît tout ce qu’il peut reconnaître. L’Eglise avait traversé la persécution et elle était demeurée fidèle : "Tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même dans les jours dans lesquels Antipas, mon fidèle témoin, a été mis à mort". Mais maintenant ce n’est plus seulement la persécution du dehors de la part du monde (elle assaillait, mais purifiait l’Eglise), il y a la corruption doctrinale au dedans. L’Eglise de Dieu est placée dans une position de responsabilité dans le monde, où est le trône de Satan et où elle est tenue de maintenir son vrai caractère. Quand elle cesse de le présenter, le monde cesse de persécuter et elle y habite ; c’est ce qui lui est arrivé dans le temps que nous considérons, et elle y a toujours habité depuis. Il n’est pas question ici de conduite individuelle, mais de la position de l’Eglise comme corps.

Il y a des gens qui s’imaginent que Satan a cessé d’être le prince de ce monde quand Christ fut crucifié ; or je dirais, au contraire, que c’est à la croix de Christ que Satan est devenu, dans toute la portée du mot, le Prince de ce monde. Il le fut toujours réellement quant au coeur de l’homme ; mais jusqu’au rejet de Christ, on aurait pu encore espérer que l’emploi de quelque moyen pourrait faire naître quelque bien dans le coeur de l’homme ; mais la croix démontra et détermina l’asservissement de l’homme à Satan, de manière à prouver que rien ne l’en pouvait délivrer.

En effet, la croix était virtuellement la destruction de son empire, car Christ y vainquit celui qui avait l’empire de la mort, savoir le Diable. Alors, dans un sens, quant à l’accomplissement de l’oeuvre, par laquelle cette victoire devait avoir lieu en vue de la justice devant Dieu, son pouvoir cessa ; il eut la tête brisée, bien que le résultat de cette oeuvre accomplie ne soit pas encore introduit en puissance. Le système juif avait placé l’homme sous la responsabilité par la loi et l’avait éprouvé sur le terrain de l’obéissance ; or là il avait manqué ; mais il est tenté de croire que, s’il pouvait faire tout ce qui lui plairait, il rétablirait tout. Il fut encore mis à l’épreuve dans cette position, la puissance lui fut remise entre les mains dans la personne de Nebucadnetsar.

L’homme ne sut se maintenir ni dans la première, ni dans la seconde de ces deux conditions ; ni dans celle des Juifs, ni comme représentant du pouvoir impérial. Satan risqua le tout pour se défaire de Christ et cela n’aboutit qu’à sa propre défaite ; cependant il lui est encore laissé un temps pour gouverner le monde qui, sous ses formes universelles et variées, est l’instrument de Satan, comme cela se voit à la crucifixion. Satan, le prince de ce monde, vint et ne trouva rien en Christ, mais les principaux sacrificateurs, les Pharisiens, Ponce Pilate, les Juifs et la puissance gentile, tous étaient conduits par lui, et même, ayant peur de son empire qui se manifestait dans le monde, les propres disciples de Jésus l’abandonnèrent. En un mot, le monde entier a été amené par Satan à rejeter le Christ.

Et depuis ce moment Satan est le prince manifeste de ce monde ; car jusqu’à ce que Christ eût été rejeté par le monde, Satan ne pouvait être déclaré prince du monde. Le Seigneur lui-même le reconnut comme tel, en l’appelant de ce nom et en disant : "Maintenant est le jugement du monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors". "Le prince de ce monde vient et il n’a rien en moi".

L’Eglise de Dieu a été complètement retirée du monde, pour être associée à Celui que Dieu a établi Chef dans le ciel ; c’est pourquoi les chrétiens n’ont que faire de demeurer comme s’ils étaient chez eux, là où est le trône de Satan. Mais hélas ! l’Eglise a, de fait, négligé de retenir la Tête et a assumé un caractère terrestre : Si "pour moi vivre, c’est Christ", ce n’est pas Christ que de s’en tenir à la religion du monde ; car il faut à l’homme dans la chair quelque chose entre lui et la Tête.

Il y a une différence des plus absolues entre le chrétien et la religion du monde. "Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances ?" Il faut à un homme du monde des ordonnances : comment se conduirait-il religieusement sans elles ? Mais des ordonnances ne sont pas Christ ; elles ont été clouées à sa croix. Il n’y a possibilité d’échapper à la religion du monde, aux ordonnances et autres choses semblables, qu’en connaissant la puissance d’un Christ mort et ressuscité et en marchant selon cette puissance.

L’homme dans la chair doit avoir une religion consistant en ordonnances entre lui et Dieu ; mais s’il est uni à la Tête dans le ciel, il n’a besoin de rien pour être approché davantage ; et s’il n’est pas uni à la Tête, il est séparé de Christ ; placez quoi que ce soit entre Christ et l’âme, tout est perdu ; la position change totalement.

Cette tendance corrompue de s’associer avec le monde amena la persécution ; mais avec elle la promesse qui y correspondait : "Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie". Il est parfaitement vrai que le Seigneur suscite des épreuves, mais vous ne trouverez jamais qu’il acquiesce moralement au mal. Il ne peut tenter par des doctrines mauvaises. Le Seigneur leur avait enseigné qu’il y avait du mal dans cette association corrompue avec le monde, en rendant le monde persécuteur ; mais jamais il n’eût pu, lui, envoyer le mauvais enseignement de Balaam ; car il serait impossible de dire que, en vérité, Christ envoie la tentation morale comme une verge pour discipliner les saints. Il peut la permettre dans sa sainte sagesse. L’effort de l’Ennemi à Pergame, ne ressemblait pas à la tribulation dont il est parlé à Smyrne. A Pergame, Balaam voulait les associer religieusement avec le monde, mal plus déplorable que la puissance de Satan persécutant ouvertement.

A Ephèse nous avions le commencement de la chute : l’abandon du premier amour. A Smyrne, ils sont dans la fournaise. La persécution n’avait pas atteint le but de Satan. La fidélité, même jusqu’à la mort, avait donné aux fidèles la couronne du martyre ; mais ici, à Pergame, surgit un nouveau danger : ils habitaient là où était le trône de Satan : le monde est la place du trône de Satan ; et maintenant la corruption agréable à la chair, associant l’Eglise avec le monde, est enseignée : l’ennemi travaille au dedans : "Tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam".

Il y a une différence énorme et très instructive entre la persécution de Smyrne et la séduction de Pergame. A Smyrne le Seigneur dit : "Le Diable va jeter quelques-uns de vous en prison afin que vous soyez éprouvés... Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie". Je suis mort pour vous, et maintenant soyez fidèles jusqu’à la mort pour moi.

A Smyrne le Seigneur n’intervenait pas pour empêcher les conséquences de la position dans laquelle ils étaient, mais il les a employées pour maintenir le vrai caractère de l’Eglise à son déclin, en donnant l’assurance d’une promesse éternelle et céleste, une couronne au fidèle. Mais à Pergame, le fait qu’ils habitent dans le lieu où était le trône de Satan se manifeste d’une autre manière. Et le Seigneur ne pouvait pas, à moins de juger le monde, ôter le piège en agissant sur le monde lui-même. Vous avez là la subtilité satanique agissant de concert avec le monde et par son esprit dans l’Eglise : un faux prophète l’amenant à s’associer avec le lieu du trône de Satan, où l’Eglise habitait, savoir le monde qui a cessé d’être persécuteur. Vous avez ici Balaam ; ce n’est pas encore Jésabel.

C’est un bien terrible et épouvantable caractère que celui de Balaam. La question avait déjà été soulevée, en conséquence de la chute d’Israël, si Dieu les introduirait dans la terre de la promesse ; si Satan, par le moyen de ses instruments, Balak et Balaam, n’empêcherait pas l’entrée d’Israël en Canaan. Leur effort était d’amener Jéhovah à maudire Israël ; mais ils ne le purent, car, quand il s’agissait de l’accusateur, "Dieu ne vit pas d’injustice en Israël" ; il ne fut pas possible non plus d’user de la puissance de Satan contre le peuple de Dieu, comme dit Balaam : "Il n’y a pas d’enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël". Dieu retint les lèvres de Balaam et le força à prononcer malgré lui des bénédictions au lieu de malédictions. "Résistez au Diable, et il s’enfuira de vous". Lorsque le Diable vient comme adversaire, il n’a pas de pouvoir ; le secret de son pouvoir consiste à venir comme tentateur et séducteur. Satan n’ayant pu réussir à obtenir que Jéhovah maudît Israël, il séduit le peuple et l’entraîne dans le péché, en l’amenant "à manger des choses sacrifiées aux idoles et à commettre la fornication", et alors comment le Dieu saint les introduirait-il dans le pays ? (voir Nombres 25).

A Pergame, Satan s’insinue dans l’Eglise comme Satan séducteur ; tandis qu’à Smyrne il reste en dehors d’elle comme Satan persécuteur. Aussi à Smyrne l’exhortation est-elle : "Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir". La faiblesse et le danger sont dans la crainte. Lorsque le saint est hors de la persécution, il tremble souvent quand il y regarde et s’épouvante ; mais quand il s’y trouve en plein, s’il a la foi, du sein de l’épreuve il élève ses yeux vers Dieu, et trouve qu’il n’a jamais été aussi heureux. Il est ainsi séparé du monde et apprend à sentir ce qu’est sa propre part.

Mais lorsque l’Eglise habite sur le territoire de Satan, s’il n’a pas ce caractère de persécuteur, il lui donne autant du monde qu’il peut (car, comme Satan le dit : "Cette autorité m’a été donnée et je la donne à qui je veux") ; et si l’on peut dire du monde : "tu as enrichi l’Eglise", alors, au lieu de la Tête ressuscitée, c’est le monde qui aura le coeur de l’Eglise ; "car où est notre trésor, là aussi sera notre coeur". Balaam était prophète, quoique faux prophète ; il pouvait se servir du nom de Jéhovah, et il déclare qu’il ne peut dire que ce que l’Eternel lui aura dit ; et nous voyons que son esprit pénètre dans l’Eglise pour la mettre à l’aise dans le monde. Le méchant serviteur qui dit dans son coeur : "Mon maître tarde à venir", et qui se met à manger et à boire avec les ivrognes, fut traité comme étant encore serviteur, quoique méchant serviteur. Si Satan peut seulement mettre un chrétien à son aise dans le monde, son but est atteint. On peut ensuite aller et manger dans les temples des idoles.

Dans la doctrine des Nicolaïtes, nous avons la chair agissant dans l’Eglise de Dieu ; et en Balaam, c’est l’esprit du monde introduit par le faux prophète ; il entre et d’une façon séduisante, pour induire l’Eglise à s’associer au monde, et la rendre tranquille et à l’aise au milieu d’un monde qui a tué Christ.

Nous avons en Balaam un docteur, une espèce d’instructeur religieux, comme il est dit : "Des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait à Balak à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël". "Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes". Dans le premier cas, à Ephèse, c’étaient "les oeuvres des Nicolaïtes", mais ici c’est une doctrine, autorisant de mauvaises oeuvres - l’antinomianisme, et pis que cela, - ce qui n’était pas contre la loi seulement, mais contre Christ ; une corruption au dedans, produite par l’association avec le monde au dehors.

C’est une chose fort triste (et nos coeurs devraient porter le fardeau de ce qui se passe au dedans de l’Eglise) de voir la manière dont l’Eglise décline encore, lorsque la tribulation avait relevé son éclat pour Dieu, après que sa chute eut commencé en Ephèse. La racine du mal étant là, le retour au bien-être l’a rendue satisfaite de demeurer là où était le trône de Satan ; et ainsi la porte se trouva naturellement ouverte à la fausse doctrine, la fausse doctrine liant la chair à la spiritualité, ce qui est le véritable antinomianisme.

C’est pourquoi Satan n’a pas le désir de persécuter quand il peut corrompre ; car les persécutions de Satan poussent l’âme vers Dieu, tandis que ses corruptions séductrices éloignent imperceptiblement l’âme de Dieu. Il n’y avait pas encore la pleine maturité du mal, comme au temps de Jésabel, mais seulement l’enseignement de la doctrine qui permettait ces mauvaises oeuvres. L’Eglise suivante nous montrera les enfants nés de ce mal, le mal étant moralement leur lieu de naissance.

Nous voyons que l’oeil et le coeur du Seigneur, les avaient suivis là où ils habitaient, jusqu’au trône même de Satan, comme il est dit : "Je sais où tu habites". Il les appelle à sortir de cet esprit d’association avec le mal par cette parole d’avertissement : "Repens-toi donc : autrement je viens à toi promptement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche". Ici il est parlé de la Parole d’une manière judiciaire, comme d’une épée qui sort de la bouche du Seigneur. Dans un semblable état de choses, la Parole de Dieu est la source à laquelle le saint a recours. Les promesses deviennent beaucoup plus individuelles : "à celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée" : c’était une fidélité cachée qui devait être soutenue par la promesse d’une manne cachée, fidélité manifestée, à la vérité, dans un sens, parce que les fruits étaient vus par tous ceux qui étaient à l’entour.

L’Eglise comme corps habitait dans le monde ; alors comme conséquence nécessaire, il faut cette vie cachée du fidèle avec Dieu dans la puissance de la Parole. C’est le lien intérieur avec ce qui ne change jamais dans son caractère, et qui soutient la fidélité intime envers Dieu. Quelle différence entre cette vie et l’emploi judiciaire de la Parole, dans laquelle Jésus combat contre l’Eglise par l’épée de sa bouche (les membres vivants étant unis à Christ, qui a souffert sur la terre, mais qui est maintenant dans le ciel).

La manne signifie le Fils de Dieu fait chair pour donner la vie à nos âmes, son entrée en humiliation dans toutes nos circonstances, et elle est la provision pour la marche journalière à travers le désert ; car il est parlé de la manne en connexion avec Jésus, le pain de vie envoyé du ciel : "Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel" (Jean 6). Mais qu’est-ce donc que la manne cachée ?

La manne pour Israël était répandue autour du camp, on devait la recueillir chaque jour pour s’en nourrir ; de même Christ doit être la provision journalière de l’âme pendant que nous sommes dans le désert du monde ; mais ce n’est pas là la manne cachée. Il devait y avoir une cruche d’or remplie de manne, placée devant Dieu, et quand les Israélites furent entrés au pays, ils devaient avoir le mémorial de ce dont ils avaient joui dans le désert. Cette manne cachée est le souvenir d’un Christ souffrant ici-bas ; le souvenir de ce que Christ a été dans le désert comme homme, homme souffrant, humilié et qui fait les délices éternelles de Dieu dans le ciel.

Or dans notre état éternel, celui qui aura vaincu, qui aura été fidèle dans la séparation avec Christ d’avec le monde, aura la jouissance éternelle de la communion avec Dieu dans ses délices en Christ jadis humilié : ce sera la même espèce de délices quoique dans une mesure différente. Si nous marchons fidèlement avec Christ rejeté, au lieu de laisser entrer Balaam dans nos coeurs, nous jouirons de Christ ici-bas ; mais nous ne pouvons jouir de Christ dans nos âmes, si nous sommes mêlés avec l’impiété et le monde. Et si nous prétendons à cela, alors c’est le Nicolaïsme.

Mais dans la mesure où nous trouvons et comprenons le secret de ce que Christ était dans le monde, nous nous nourrissons de lui dans nos âmes ; or il n’en peut être ainsi si nous marchons dans l’esprit du monde. Nous ne pouvons même jouir de la présentation de Christ dans les Evangiles, à moins que ce ne soit comme une nourriture pour l’âme. Un homme peut dire que la vérité est très belle, mais si elle ne nourrit que son imagination, elle ne lui fait pas de bien. Dieu n’a pas donné son Fils pour souffrir ici-bas, et servir ensuite d’objet d’amusement, mais afin qu’on fasse de lui sa nourriture.

Le "caillou blanc" donne l’idée générale d’un vote en faveur de quelqu’un : c’est la marque secrète de l’approbation d’une personne par une autre. Il y a dans le ciel des joies publiques, communes à tous, des myriades de voix répétant de concert le cantique de louange. Il y a aussi des joies que nous partageons ensemble en Christ ici-bas, mais il doit être l’objet de nos affections individuelles aussi bien que de nos affections communes. Vous ne pouvez jamais connaître ma joie particulière en Christ, et je ne puis non plus goûter jamais la vôtre ; et cela est vrai des affections les plus élevées : "Un nouveau nom écrit que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit" ; ce nom n’aurait pas de signification pour tout autre que celui à qui il est donné. Christ se révèle à l’âme de telle manière qu’un étranger ne se mêle pas avec sa joie. La joie individuelle, la communion personnelle est distincte de la joie universelle qu’elle renchérit toutefois ; et cette joie individuelle que nous connaissons ici, ne sera jamais interrompue.

Cette promesse, de même que toutes celles faites aux églises, se rapporte au temps futur de la bénédiction céleste ; mais elle est aussi maintenant une source de joie et de force. L’Esprit de Dieu en fait jouir l’âme par anticipation ; et dès maintenant nous pouvons recevoir de Christ ce caillou blanc, cette expression intime et individuelle de sa grâce et de son amour, que d’autres ne peuvent avoir pour moi, et que je ne puis non plus avoir pour eux. Combien cela rend ce "caillou blanc" supérieur à tout le reste ! quelle secrète source de force n’est-ce pas, quand même tout le monde trouve que j’ai tort, si je possède le caillou blanc de l’approbation de Christ, appris dans l’obéissance à la Parole, mais de plus, connu dans le coeur. Mais, je le répète, il faut que je juge tout par la Parole, cette épée de sa bouche, qui détruit la force de toutes les oeuvres de Balaam et nous en purifie. Alors je ne suis pas en peine : Que le monde parle des choses comme il lui plaît, Christ m’a parlé et dans le jour de gloire qui vient, il ratifiera tout ce qu’il m’a dit.

C’est assez triste qu’un Balaam enseigne dans l’Eglise, mais remarquez qu’il ne peut y avoir aucun trouble parmi les saints, qui ne fasse pas ressortir la fidélité de Celui qui attend pour bénir le vainqueur et amener ainsi l’âme en communion avec Christ, comme rien autre ne saurait le faire. S’il y a un faux enseignement au dedans, la parole est comme dans la persécution ou toute autre occasion : "Il faut vaincre". "Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Assemblées". C’est le moyen de vaincre le mal, quel qu’il soit, qui assiège l’Eglise.

John Nelson Darby (1800 - 1882)
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Pharos : un phare qui éclaire dans le noir et qui guide à bont port. Gloire au seigneur Jésus notre lumière.
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